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Supposons d’abord que l’erreur qu’on aforamiíe dans ta mesure du rapport de dif-fusion est en moins , c’est-à-dire , que cerapport est un peu plus grand que celuiqu on a trouvé ; on écartera tant loit peula seconde lentille de la premiere , si on sesert du premier de nos objectifs à trois len-tilles , ou la troisième de la seconde, si onfe sert du second objectif' ; on parviendraar ce moyen à détruire sensiblement l’a-erration pour les objets placés dans l’axe.De plus , si après ce premier écartementon édavte encore d’une petite quantité quel’expérience donnera, les deux lentilles quicroient restées appliquées l’une contre l’ati-tre , on parviendra à détruire l’aberrationdes couleurs, autant qusil fera possible ,pour les objets même qui ne seront pasplacés dans l’axe.
Supposons ensuite que l’erreur commisedans la mesure du rapport de diffusion esten plus, c’est-à-dire , que le rapport trouvéest plus grand que le rapport véritable ; ence cas, on ne sautoir employer le moyenprécédent, parce que l’écartemcnt deslentilles ne feroit qu’augmenrer encore l’a-berration. Mais pour lors , il suffira dedonner un peu moins de courbure àla premiere des surfaces de l’objectif, àcelle qui est tournée vers l’objet, en lais-sant d’ailleurs les lentilles appliquées l’unecontre i’autre. Il faudroit faire une opéra-tion contraire dans le cas où l’erreur feroiten moins, c’est-à-dire , que si on laisioitles lentilles appliquées l’une contre l’autre ,il faudroit augmenter la courbure de lapremiere des surfaces, ce qui est beaucoupmoins aisé à faire que de la diminuer.Ainsi l’on voir que les deux cas d’une er-reur en moins ou d’une erreur en plus,soumissent chacun un moyen particulier &fort simple de corriger cette erreur , lequelne réuffiroit pas aussi bien dans le casoppose.
Cependant il est visible que le moyende corriger l’erreur quand elle est en moins,fe réduisant à un simple écartement deslentilles , est beaucoup plus facile, pluscourt Sc plus sûr que le moyen de corrigerl’erreur quand elle est en plus, lequel exigequ’on retravaille tant soit peu la surfaced’une des lentilles, ou qu’on ait à y íiibs-
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tituer une autre lentille un peu moins con-vexe pardevant. Nous croyons donc qu’engénéral, lorsqu’on mesure le rapport dediffusion , il faut tâcher que l’erreur, s’ily en a, soir plutôt en moins qu’en plus.Ainsi dans les calculs qu’on fera pour dé-terminer les rayons des íurfaces, il vaudramieux supposer le rapport de diffusion unpeu au dessous de celui que Inexpérience adonné que de le prendre au dessus.
Il y a encore un autre avantage à ceque l’erreur, si elle a lieu , soit plutôt enmoins qu’en plus. C’est qu’on peut la cor-riger par le moyen de lsoculairc convexe,adapté à ces sortes d’objectifs ; car il fetrouve, par une circonstance heureuse, quel’aberration de cet oculaire est alors en senscontraire de l’aberration de subjectif; d’oùil est aise de voir qu’on peut trouver facile-ment un oculaire dont l’aberration détrui-se, au moins presque entièrement, celle quipeut rester dans l’objectif. Il est vrai quesi l’erreur étoit en plus, on pourroit em-ployer au même effet un oculaire concave :mais on fait que ces oculaires ont l'incon-vénient de diminuer le champ de la lunette.Cependant on pourroit encore, ce me sem-ble , s’en servir avec avantage , sur-tout sila lunette n’étoit pas trop longue.
A l’occaíion des oculaires adaptés auxobjectifs achromatiques , j’ai deux remar-ques essentielles à faire. La premiere, c’estqu’au lieu de construire ces oculaires deverre commun, on feroit très bien d’y em-ployer une matière dans laquelle la diffu-sion des rayons feroit plus grande , parexemple , une matière semblable à cellequ’a trouvé M. Zeiher , & qui ayant uneréfraction moyenne à-peu-près la mêmeque celle du crystal d’Angleterre, écarte lescouleurs environ deux fois davantage quece crystal, & trois fois plus que le verrecommun. Ces oculaires auroient cet avan-tage , qu’avec un foyer beaucoup plus courtque ceux du verre commun, ils représente-roient l’objet aussi nettement ; Sc commeils permettroient de donner aux objectifsune ouverture plus grande, ils donneroiencdonc à la fois plus de netteté, de grandeur& de vivacité à l’image.
La seconde remarque que j’ai à proposer,est fur le rapport des courbes qu’on dolr