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amortijsement , couronnement , &C. à caulequ’il vient du Grec ctupcoltlptoy , qui signifieextrémité ou pointe : auílì Vitruve nomme-t-il acroteres de petits piédestaux fansbase, & souvent fans corniche , que lesanciens destinoient à recevoir les figuresqu’ils plaçoient aux extrémités triangulaire-de leurs frontons : mais dans f architectureFrançoise, ce terme exprime les petits mursou dollèrets que l’on place à côté des pié-destaux , entre le socle & la tablette desbalustrades. Ces acroteres font destinées àsoutenir la tablette continue d’un piédestalà f autre, & font l'oífice des demi-baluí-tres,que quelques architectes affectent dansleur décoration, ce qu’il faut éviter. Voye^Balustrades. (P)
* ACROTERIA , c Hisi. anc. ) ce font,dans les médailles, les signes d’une vic-toire , ou l’emblême d’une ville maritime ;ils confistoient en un ornement de vailleaurecourbé.
ACRU, ( Maneg. ) On dit monter à cru.Voye{ Monter.
ACTE , f. m. C Bell. Lett. ) partie d’unpoème dramatique , séparée d’une autrepartie par un intermède.
Ce mot vient du Latin aclus , qui dansson origine veut dire la même chose que lei'pZg.a. des Grecs;ces deux mots venant desverbes agoSc ê'pd.a,qiû signifient faire &c agir.Le motJYa^a convient à toute une piece dethéâtre ; au lieu que celui à’actus en Latin,& à’acle en François, a été restraint, &ne s’entend que d’une feule partie du poèmedramatique.
L’acleeù. une partie considérable de fac-tion dramatique, à la fin de laquelle tousles acteurs quittent la feene. La nature defaction n’exige pas nécesiairement qu’ellesoit interrompue, ni que le lieu où elle fepaílè reste vuide pendant un certain temps.On ne fauroit donc déterminer ni les iticíes en eux-mêmes , ni leur nombre , !par l’eífence du drame. Il est probable queles ad.es tirent leur origine d’une causepurement accidentelle. S’il est vrai qu’ori-ginairement les spectacles dramatiquesn’é-toient que des choeurs, tk que dans lafuite on introduisit une action entre ceschœurs, comme Aristote de presque tousles gneiens font dit ; il en faut conclure
ACT
que les chœurs étoient f essentiel du spec-tacle , & que faction n’en étoit que f ac-cessoire : delà vient qu’on nommoìt épisodestout ce qui fe disoit fur la feene dans f in-tervalle des choeurs. C’est donc delà qu’ilfaut dériver f origine de la division du drameen divers actes. Il est vrai que les anciensauteurs, en rapportant cette circonstance ,ne l’affirment positivement que de la tra-gédie;maisil est néanmoins probable qu’elleest encore vraie relativement à la comédie.Ce genre avoir originairement auílì deschœurs ; on les supprima dans la fuite ,parce qu’on s’apperçut que les spectateurs,ennuyés d’une trop longue interruption ,íòrtoient du spectacle pendant les chœurs.On leur substitua un simple entr’acte ; maiscet intervalle oisif entre les actes fut enfinaussi aboli ; delà vient que dans les comé-dies latines les actes fe succèdent immé-diatement, & qu’il est souvent mal-aisede les distinguer.
Ce feroit donc en vain qu’on fe tour-menterait à chercher, dans la nature mêmedu drame , le fondement de la fameuseréglé d’Horace, qui exige cinq actes , niplus ni moins,pour chaque piece de théâtre.C’étoit aílèz la méthode des anciens, com-me on peut f observer dans plus d’une occa-sion, d’établirpour réglé invariable, ceque les premiers inventeurs n’avoient adoptéque par accident. Toutes les pieces drama-tiques des anciens font effectivement decinq acles. Dans les tragédies il y a cons-tamment un intervalle d’un acle à l’autre,qui étoit rempli par les chants du chœur.Cet intervalle manque dans quelques co-médies latines. On daníoit au commence-ment dans les entr’actes des pieces comi-ques ; mais cet usage n’a pas toujours étéobservé. La différence essentielle entre lapratique des anciens & la nôtre à cet égard,est que chez eux faction n’avançoit quepeu ou point, durant fintervalle d’un acleà f autre. Pour l’ordinaire Yacíe suivant,dans les pieces anciennes, reprend f actionau même point où le précédent savoir laistee.On a des tragédies qui ne contiendraientmanifestement qu’un acle, si l’on retran-chent les chœurs. Chez les modernes, aucontraire , il fe passe bien des événemensderrière la feene pendant l’entr’acte*
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