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Tome premier.
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égales ; qui font striées en bas de plusieursveines rouges, arquées, qui accompagnentl’ovaire presque jusqu’à íà maturité , &d’une corolle deux fois plus longue , d’unefeule píece en soucoupe ouverte en hémis-phère d’un pouce de diamètre , & décou-pée jufqu’aux trois quarts, en cinq pétaleségaux , triangulaires , concaves , blanc-• verdâtres extérieurement, d’un verd-jauneau dedans, avec une raie purpurine aumilieu , & une autre tout autour. Del’origine du tube de la corolle s’éleventcinq cornets, que M. Linné appelle im-proprement des neâaires ; ce font les filetsmêmes des étamines réunies ensemble en uncylindre pentagone,qui enveloppe f ovaire,8c qui porte , entre les sommets noirs dechacun de fes angles, une anthère creuséede deux loges ou foífeties ovoïdes, rem-plies par une petite lame elliptique, com-posée de petites molécules , ovoïdes ,blanchâtres, transparentes, réunies ensem-ble , &c qui sont la poussière íeminale. Lecentre du calice porte un diíque aster élevé,fur lequel sont deux ovaires un peu distansde la corolle , mais rapprochés entr’eux &contigus, ayant chacun un style qui enfilele cylindre des étamines, au destùs duquelils sont couronnés par un stigmate communen diíque pentagone qui leur sert de cou-vercle. De ces deux ovaires, il en avortecommunément un ; l’autre, en mûrissant,devient une capsule ou silique ovoïde ,en fiée, molle, membraneuse, aster sem-blable à celle du beidelsar ou de l’éricu,longue de quatre à cinq pouces, presqu’unesois & demie plus étroite, un peu plusventrue fur fa face intérieure, qui est tran-chante ou relevée de trois côtes ou nervureslongitudinales : c’est par cette côte dru mi-lieu qu’elle s'ouvre ou Ce fend seulement dece côté ; en laissant sortir un placenta cy-lindrique, quiécoit attaché dans toute falongueur à ses bords, 8c qui est couverttovtt autour de quatre ou cinq cents grainestuilées, elliptiques, minces, d’abord verd-jaunes, ensuite rougeâtres, longues dequatre lignes, couronnées d’une aigrettedstrn millier de poils soyeux blanc-argentins,luifans, longs d’un pouce, par leíquelselles pendent, attachées par étages autour4u placenta. Chaque graine est une clpece

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de pépin à deux enveloppes, dont l’exté-rieure est une membrane appliquée immé-diatement fur un corps charnu qui renfermel’embryon : celui-ci est droit, à deux coty-lédons ou lobes elliptiques très-minces, 8cà leur extrémité supérieure une radiculeconique qui pointe vers le ciel.

Qualités. Toutes les parties de ì’adako-dien étant coupées, rendent un suc laiteauxtrès-abondant. Elle n'ont nulle odeur ,non plus que les fleurs. Leur saveur est fade& sauvage; fa racine est fibreuse, blanche,avec un filet ligneux au centre.

Usages. La principale vertu de cetteplante est ophtalmique. Pour dissiper lenuage & autres maladies des yeux , onmange fa racine cuite dans le beurre, onavec les feuilles du figuier d’enfer , & laracine du talu-dama cuite d’abord dans dePeau que Pon rejette, ensuite dans du laiede vache mêlé avec du sucre. On emploieaussi en topique la même racine, en répan-dant sa poudre fur les yeux, ou bien en laréduisant à la consistance d’un onguent cératpar une décoction à feu lent, faite avecle beurre frais, un oignon, la racine dupalmier sauvage & dufcelengu pilés, aux-quels on ajoute un peu de santal & dejiribeli noir , pour Rappliquer ainsi en em-plâtre. Sa poudre mêlée avec le santal ci trin& le sucre, fe réduit encore en pillules quel’on fait prendre dans toutes les douleursdes yeux qui proviennent del’abondancedela bile.

Remarque. Si M. Linné eût suivi fesprincipes, il eut dû placer ce genre deplante dans la classe 19 de la syngénejiemonogamie. ( M. Adanson. )

ADALI, f. m. ( Hijl. nat. Botanique. )plante de la famille des verveines , & dumême genre que celui que Houston & M,Linné ont appelle du nom de lippi, lippia.Cette efpece n’a encore été décrite ni figuréeque dans P Hortus Malabaricus , volumeX , planche 47 , page yy , où elle estdésignée fous son nom malabare anaco-luppa , & sous celui A’adali que lui don-nent les Brames, & que nous adoptons,comme plus court & plus facile à retenir ,(fautant plus que le nom d’anacoluppa indi-que chez les Malabares une affinité entrecette plante & le coluppa , qui n’y a pas