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Tome premier.
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cc ne sera qu’un moment, & incontinentaprès il n'y auta plus de mouvement dansle nombre infini de vaisseaux, dans lesquelsLa circulation oífroit le speófacle le plus in-téressant.

Nous n'ignorons pas que le poids du sang,son attraction »ux amas des globules , quite font après la mort, son rebrouil'ementcontre l’ouvertute d’une veine , rendrontun peu de mouvement au sang. Mais il eítbien aisé de distinguer ces oscillations con-fuses &c momentanées d’avec le mouvementferme , régulier, constant &c rapide, que lecœur fait imprimer au sang.

On a voulu donner au cœur des forcesauxiliaires : on a cru en trouver dans lesartères, & sur-tout dans les artères capil-laires. Mais il est démontré, par des expé-riences décisives, que ces artères font im-mobiles , & qu à la fente la plus fine, faiteà l’artere du mésentère de la grenouille ,avec la pointe d'une lancette, elle resteraimmobile sous le microscope de l'attentifobservateur, & il n y appercevra pas le pluspetit degré de dilatation , qui devroit êtrel'cstet Lc la mesure de la force contractivede l'artere.

La chaleur & l’air ne sauroient être lesagens de 1 ’ accroissement ; leur action ne fuitaucune direction , & la dilatation des hu-meurs , qui feroit leur seul ester, rélìfteroitautant au courant du sang,qu’ellel’aideroit.Si la chaleur accéléré Y accroissement , à sten irritant le cœur que le sang chaud affecteplus vivement ; c'est en poulìknt dans IVIreille le sang , rassemble dans le tronc dela veine cave par J esse t du froid, pluspuissant fur les vaisseaux de la circonféren-ce du corps , Se moins fort dans le voisi-nage du cœur, source de la chaleur deranimai. Le cœur irrité par une quantitéplus abondante de sang chaud , multiplielès contractions dans la proportion du sti-mulus - , il bat Le plus souvent dans un tempsdonné , Sc avec plus de force, Sc toute lacirculation s’accélere dans la talion dunombre Se dc la force des battemens deson moteur.

Un jeune physicien de beaucoup de mé-rite a cru découvrir dans le poulet soumisà ^incubation , une force agissante , indé-pendante du cœur, Le qui tans son secours,

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avant même qu’il soit formé , prolongeles vaisteaux de la figure veineuse , Scqui en arrange les réseaux Se le cercle ter-minateur.

ll est sûr que la couleur de rouille , Scbientôt après la couleur rouge paro:t dansles veines de la figure veineuse avant quele cœur ait rougi lui-mêmc. 11 existe cepen-dant, il est même assez remarquable, quoi-que blanc. Il ne pousse apparemment enco-re dans les atteres invisibles, qu'une liqueurtransparente ; Sc la rougeur commence parles veines qui paroissent pomper une partiedu jaune par les branches fines qui règnentle long du tranchant Sc fur les côtés desvalvules du jaune.

N'est-ce pas la grandeur supérieure ducœur du fœtus Sc son irritabilité extrême ,qui, avec la flexibilité fies parties , est lacause fie l’ accroissement rapide fiu fœtus?Sa force n'cst-elle pas plus grande dans lefœtus que dans l'adulte, parce que les deuxventricules du cœur concourent à pousserle sang dans l'aorte , au lieu que dans l'a-dulte , le poumon seul emploie la force duventricule droit ?

Nous allons parler dans la fuite de plu-sieurs causes particulières de Yaccroissementyqui ne dépendent pas immédiatement ducœur, mais qui cependant en prennent leurorigine plus ou moins éloignée.

Lour celui du fœtus en général, íbn mé-chanisme ne paroît pas douteux. Le cœurpoulie le sang dans les artères : elles fontencore dans un état dc gelée , elles cèdentaisément à l'impulsion du cœur , elles s'a-longent & s'élargissent en même temps.t» 1 «.sl. VvÇÇfir rlu íìnlion anatomiciue far les

artères du cadavre.

La force continuée des battemens du cœurpallè jusques dans les veines naissantes, 8cles ctend dans la même proportion.

Mais un embryon, dont Yaccroijsementnc feroit qu'une dilatation , ne deviendroicjamais un animal. Ses vaisseaux s'affoibli-roient à mesure qu'ilsse prolongeraient, 6cdéja gélatineux par eux-memes, ils feraientbientôt incapables de résister à la pressiondes corps qui les environnent, & à l’impnl-sion même du cœur.

ll n'en est pas de même dans l’animal :ses vaisseaux acquièrent de la consistance à