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& lui serra la gorge avec tant de tordentqu’il alloit Pétousser , lorsqu’^cAe'/oû'í semétamorphosa en taureau": mais en vain ;Hercule le prit par les cornes, le renversa >& ne quitta prise qu'après en avoir arrachéune. Les Naïades la ramastèrent ; &Payant remplie de fleurs & de fruits, elledevint la corne d’abondance. Cet Aché-loiis étoit un fleuve de Grece , qui couloitentre l’Etolie & PAcarnanie , dont lesinondations fréquentes désoloient les cam-pagnes de Calydon , & portant de la con-fusion dans les limites, obligeoient souventles Etoliens & les Acarnaniens de se fairela guerre. Hercule, avec le secours deses troupes, fit faire des digues, renditle cours du fleuve si uniforme, que lesdeux peuples n’eurent plus dans la fuiteaucun sujet de dispute sur les bornes deleur territoire. Voilà le combat d’Herculecontre Achêlous. Sa métamorphose enserpent marquoit son cours tortueux , &celle en taureau exprimoit ses débordemensfurieux, &c les ravages qu’il causoitdans lescampagnes. Hercule, aprèsl’avoir vaincu,lui arracha une corne , c est-a-dire qu ilremit dans un seul lit les deux bras de cefleuve ; Sc cette corne devint une corned'abondance, parce qu’en ester il portadans la fuite Pabondance dans les cam-pagnes. ( f )
1 ACHEM ou ACHEN, C Géogr. )ville capitale d’un royaume de même nom,aux Indes orientales , dans l’ifle de Suma-tra. Cette ville, située à la pointe septen-trionale de Piste , dans une vaste plaine ,au bord d’unc riviere, est la résidence duroi du pays, dont le palais même est unecitadelle , Lc dont les états s’étendent jus-qú’à Péquateur. Ces états obéissoient jadisà une reine , & fleuristoient par un cym-merce considérable ; mais une révolutionarrivée Pan 1700, y changea tout. UnSayd , prêtre ou prêcheur, assez habilepour se faire nommer roi d ‘Achem , nele fut pas astez pour en conserver le lustre.Soit prévention contre Pusurpateur, soitméfiance inspirée par son caractère , lesnations étrangères 11’allerent plus, commeauparavant, aborder fur ces côtes. Onen tiroit de Por en poudre. C’est undes pays où Pextrême sévérité des loix
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n’empêche & ne prévient pas les crimes.On en cite pour exemple le larcin, qui,bien que puni avec la derniere rigueur dansAchem , ne laisse pas d’y être fréquent xainsi que le meurtre. A quelques lueurs demahométisme & de christianisme près, que-les Indiens, les Anglois & les Hoilandoispeuvent y avoir jetées comme au hasard ,les ténèbres du paganisme couvrent encoroAchem & le reste de Sumatra. Long. 113.ÏO.lat.ç, ìo. C D.G.')
* ACHEMENIS, f. f. ( Myth. ) plantedont il est fait mention dans Pline, à la-quelle la fable a attribué la vertu de jeterla terreur parmi les armées, & de lesmettre en fuite. C’est dommage que ce so;clà une fable, Sc que les hommes ne puissentpas aller au combat avec des plantes à 1»main.
ACHEMENS, f. m. terme de Blason ,lambrequins ou chaperons d’étoffe décou-pés , qui environnent le casque ou l’écu.Ils font ordinairement des mêmes émauxque les armoiries. (V.)
ACHEMINER un cheval , ( Manege. )c’est accoutumer un poulain à marcherdroit devant lui. Voye[ Poulain. Chevalacheminé , est celui qui a de la diipositiorrà être drestè, qui connoît la bride &Trépond aux éperons, qui est dégourdi Scrompu. C
* ACHÉRON, subst. masc. (Géogr lancienne &' Mythologie. ) fils de Titan& de la Terre, eut tant de peur desgéans , qu’il se cacha fous terre , & des-cendit même jusques dans Penser, pour íedérober à leur fureur. D’autres disent queJupiter le précipita dans Penser, parce queIon eau avoit servi à étancher la soif desgéans. Selon Bocace , Achéron étoit undieu qui naquit de Cérès dans Piste deCrete , & qui ne pouvant soutenir lalumière du jour, se retira aux enfers, Scy devint un fleuve infernal. L’ Achéron.étoit un fleuve de la Theíprotie, qui pre-noit fa source au marais d'Achéruse , &se déchargeait près d’Ambracie dans legolphe Adriatique. Son eau étoit amere& mal-saioe ; premiere raison pour en faireun fleuve d’cnfer. Il demeure long-tempscaché sous terre ; ce qui a fait dire qu’ilalloit se cacher aux enfers. Le no.m d'- 4 -