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Tome premier.
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de Jacaranda , du cacao , du girofle. LesAnglois y paslènt aussi des étoffes , deslaines, du fer , des harengs , des sardines,du fromage , du beurre, & des chairs sa-lées. Long. 346I354. lat. 30.

* ACORNA , f. ( liijt. nat, & bot.')efpece de chardon dont il est parlé dansThéophraste. Il a , dit cet auteur , la tige& la feuille velues & piquantes \ ce qui con-vient non seulement à l’actilis, mais à ungrand nombre cfautres plantes.

Vacorna est , selon Pline , une efpecede chêne verd, semblable aux houx ou augenevrier.

* ACOR.US , f. m. ( Hijî. natur. )On donne aujourd'hui le nom d ‘acorus

aco-

à trois racines différentesrus , l ‘acorus des Indes

le vrai

Sc le

faux

acorus.

Le vrai acorus est une racine longue ,genouillée , de la grosseur du doigt , unpeu plate , d’un blanc verdâtre au dehors ;quand elle est nouvelle , roufl'eâtre ; quandelle est desséchée, blanche au dedans ;spongieuse , acre , amere , aromatique augoût, & agréable à 1 odorat. Des racinesde cette plante rampante s’élevent des feuil-les d’une coudée & demie, de la figure del’iris à feuille étroite , applatics, pointues,d’un verd agréable , liflès, larges de 4 à5 lignes, acres, aromatiques, un peu ame-res, & odorantes quand on les froisse.Quant à lés fleurs, elles font fans pétales,composées de six étamines rangées en épisserrés , entre lesquels croissent des em-bryons environnés de petites feuilles appla-ties ou écaillées. Chaque embryon devientun fruit triangulaire & à trois loges ; &toutes ces parties font attachées à un poin-çon assez gros, & forment un épi coniquequi naît à une feuille sillonnée & plus épais-se que les autres. Cet acorus vient dans leslieux humides de la Lithuanie , de la Tar-tarie , & en Flandre, en Angleterre le longdes ruisseaux. Sa racine distillée, donnebeaucoup d’huile essentielle, & un peud’efprit volatil urineux. D’où il s’enfuitqu elle est pleine de íèl volatil, aromati-que, huileux. On le recommande pour for-tifier l’estomac , chafler les vents, appaiferles tranchées, lever les obstructions de lamatrice §c de la rate, provoquer les réglés ,

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augmenter le mouvement du sang. Il pafléaussi pour alexipharmaque.

\Jacorus des Indes est une racine sem-blable au vrai acorus , mais un peu plusmenue, d’une odeur plus agréable, amere& piquante au goût. Il vient des IndesOrientales & Occidentales. Celui du Brésilest afièz semblable à celui de l’Europe. Onl’ordonne seul ou avec d’autres remedes con-tre les humeurs visqueuses Sc les poisons.

Le troisième acorus est une racine noueu-se, rouge intérieurement Sc extérieurement,fans odeur , fur-tout quand elle est verte ,d’un goût très-foible d’abord , mais quidevient bientôt d’une grande acrimonie.Dodonée dit qu’elle est bonne dans lesdyflênteries, les flux de ventre , & toutehémorrhagie. On le prend ou en décoctionou de queìqu’autre maniéré.

Le vrai acorus , dont nous venons dedonner la description , est une efpece dejonc odorant. ( calamus aromaticus. ) Saracine a une odeur très-vive & assez agréa-ble lorsqu’elle est récente. Sa saveur estacre , aromatique & amere. Elle abondeen principe spiritueux , aflèz volatil , SCcontient aussi une grande quantité de ma-tière fixe d’une nature gommeuse , mêléeà un peu de substance résineuse. C’est à lapartie spiritueuse qu’il faut attribuer l'odeurde la racine. Sa saveur amere appartientprincipalement à la partie gommeuse plusabondante , 6e l’âcreté parott dépendre dela partie résineuse qui lui est mêlée , maisen moindre quantité, selon l’examen de M.Cartheuser. Cette racine contient d’ailleurstrès-peu d’huile essentielle.

Lmfusion aqueuse de cette racine estd’une odeur pénétrante Sc fa saveur est très-amere. Cette infusion évaporée perd pres-que toute son odeur, mais le résidu conser-ve toute son amertume. La teinture spiri-tueuse de. cette racine n’a d’autre odeurque celle de l’esprit-de-vin , mais fa saveurest très-acre, très-piquanre , & mêlée leplus souvent d’un peu d’amer.

La racine trop recense a quelque chosede virulent mêlé à son odeur qui la rendplus désagréable que celle qui est deffë-chée ; on s’en sert dans toutes les foiblellèsd’estomac ou des organes digestifs qui dc-pendent, comme on dit, de frigilité.