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Acrimonie dans les humeurs, est unequalité maligne qu’elles contractent par ungrand nembre de causes, telles que le crou-piffement, le trop d'agitation , &c. Cettequalité coníîste dans le développement desíels &c quelque tendance à l'alkaliíation,en conséquence de la dissipation extrêmedu véhicule aqueux qui les enveloppe ; d’oùl'on voir combien la longue abstinencepeut être nuisible dans la plupart des tem-péramens.
ACRISIE , f. f, ( Médecine. ) acrijìa ,d'<t privatif & de tcpíva , juger ou séparer.On se sert de ce mot pour désigner Pétatde crudité des humeurs, qui empêche laséparation de la matière morbifique & sonexpulsion hors d u corps, ce qui est toutle contraire de la crise. Il signifie , suivantGalien , un défaut de crise , ou une crisequi ne se fait qu’avec difficulté & qui Rap-porte aucun soulagement au malade , lemalade se trouvant plus mal après qu'elleest arrivée , qu’il ne l'étoit auparavant. Ufaut singulièrement faire attention aux ma-ladies qui n’ont aucunes crises bien déci-dées ; car si, suivant Pidée dddippocrate,les maladies qui ont été jugées imparfaite-ment , donnent souvent naissance à desrécidives , quœ pofl crijim reltnquuntur ,récidivas facere soient, à plus forte raisondoit-on craindre pour fêtât d’un maladechez lequel on n'a apperçu aucune especede crise. Pour f ordinaire les maladies quiont paru fe terminer lans crises marquées ,font suivies d J une convalescence longue ,difficile , laborieuse ; un médecin éclairédoit alors etre fur le qui vive ,• Sc pourparer à toute espece d'accidens, il char-gera 1 art de faire ce que la nature auroitdû faire , il fera les frais d une crise. C'estainsi quel application des vésicatoires, dansces cas, fera suivie du plus grand succès.ÇA & I P ) °
ACRISIUS, ( Mythol. ) roi d'Argos,pere de Danaë, ayant été détrôné par sonfrere Proê’teus, fut rétabli par son petit-silsPersee, qui le tua ensuite par un malheu-reux accident. Perlée voulant un jour fairepreuve de son adrefle au jeu de palet , enprésence de son grand -pere, le malheurvoulut qisayant jeté son palet de toute íaforce, il atteignit Acnfius, k le tua sur
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la place. Ainsi s’accomplit la prédiction quilui avoit été faite, quson jour son petit-silslui raviroit la couronne & la vie , fans queles rigueurs qu'il avoit exercées contre fafille Pen eu fient pu garantir. ( t )
ACRISTIA , ( Géographie. ) gros bourgde Sicile , bâti fur les ruines de f ancienneville de Schritea. Diodore fait mention dece bourg', mais il ne dit rien de satisfaisantsur la ville de Schritea , qui a dù être fortconsidérable dans f antiquité, suivant quel-ques historiens géographes. C C. A.)
ACROAMA , ( Musique des anciens. )nom que les Romains donnoient aux mu-siciens qui jouoient d/un instrument, pourles distinguer de ceux qui chantoient. Onprétend aussi qu'ils appelloient acroama lamusique instrumentale, &sur-tout celle quiétoit gaie. ( F. D. C. )
ACROBATES, f. m. ( Hist. anc.)espece de danseurs de corde. Il y en avoitde quatre sortes : les premiers se suspendantà une corde par le pié ou par le cou volti-geoient autour, comme une roue tournesur (on aiilieu ; les autres voioient de hauten bas fur la corde, les bras & les jambesétendus, appuyés simplement sor Pesto-mac ; la troisième espece étoient ceux quicouraient sor une corde tendue oblique-ment , ou du haut en bas ; & les derniers,ceux qui non seulement marchoient sor lacorde tendue horizontalement, mais enco-re faisoient quantité de sauts & de tours,comme auroit fait un danseur sur la terre.Nicéphore , Grégoras, Manilius, Nicétas,Vopiscus, Symposius , font mention detoutes ces différentes eípeces de danseursde corde. ( G )
ACROBATIQUE , adj. pris sobs. (Ar-chitecture. ) premier genre de machine dontles Grecs fe servoient pour monter des far-deaux, Ils la nommoient acrobaticon. ( P )
* ACROCENAUNES, CGéogr. anc.& mod. ) nom qu’on a donné à plusieurshautes montagnes de différentes contrées:mais ce sont proprement celles qui sont enEpire, qui donnent leur nom à un promon-toire de la mer Adriatique.
* ACR(EA , adj. f. ( Myth. ) surnomde Junon & de la Fortune. Ce surnom leurvenoit des temples qu elles avoient dansdes lieux élevés ; on n immoloit que des