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reille redevance annuelle à perpétuité ouà longues années, comme en vertu d'unbail emphytéotique ou d'un bail à rente.
(H)
ACENSEMENT , f. m. terme de Cou-tumes , tenue ou tenure d'un fonds oud’un héritage à titre d’acense. Voyc ç ci-dejfus Acense. (H)
ACEPHALE, f. m. cty.íçuhos, qui n apoint de chef ou de tête , mot formé du Grec ,savoir d'« privatif, & de yj^ethn tête. OnPemploie dans le sens propre pour expri-mer des êtres vivans fans tête , s’il enexiste ; car il paroi t que c'est fans fonde-ment que les anciens naturalistes ont avancéqu'il y avoit des peuples entiers agissanslans cette partie du corps humain, Pline lesnomme les Blemmyes. Borel, savant méde-cin , a réfuté cette fable, fur la relationd’un voyageur, son parent. Maison trouvesouvent des insectes & des vers qui viventians tête Voye\ [ Vers.
Acéphale se dit plus ordinairement dansuniens figuré d'un corps fans chef. Ainsil'on appelle acéphales des prêtres qui fesoustraient à la discipline & à la jurisdic-tion de leur évêque, & des évêques quirefusent de fe soumettre à celle de leurpatriarche. Voyet^ Exemption & Privi-
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On a encore donné ce nom aux monas-tères ou chapitres indépendans de la jurif-diction des évêques ; fur quoi Geoffroi ,abbé de Vendôme, fit cette réponse aucommencement du xn siecle : “ Nous new sommes point acéphales , puisque nous», avons Jelus-Christ pour chef, & après-- lui le pape. -- Raison illusoire, puisquenon seulement tout le clergé, mais encoreles laïques auroient pu la prétexter pour sesoustraire à la jurisdiction des ordinaires.Aussi les conciles & les capitulaires de nosrois prononcent-ils des peines très-grievescontre les clercs acéphales.
I/histoire ecclésiastique fait mention deplusieurs sectes désignées par le nom d ‘acé-phales. De ce nombre font , i°- ceux quine voulurent adhérer ni à Jean , patriarched’Antioche, ni à S. Cyrille d'Alexandrie , >dans la diíputequ'ils eurent après l'aflembléc >du concile d'Ephefe : x°. certains héréti- jques du cinquième siecle , qui suivirent J
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d’abord les erreurs de Pierre Mongus ,évêque d'Alexandrie , puis l’abandonne-rent, parce qu'il avoit feint de souscrireaux décisions du concile de Chalcedoíne; ilssoutenoient les erreurs d'Eutychés, ( Voye £Eutychien : ) -5°. les sectateurs de Severe ,évêque d'Antioche, & généralement tousceux qui refuloient d’admettre le concile deChalcédoine. Voyei Severiens.
Quelques jurilconsultes appellent ausisiacéphales les pauvres gens qui n'ont aucunleigneur propre, parce qu'ils ne possedentaucun héritage, à raison duquel ils puissentrelever du roi, d'un baron , d'un évêque ,ou autre seigneur féodal. Ainsi dans les loixd'Henri I, roi d'Angleterre, on entend paracéphales , les citoyens qui , ne possédantaucun domaine, ne relèvent d’aucun sei-gneur en qualité de vassaux. Du Cange ,Glojfar. latinit. ( H )
ACERBE, adj. espece de saveur mixtequi consiste en un goût sur, avec une pointepiquante & astringente. Voye^ Goût.
Tel est le goût des poires, du raisin &:de la plupart des autres fruits avant leurmaturité. Voye^ Fruit , &c.
Les Médecins entendent ordinairementpar acerbe une saveur intermédiare entre['acide & Pâmer. Voye^ Acide ù As-tringent.
A CE RE NZ A on C I R E N Z A , s.
( Géogr . ) ville du royaume de Naples ,capitale de la Basilicate fur le Branduno ,au pié de l'Apennin. Long. 33. qo. latit.40. 4§.
ACERER , v. act. f Serrurerie & Tail-landerie ) c'est souder un morceau d'acierà ['extrémité d’un morceau de fer ; on pra-tique cette opération dans tous les outilstranchans qui fervent à couper des matièresdures.
On acere de différentes maniérés. S’ils’agit d’un marteau, soit de la tête, soirde la panne, on commence par corroyerun morceau d'acier de la largeur & de laforme de la tête du marteau ; puis 011 lesoude à un morceau de fer menu de lamême forme. Ensuite on fait chauffer la> tête du marteau & cette acérure , & on• soude le tout ensemble comme il sera ditlà Particle Souder. On ne pratique l'acé-I rure avec le fer que pour conserver à l’acier