A D A
le moindre rapport, étant de la famille desamaranthes. Voyez nos Familles des pian-tes, page 2.68. Jean Commelin désignet ’adali sous la dénomination suivante ; ra-nunculì affinis , planta indica , jloribuspurpureis. Elle croît dans les sables du Ma-labar.
C’est une herbe vivace , longue de deuxà trois piés, à tige cylindrique de deuxlignes de diamètre, rampante dans presquetoute sa longueur , & produisant à desintervalles de deux à quatre pouces , desnœuds d’où sortent des feuilles opposéesdeux à deux , en croix, Sc au dessousd'elles un faisceau de racines fibreuses ,capillaires, d’un pouce environ de lon-gueur. Les feuilles font elliptiques, longuesd’un pouce : moitié moins larges, rudesau toucher , verd-brun ou rougeâtres ,obtuses à leur extrémité supérieure, qui estcrenelée ou marquée de cinq à sept dente-lures , Sc pointues à leur extrémité infé-rieure , par laquelle elles font attachées àla tige, en se réunissant pour former autourd'elle une eípcce de petite gaîne fans aucunpédicule. De leur aisselle il fort ordinaire-ment quatre feuilles plus petites, qui lesíontparoître comme verticillées ou étagées,Sc une branche d’un côté , & une tête defleurs de l’aurte , de forte que les branches6c les têtes de fleurs se trouvent disposéesalternativement: on voit aussi de ces têtesde fleurs au bout de certaines branches,sur-tout lorsqu’elles sortent dans le tempsoù la seve commence à s’arrêter. Avantleur développement les feuilles font pliéesen deux,& ainíìopposées par leur tranchant.
Les tetes de fleurs font d’abord hémi-sphériques ou sphéroïdes, de trois lignes dediamètre , lorsque leurs premieres fleurs ,c eít-a-dire celles dson bas, commencent às epanouir ; puis elles s’alongent jusqir’àhuit lignes, fous la forme d’un épi ovoïdeobtus aux deux bouts, du même diamètrede trois a trois lignes & demie : 1 e pédun-cule qui les porte est cylindrique, Sc n’agueœ que cette longueur. Chaque tête estformee de 1 assemblage de cent fleurs ouenviron, purpurines, tuilées, sessles, con-tigues, extrcmemenc ferrées , accompa-gnées chacune d une écaille tuilée , & quis'ouvrent dix à douze en même temps, parTome I,
A D A 48 l
étages en anneau successivement. Le calicede chaque fleur forme un tube court à deuxdivisions, qui enveloppe une corolle à tubecourt, dont le bord évâsé est crenelé decinq divisions irrégulieres , 8 c qui porte ason milieu quatre étamines très-courtes ,dont deux font plus hautes. Au centre ducalice est un disque orbiculaire , qui sup-porte un ovaire sphéroïde surmonté d’unstyle & d’un stigmate orbiculaire , qui luiest implanté non pas fur le milieu, maisfur le côté Sc obliquement. Cet ovaire ,en grandissant, devient sphéroïde un peucomprimé, d’abord verd - clair , ensuiteblanchâtre au moment de la maturité ,avec un sillon longitudinal au milieu ; parlequel il se sépare en deux capsules hémi-sphériques , qui ne contiennent chacunequ’une feule graine de même forme.
Qualités. Toute la plante a une faveuramere qui est acre dans les racines Sc aqueusedans les feuilles. Ses fleurs n’ont aucuneodeur.
Usages. Les Indiens regardent son succomme l’antidoteleplus souverain contre lamorsure du serpent cobra-capella, pourlaquelle ils le font boire avec un peu depoivre en poudre.
Remarque. Le nom du feu M. Lippin’étant point connu dans l’Inde , nouscroyons que les Botanistes nous saurontgré d’avoir rendu à cette plante son nomadalì , sous lequel les Brames Sc autresIndiens seront à portée de les entendre ,& de la leur procurer dans le besoin , nousréservant la faculté de donner le nom deM. Lippi, qui a bien mérité de la bota-nique , à quelqu’autre plante qui n’aurajamais encore été baptisée ; car on ne sau-roit trop éviter la multiplicité des noms dansune science aussi étendue que la botanique.( M. Adanson.)
ADALIDES, f. m. plur. ( Hist. mod. )Dans le gouvernement d’Espagne ce font
des Officiers de Justice qui connoifîênt de
toutes les matières concernant les forcesmilitaires.
Dans les loix du Roi Alphonse, il e stparlé des Adalides comme des magistersétablis pour diriger la marche des troupesSc veiller fur elles en temps de guerre.Lopez les représente comme une sorte de