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suite précisément le temps de Vannée au-quel cela dévoierépondre.On seservoit doncde la méthode usitée parmi les gens qui vi-voient à la campagne ; car ceux-ci ne pou-voient se régler sur le calendrier civil, puis-que les mêmes jours du mois civil ne répon-doient jamaisauxmêmes saisonsdc l’année,&qu’ainsiil falloir avoir recours à d’autressignes pour distinguer les temps & les lui-sons. Or les laboureurs , les historiens, &les poètes, y ont employé le lever & lecoucher des astres. Pour cet ester ils distin-guèrent trois fortes de lever & de coucherdes astres, qu’ils ont nommé acronyque ,cosmique , & héliaque. Voye £ CosmiqueL> Héliaque. Injlr. AJlr. de M. leMonnier, ( O )
ACROSTICHE , f. m. (Belles-Lettres.)forte de poésie dont les vers font disposésde maniéré que chacun commence par unedes lettres du nom d’une personne , d’unedevise , ou tout autre mot arbitraire, voy.Poeme , Poésie. Ce mot vient du GrecetupQ -, fummus , extremus , qui est a unedes extrémités, & crjinof, vers.
A. N. L’acrosiiche est une piece de versordinairement aster courte , dans laquellele nom ou de la personne , ou de la choiequi en est le sujet se trouve placé , de ma-niéré que chacune des lettres qui la com-posent est la lettre initiale de chaque vers.L ‘acrostiche suivant, qui servira d’exemple ,fut fait à l’éloge d’un homme qu’on nom-mait Aristote.
> ffez de poëtes frivoles ,
►aimant lans l’aveu d’Apollon ,i-cront te fatiguer de leurs vaines paroles ,</>ans que paille grossir l’ennuyeux Escadron ;Hu verras mon respect t’honorer du silenceOù l’on lë tient devant les rois.
Hon mérité en dit plus que toute l'eloquence,Mt ton nom seul plus que ma voix.
Nos premiers Poëtes François avoienttellement pris goût pour les acrojìiches ,qu’ils avoient tenté tous les moyens imagi-nables d’en multiplier les difficultés. On entrouve dont les vers non seulement com-mencent , mais encore finissent par la lettredonnée ; d’autres où Yacrojliche est mar-qué au commencement des vers, & à
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l’hémistiche. Quelques-uns vont à rebours ,commençant par la derniere lettre du der-nier vers, & remontant ainsi de fuite jus-qu’au premier. On a même éu des sonnetspentacrojîiches , c’est-à-dire , où le mêmeacrojlichc répété juíqu’à cinq fois formoiccomme cinq différentes colonnes. Voye £Pentacrostiche.
Acrostiche , est auílì le nom quedonnent quelques auteurs à deux épigram-mes de i'Anthologie, dont l’une est enl’honneur de Bacchus, tk l’autre en Pilon-ne ur d’Apollon : chacune consiste envingt-cinq vers, dont le premier est le précis detoute la piece ; & les vingt-quatre autresfont remplis d’épithetes commençant toutesdans chaque vers par la même lettre del’alphabet, c’est-à-dire par a dans le secondvers , par b dans le troisième , & ainsi defuite jusqu’à Q ; ce qui fait pour chaquedieu quatre-vingt-scizgf épithetes. Voye[Anthologie.
11 y a beaucoup d’appavence qu’à la lç-naiffance des lettres fous François I,nospoètes, qui se piquoient beaucoup d’imiteries Grecs, prirent de cette forme de poésiele dessein des acrojìiches , qu’on trouve sirépandus dans les écrits, & dans ceux desrimeurs qui les ont suivis jusqu’au régné deLouis XIV. C’étoit affecter d’impofer denouvelles entraves à l'imagination dé j a suf-fisamment resserrée par la contrainte duvers, & chercher un mérite imaginaire dansdes difficultés qu’on regarde aujourd’hui, &avec raison , comme puériles.
On se servoit aussi dans la cabale des let-tres d’un mot pour en faire les initiales d’au-tant de mots différens ; & saint Jérôme dicque David employa contre Semeï, unterme dont chaque lettre signifioit un nou-veau terme injurieux, ce qui revient ànos acrojìiches. Mém. de ïAcadém. tom.IX. (G)
Acrostiche , s. m. en Droit , s’est ditpour cens. Voye[ Cens.
* ACROSTOLION ou CORYMBE ,subst. m. ( HiJÏ. anc. ) c’étoit Pextrêmitéde la proue des vaisseaux anciens. Le ros-trum ou /’éperon étoit plus bas, & à fleurd’eau.
ACROTERES , f. f. ( Architecture. JQuelques-uns confondent ce terme avec