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laxité ou inertie. On l'emploie avec succèsdans les dérangemens des menstrues quidépendent des mêmes causes , dans laleucophlegmatie , les distérentes especesd'hydropiiìe, dans les maladies venteu-ses , l’asthme pituiteux , les fluxions ca-tharrales, le scorbut. Fallope allure avoirguéri plusieurs fupprcílions d'urine , par ladécoction d ’acorus dans du vin. Mayernevante ce remede comme un spécifiquecontre le vertige qui dépend d'ínertie oude relâchement des nerfs ; on l'a mêmeregardé comme aphrodisiaque, ce qui luia fait donner le nom de radix venereapar quelques-uns.
Cette racine est utile pour corriger lamauvaise halaine loríqu'on la mâche ; onremploie aussi dans les aífections fbporeu-ses : son suc , selon Dioscoride, exprimédans les yeux , guérit la sufíusion.
On la regarde encore comme alexi-pharmaque : s'il faut en croire Cluiius, leshabitans des confins de la Lithuanie , ontappris des luttâtes à porter fur foi la raci-ne tì’acorus , & à ne boire d'eau qu'aprèsy avoir fait macérer cette racine durant.quelque temps. Il ièroit íàns doute utile , 1íelon le précepte de Simon Pauli, de ne ja- jmais boire sseau bourbeuse dans les camps, !qu'après avoir usé du même expédient que ■'les Tartarcs : peut - être même est ce parces considérations qu'on a donné à cette ;même racine le nom de radix nautica, soitparce qu’elle corrige les qualités pernicieu-ses que l'eau, trop long-temps gardée ,peut contracter, íbitparcequ'elleprévienten parue le vomistement habituel qu'é-prouvent ceux qui se mettent en mer pourla première fois.
On fait avec cette racine une eípece deconfection qu'on appelle calamus aromati-cus confit , dont les propriétés íbnt fort audeflous de ceiles de la racine elle-même ;on en fait auilì l’électuaire diacorus, on entire un extrait Sc une huile distilée ; quantaux sels qu'on en retire par l’incinération ,il est absurde de prétendre qu’ils partici-pent aux propriétés de la plante.
Observons en passant que la plante con-nue íous le nom d ’acorus venus ou vraiacorus , n’est point la même que les an-ciens a voient décrite fous 1c nom de calamus
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aromatìcus , Sc dont Profper Alpin nous alaissé la description dans ion traité de plan -tis exoticis, lib. II, cap. 7. Il paroît mêmeque les anciens ne se íervoient point d’uneracine, mais d'une petite tige dont les pro-priétés étoient néanmoins très-analogues.C Article de M., Lafosse , docteur enMédecine. )
ACOTOIR, f. m. en Architecture , c'estle derrière d'un banc de pierre ou de boisqui sert à s'appuyer en arriéré. ( P )
ACOUDOIR , f m. ( Architeâ. ) s'en-tend de tous murs à hauteur d’appui, dontl'élévation est proportionnée à la grandeurhumaine. Voye? Appui & Balustrade.
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* ACOUSMATIQU.ES, adj. pris subst.C Hijl. anc. ) Pour entendre ce que c'étoitque les Acousmatiques , il faut savoir queles disciples de Pythagore étoient distribuésen deux dalles séparées dans Í011 école parun voile ; ceux de la premiere claile, dela classe la plus avancée , qui ayant par-devers eux cinq ans de silence p a fiés fansavoir vu leur maître en chaire, car il avoirtoujours été íeparé d’eux pendant tout cetemps par un voile, étoient enfin admisdans l'espece de sanctuaire d'ou il s'étoitseulement sait entendre , & le voyoientface à face ; on les appelloit les Efotéri~ques. Les autres qui restoient derrière levoile Sc qui ne s'étoient pas encore tusastez long-temps pour mériter d'approcher& de voir parler Pythagore, s'appelloientExotériques Sc Acousmatiques ou Acous-tiques. Voye\^ Pythagoricien, Mais cettedistinction n’étoit pas la feule qu'il y eutentre les Esotériques Sc les Exotériques. Ilparoît que Pythagore diíoit feulement leschoies emblcmatiquemenr à ceux-ci ; maisqu'il les révéîoit aux autres telles qu'ellesétoient fans nuage, & qu'il leur en donnoieles raiíons. On disoit pour toute réponseaux objections des Acousiques , «t nos l$èiPythagore l’a dit : mais Pythagore lui—même réfolvoit les objections aux Esoté-riques.
ACOUSTIQUE , f. f. est la doctrineou la théorie des sons. Voye £ Son. Ce motvient du Grec eeiwt/® , f entends.
L 'Acoustique est proprement la partiethéorique de la Musique. C'est elle qui