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45560pies anglois quarrés, ou 1135 toisesquarrées de superficie , mesure de Paris ;d’où l’on voit son rapport avec l'avpent deParis,qui estde 900 toises quarrces ; Sc aveccelui des eaux Sc forêrs, qui est de 1,44-7dans tout le royaume , suivant l’ordon-rance des eaux & forêts. Voici une tabledes subdivisions de Y âcre d'Angleterrc.
pouces .
144
1196
pies.
9
Yards
3600
39204
1568160
6272640
_ y
272-5
10890
2-z
T C 4
121c
Faces.
10,89
4b 6
Pôles
_4° Rood.
* 60 41 ^cre
43 5 óol4^4^
1/43-6
c’est-à-dire que Yacre contient 4 roods,le rool 40 pôles, & 1210 yards ou braiseschacune de trois pies. Le pié d’Angle-terre, suivant les dernieres vérifications queM,Maskelyne, astronome royal d'Anglc-terre , en a faites fur les toises que je luiavois envoyées , est de 11 pouces 3 lignes& 1154 dix millièmes de ligne, pié deParis, pris fur la toise de l’académie , quisert actuellement de réglé dans le royaume.( M. de la Lande. )
L 'acre des bois est de quatre vergées,c’est-à-dire , 960 pies. Voye\ Vergée.(E.&G.
Acre , adj. C Chymie. ) se dit de ce quiest piquant, mordicanr, Sc d’un goût désa-gréable. Tout excès & toute dépravationde salure fait 1 acre. C’est en Médecine qu’onemploie plus communément ce terme.
Il y a autant de différentes especes d ’acresque de différentes especes de sels. Il y a desacres aigres , des acres alkalis , & desacres moyens , qui tiennent de l'acide Scde Pakali en différentes proportions ; Sc onpeut éprouver les acres pour en connoîtrel’espece , comme on éprouve les sels poursavoir s’ils font acides ou alkalis , ou neu-tres. voye ^ Sels.
On peut aulsi distinguer les acres en acrescorbutique , âcre vêrolique , &c. Lorsque lesdifiérens sels qui font naturellement dansles liqueurs dit corps , font en quantité dis-jproportiounée, ou lorsque la dépuration de
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1 ces liqueurs est troublée, Sc leur chaleurnaturelle augmentée, il se fait des acres dedifférentes especes. Certaines gangrenésfont voir que les liqueurs du corps humainpeuvent devenir si acres , qu’elles en fontcaustiques, les alkalis urineux qui fe for-ment naturellement dans les corps vivans,font diísolvans des parties animales, nonseulementdes humeurs Sc des chairs, maisaussi des nerfs Sc des cartilages ; Sc les acresacides des animaux, comme estl’acidedutlait, amollissent Sc dissolvent les os les plusdurs. On peut en faire l'expérience avec du.lait aigre ; 011 verra qu’il dissout jusqu'àl’ivoire.
Souvent un acre contre nature se trouveconfondu dans les humeurs , 'Sc ne produitpoint de mal sensible tant qu’il n’y est pasen assez grande quantité , ou qu’il est plusfoible que ne le sont les liqueurs qui n’ontqu’une salure naturelle. On a vu souventdes personnes qui portant un levain de vé-role dans leurs humeurs , parodìoient febien porter tant que le virus idavoitpas faitassez de progrès pour se rendre sensible, ily a des goutteux qui se portent bien dansles intervalles des accès de goutte , quoî-qu’ils aient dans eux de l’humeur âcre dela goutte : c’est pour cette raison-là queles Médecins sages Sc habiles ont égard àla cause de la goutte dans toutes les maladiesqui arrivent aux goutteux , comme aux au-tres hommes.
Des charbons de peste ont sorti tout d’uncoup à des personnes qui paroifloient êtreen parfaite santé, & lorsque ces charbonspestilentiels sortent de quelque partie inté-rieure du corps, ceux à qui ce malheurarrive meurent lans garder le lit ; Sc quelque-fois même ils tombent morts dans les ruesen allant à leurs affaires, ce qui prouve bienqu’on peut porter dans soi pendant quelquetemsun levain de maladie, & d une maladietrès-dangereuse, sans s’en appercevoir C’estce qu’ont peine à comprendre ceux qui ayantla vérole conservent cependant toutes lesapparences d une bonne lante, n’ont riencommuniqué , Sc ont des en fans (ains.
Souvent des personnes lont prêtes d’avoirla petite vérole , & semblent se porterbien ; cependant elles ont en elles le levainde cette maladie , qui quelques jours aprèsK k k 2