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6c leurs procureurs ; il y prend metnedes moyens pour leur en allurer leministère.
Une disposition pareille tournerait à lagloire de notre légillation. L’honneur &la vie des hommes íont quelque chosed'aflez précieux , pour qu J on ne doive lesleur ravir qu’après avoir épuisé tous lesmoyens de les leur conserver. C A. A.')
ACCUTS , terme de Chasse , sc dit desendroits les plus réculés des terriers desrenards & des bléreaux ; & aulsi des lieuxles plus enfoncés j où l'on oblige le gibier•de le retirer.
Accuts , font auílì les bouts des forêtsòc des grands pays de bois.
ACË , f. f• ( Gcogr . anc. ) ville de Phé-nicie. Voye^ PtolemAIS.
ACEMELLA ou Acmella , ( Mat:med. & Bot. ) Cette plante décrite parVaillant fous le nom de ceratocephatusballotes foliis , verbefina acmella par Lin-né , est originaire de Pille de Ceylan ,d’où elle a été apportée en Europe. Satige est parsemée de feuilles oppolëes deuxà deux, légèrement dentelées, en fer delance, portées fur un pédicule qui fournittrois cotes, elles rellèmblent aux feuillesde la mélifie ; de l’aisiëlle de chaque feuilles’éleve un pédicule alongé , qui porte unefleur rayonnée , jaune , Sc presque coni-que. Le calice de cette fleur est simple,chaque fleuron qui a cinq petits rayonsporte des semences applaties & commetranchantes lur les deux côtés; ces côtésfont couverts de cils ou poils, & portentdeux petites arêtes très-lìnes. Rumphiuslui avoir donné le nom à'abécédaria.
Les éloges qu'on avoir faits de cetteplante à la Société royale de Londres ,comme étant très-propre à briser ou dis-soudre le calcul de la veflìe urinaire oudes reins, Sc les observations multipliéesqu'on rapportoit de différais malades quiavoient rendu des morceaux de calcul oudes amas de gravier par les urines aprèsl’usage de cette plante , déterminèrent M.Fantini à éprouver quels en feraient leseffets fur les malades tourmentés par laprésence' d un calcul considérable dans lacavité de la veflìe.
Ayant trouvé un malade qui étoit dansTome I,
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ce cas, il filtra son urine à différentesreprises à travers un filtre de papier ; ilfit sécher ce filtre, Sc apperçur, sans l'aided u microscope , à la surface supérieuredu filtre, une quantité considérable detartre ou sédiment amoncelé en partie parpelotons, en partie en lames disposées parcouches, & mêlées d'une matière vis-queuse & presque desséchée. Le deílòusdu filtre ne lui présenta rien de pareil ,même à l'aide du microscope. Ayant miscet homme à l’usage de la plante dont ils'agit, il examina de nouveau, son urinetrois ou quatre jours après; il apperçuealors lur le filtre, au moyen du microsco-pe , un sédiment grenu, beaucoup plus fin,dépourvu presque de matière visqueuse ,
& le de flous du même filtre lui fit apper-cevoir de petits grains, friables, trés-bíancs '& singulièrement disposés.
Ayant donné cette plante à différentesreprises à ce malade , il observa que pen-dant l’usage de ce remede les douleursaugmentoient considérablement ; mais ilse portoit mieux , & souffrait beaucoupmoins après l'avoir interrompu qu'avantd’en user. Ce malade vécut encore long-temps dans ces alternatives, lans beau-coup souffrir de son calcul ; oc il ne péritdans la fuite que par une sievre maligne ,alors épidémique dans Bologne.
Le même auteur répéta la même obser-vation fur un pareil malade, Sc les résultatsfurent absolument les mêmes.
On est en droit de préíumerque , si cetteplante n'a pas la vertu de difloudre entiè-rement les grosses pierres de la veflìe , ellepeut tout au moins eh empêcher l’accroif-sement, & préserver ceux qui sont affligéspar cette terrible maladie , de l'augmen-tation successive des douleurs & de lapromptitude de la mort.
La simple infusion de Vacemella dans del’eau pure a quelque choie d'astringent &cdamer , qui parait en constituer la partiemédicamenteuse. De Bononienf. Sc. firArt. Injlit. tani. I. ( Article de M. Lafossedoâettr en Médecine de la Faculté de Mont -pcllier. )
ACENSE , f. f. terme de Coutumes , estun héritage ou ferme qu’on rient d Ain sei-gneur , moyçnnant un cens ou autre pi-
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