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Tome premier.
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les couvrira de boutons Sc d-’ulceres. Ceschoses íont approfondies & clairement ex-pliquées dans la Chymie médicinale. {M)

* ACREMENT , f. m. C Commerce. )nom qu’on donne à Constantinople à despeaux aster semblables à celles qu’on appel-le premiers coufleaux. Ces peaux íont deboeufs Sc de vaches, & font apportées desenvirons de la mer noire.

ACRIDOPHAGES , si m. plur. dansThijì. ancienne , a été le nom d’un peuplequi , disoit-on, vivoit de sauterelles ; ceque veut dire le mot acridophagcs , forméde dapií, sauterelles , <pa.ya , manger.

On plaçoit les Acridophages dans l’E-tiopie proche des déserts. Dans le prin-temps ils faisoient une grande provision desauterelles qu’ils fuioient Sc gardoient pourtout le reste del’année. Ils vivoientjuíqu’à40 ans, & mouraient à cet âge de versailés qui s’engendroient dans leur corps.Voye^ S. Jeróme contre Jovinien ; Sc furS. Jean , cap. iv. Diodore de Sicile , lib.JII. cap. iij. & xxix. Sc Strabon , lib.XVI. Pline met austsi des Acridophagesdans le pays des Parthes, & S. Jerômedans la Lybie.

Quoiqu’on raconte de ces peuples descirconstances capables de faire paííèr toutce qu'on en dit pour fabuleux, il peut bieny avoir eu des Acridophages : Sc mêmeencore à présent il y a quelques endroits duLevant où son dit qu’on mange des sau-terelles. Et l’Evangile nous apprend queS. Jean mangeoit dans le désert des saute-relles , AKfila, y ajoutant du miel sauvage.Matth. cap. iij. v. 4.

Il est vrai que tous les savans ne font pasd’accord fur la traduction de ctxpiJ'er , &ne conviennent pas qu’il faille le rendre parsauterelles. Isidore de Peluse entriautres,dans ía 152 e . Epître, parlant de cette nour-riture de S. Jean , dit que ce n’étoit pointdes animaux , mais des pointes d’herbes ,Sc taxe d’ignorance ceux qui ont entenduce mot autrement. Mais S. Augustin, Bede,Ludolphe Sc autres, ne (ont pas de sonavis. Aussi les Jésuites d’Anvers rejettent-51 s l’opinion des Ebionites , qui à dx.piS'H,substituent ì'yx.piS'ss , qui étoit un mets dé-licieux , préparé avec du miel Sc de l'huile ;celle de quelques autres qui lisent

OU ^clptdiît

A C R

-- - , des écrevisses de mer ; Sc

celle de Beze qui lit a Xadit , poires sau-vages.

* ACRIMONIE, ACRETÉ , synony-mes. Acrimonie est un terme scientifiquequi désigne une qualité active & mordi-cante , qui ne s’applique guere qu’aux hu-meurs qui circulent dans 1 etre animé , Sc

dont la nature se manifeste plutôt par leseffets qu’elle produit dans les parties quien font affectées, que par aucune sensationbien distincte.

Acreté est d J un usage commun, par con-séquent plus fréquent : il convient auífi àplus de fortes de choses. C'est non seule-ment une qualité piquante, capable d’être,ainsi que P acrimonie , une cauíe active d’al-tération dans les parties vivantes du corpsanimal ; c’est encore une forte de faveurque le goût distingue & démêle des autrespar une sensation propre & particulière queproduit le sujet affecté de cette qualité. Ondit 1 ’'acrimonie des humeurs , Sc [’acreté del’humeur.

* Acrimonie , f. f. ( Chymie & Thysiq. )considérée dans le corps acre , consistedans quelque chose de spiritueux Sc qui tientde la nature du feu. Si on dépouille le poi-vre de Ion huile essentielle , Sc cette huileessentielle de son esprit recteur, le reste estfade, Sc ce reste est une si grande partiedu tout, qu’à peine 1 analyse donne-t-ellequelques grains d’âcre fur une livre de poi-vre. Ce qui est acre dans les aromatiquesest donc un esprit & un esprit fort subtil. Siun homme mange de la canelle pendantquelques années, il est sûr de perdre sesdents : cependant les aromatiques pris enpetite quantité peuvent être remedes, maisleur abondance nuit. Le docteur de Bon-tekoe dit que les parfums íont les mains desdieux ; & le commentateur de Boerhaavea ajouté avec autant de vérité que d’esprit,que si cela étoit, ils auraient tué bien deshommes avec ces mains.

Uacrimonie , sensation , est faction dccet esprit uni à d’autres élémens fur nosorganes. Cette action est suivie de la ibis»du dessèchement, de chaleur, d’ardeur ,d’irritation, décélération dans les fluides*de dissipation de ces parties, & des autreseffets analogues»