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Tome premier.
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mesure qusils s'étendent, ils deviennent enmême temps plus longs , plus larges , plusépais & plus solides.

Le méchanifme dont fe sert la nature,ne peut être que fort simple, puisque Y ac-croissement s’exécure à-peu-près égalementdans la plante & dans Panimal , & quedans la plante il n’y a que des tuyaux ôcde la substance cellulaire, íàns aucun mo-teur visible.

En comparant la membrane ombilicaledu poulet dans les différentes périodes deion accroissement , on est convaincu par letémoignage des yeux , que les vaillèauxfont extrêmement serrés Ôc preíque paral-lèles dans les premiers temps de leur for-mation , & qu'ensuite les artères s’épa-nouiífent, s’éloignent les unes des autres,forment des angles plus considérables, &•des intervalles qui n’existoient point. Lemême changement s'apperçoit dans la figu-re veineuse.

En jugeant des vaiíseaux invisibles parceux que l’ceil ou le microscope distinguent,íl arrive dans les vaillèaux les plus fins lemême changement ; ôc les élémens mêmede la substance solide de Pembryon, entraî-nés par les vaillèaux, s'éloignent les uns desautres & forment des intervalles.

On voit dans la figure veineuse les vais-seaux couverts de cellulosités, ôc repliés fureux-mêmes, détendre successivement, s’a-longer ôc former des réseaux, dont les an-gles font considérables. Le même mécha-nisme domine dansles parois des vaillèaux,leurs élémens solides s'écartent dans leuralongement en formant des intervalles.

Il naît donc par ^impression du cœur desvuides entre les élémens solides du corps ani-mal ; ces vuides remplis dsone liqueur fortatténuée n’opposent aucune résistance àl'ex-halation des particules gélatincusesque châ-tient les vaillèaux, ôc qui, quoique molles& peu consistantes, le sont plus cependantqu'une simple liqueur aqueuse.

Cette exhalation est la sécrétion la plusgénérale du corps animal. Qu'on pousse uneliqueur aqueuse dans une artere quelcon-que, qu’on y pousse même une huile éthéréeou une graisse fondue un peu fluide ; cesliqueurs sueront à travers toute la longueurde l'aitcre, qui fe trouvera enveloppée

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d'tine gaîne de colle depoissonou de graissede porc, qui a suinté par les pores de Par-tere, & qui s’extravaiè dans la cellulosité.Si ces liqueurs grossières trouvent des poresdans les artères de Phomme adulte , Phu-meur gélatineuse atténuée , qui de la merepafle dans le fœtus , trouvera bien plus defacilité encore â palier par les pores de cesvaillèaux, dont la substance est beaucoupmoins serrée, ôc à se répandre dans les in-tervalles des élémens solides, dans un tempsoù la proportion de la terre tk du solide estencore si petite.

La goutte gélatineuse, qui remplit unpetit vuide, s'épaissit & devient solide parle battement des artères voisines , ôc parla résorption des parties aqueuses. L'airqui dissipe ce qifil y a de plus fluide dansles ailes d’un papillon, en forme une mem-brane solide en peu de minutes ; & la soiedu bombyx sort liquide des intestins, quien sont les filières, pour durcir auffi-tôt quePair Pa frappée. Dans l’animal, dont Pairne jpénetre pas Pintérieur, de petits vais-seaux pompent ce qu'il y a de plus fluidedans la colle animale, & le reste acquiert àchaque moment un nouveau degré de soli-dité. Oest ainsi que du suc ofleux épanchédans le calus on voit naître , sous les yeuxde Poblervareur , les noyaux, qui dans unpetit nombre de jours, passent de 1 état deglu à celui de cartilage ôc cPos.

La liqueur épanchée autour des vais-seaux, forme par-tout une substance cellu-laire. Dans le poulet, ôc même dans lefœtus humain , on voit la gelée répanduesous les tégumens se prendre , se figer ôcdevenir une cellulosité , que bientôt unegraillé encore ambiguë remplit, & dont ilnaît une membrane adipeuse.

Dans le péricarde & dans la poitrine,Peau gélatineuse s’épaissit très-souvenr &forme des fibres & de petites lames quiattachent le cœur 6c le poumon à cettemembrane.

Pour former ces fibres & ces lames , ilsuffit que quelques particules de la glu ani-male aient plus de consistance que le reste »les parties moins solides Rattacheront &formeront des lignes ôc des lames autourde ces centres, en laissant des vuides entreelles. La matière glutineuse tles plantes se