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appelle un majset. Cette maíse tirée du feuse divise en cinq ou iix parties qtfon remetau feu , Sc qu on alonge ensuite en barres.Un coté de ces barres est quelquefois fer,Sc Pautre acier.
U fuit de tout ce qui précede , qu il nefaut point supposer que les étrangers aientdes méthodes de convertir le fer en acierdont ils fallent des secrets : que le íeulmoyen de faire d’excellent acier naturel,c'est d’avoir une mine que la nature aitformée pour cela ; & que quant à la maniéréd’obtenir de Pautre mine un acier artificiel,si celle de M. de Réaumur n’est pas la vraie,elle reste en Core à trouver.
L 'acier mis fur un petit feu de charbon ,prend différentes couleurs. Une lame prendd'abord du blanc ; z°. un jaune léger com-me un nuage ; 3°. ce jaune augmente jus-qu’à la couleur d’or ; 4 0 . la couleur cPordilparoît, & le pourpre lui succédé ; 5 0 . lepourpre se cache comme dans un nuage ,Sc se change en violet ; 6°. le violet se chan-ge en un bleu élevé; 7 0 . le bleu se dissipe &s'éclaircit ; 8°. les restes de toutes ces cou-leurs se dissipent, Sc font place à la couleurd'eau. On prétend que pour que ces cou-leurs soient bien sensibles, il faut que Y aciermis fur les charbons ait été bien poli, &graissé d’huile ou de suif.
Nos meilleurs aciers se tirent d’Alle-magne Sc d’Angleterre. Celui d’Angleterreest le plus estimé , par fa fineflé de grainSc ta netteté : on lui trouve rarement desveines Sc des pailles. L ’acier est pailleuxquand il a été mal soudé ; les pailles pa-roisient en écaillés a fa surface : les veinesfont de simples traces longitudinales. L’a-aer d Allemagne au contraire est veneux ,pailleux , cendreux , Sc piqué de nuancespa es qu’on apperçoit quand il est émoulu &poli. Les cendrures font de petites veinestortueuses : mais les piquures font de petitstrous vu ides que les particules d ‘acier lais-sent entr'elles quand leur tissu n’est pas assezcompacte.
Les pailles Sc les veines rendent l’ouvra-gc mal-propre , Sc le tranchant des instru-mens inégal , foible, mou. Les cendruiesÔC les piquures le mettent en scie.
Pour distinguer le bon acier du mauvais,prenez le morceau que vous destinez à
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l’ouvrage dans des tenailles , mettez ledans un feu de terre ou de charbon, selonle pays ; faites le chauffer doucement ,comrne si vous vous proposiez de le souder :rrenez garde de le surchauffer ; il vautnieux lui donner deux chaudes qu’une ;’acier surchauffé se pique , Sc le tranchantqu'on en fait est en scie , Sc par conséquentrude à la coupe ; 11e surchauffez donc pas.Quand votre acier sera suffisamment chaud,portez le sur Penclume ; prenez un marteauproportionné au morceau d ’acier que vouséprouvez ; un marteau trop gros écrasera,& empêchera de souder : trop petit, il nefera souder qu’à la surface, Sc laissera lecœur intact ; le grain sera donc inégal :frappez doucement votre marteau d ‘acier ,jusqu’à ce qu’il ait perdu la couleur decerise ; remettez le au feu : faites le rougirun peu plus que cerise ; plongez le dansPeau fraîche ; laiílèz le refroidir ; émoulezle Sc le polissez ; eílayez le ensuite & leconsidérez : s’il a des pailles, des cendru-res , des veines , des piquures, vous lesappercevrez. Il arrivera quelquefois qtPun »deux, trois, ou même tous les côtés dumorceau éprouvé seront parfaits : s’il ìPyen a qu’un de bon , faites-en le tranchantde votre ouvrage ; par ce moyen les im-perfections de Y acier se trouveront au dosde la piece : mais il y a des pieces à deuxtranchans. L ‘acier ne sauroit alors être:trop bon ni trop scrupuleusement choisi:il faut qu’il soit pur Sc net par ses quatrefaces Sc au cœur.
L ’acier d’Allemagne vient en barrils cPen-viron deux piés de haut, Sc du poids decent cinquante livres. Il étoit autrefois très-bon : mais il a dégénéré.
L’étoffe de Pont vient en barres de dif-férentes grosseurs : c’est le- meilleur acierpour les gros instrumens, comme ciseaux ,forces, serpes, haches, 6'c. pour aciérerles enclumes, les bigornes, &c.
Vacier de Hongrie est à-peu-près de lamême qualité que Pétoffe de Pont, & onpeut Pemployer aux mêmes usages.
L ’acier de rive se fait aux environs deLyon , Sc iPest pas mauvais : mais il veutêtre choisi par un connoisseur, Sc rPestpropre qu'à de gros tranchans ; encore luipréfere-t-on 1 étoffé de Pont, Sc l’on a.