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Tome premier.
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en ont un grand nombre , prudens , f dix,firax, teriax, &c.

En François nos adjcâifs font terminés:i°. ou par un e muet, comme J âge , jidde,utile , facile , habile , timide , riche , ai-mable , volage , troisième , quatrième , Sec.alors Yadjeâif ten également pour le mas-culin & pour le féminin ; un amant fidele ,tine femme fidele. Ceux qui écrivent jidel,util , font la même faute que s'ils écri-voient fag au lieu de sage , qui fe dit ég a-lement pour les deux genres.

r". Si Yadjeâif est terminé dans íti pre-mière dénomination par quelqu’auire lettreque par un e muet, alors cette premiereterminaison sert pour le genre masculin :pur , dur , brun , savant , fort , bon.

A l'égard du genre féminin,il faut distin-guer : ou Yadjeâif fmk au masculin par unevoyelle, ou il est terminé par une consonne.

Si Yadjeâif 'masculin finit par toute autrevoyelle que par un e muet, ajoutez seule-ment l’e muet après cette voyelle , vous■aurez la terminailon féminine de \'adjec-tif : sensé , sensée; joli , jolie ; bourru ,bourrue.

Si Yadjeâif masculin finit par une con-sonne , détachez cette consonne de la lettrequi la précede, & ajoutez une muet à cetreconsonne détachée, vous aurez la terminai-son féminine de Yadjeâif: pur , pu-re ;saint , sain-te ; sain , fai-ne ; grand, gran-de ; sot , sot-te ; bon , bon-ne. •

Je lais bien que les maîtres à écrire, pourmultiplier les jambes dont la fuite rend-récriture plus unie & plus agréable à lavue, ont introduit une seconde n dansbo-ne , comme ils ont introduit une mdans ho-me : ainíi on écrit communémentbonne, homme , honneur , ôcc. mais ceslettres redoublées sont contraires à l'ana-logie, & ne servent qu'a multiplier les dif-ficultés pour les errangers & pour les gensqui apprennent à lire.

11 y a quelques adjectifs qui s’écartent dela réglé : en voici le détail.

On disoit autrefois au masculin bel, nou-ve., fol , mol , & au f-éminin selon laréglé , belle , nouvelle , folle , molle ; cesféminins le sont conservés : mais les mas-culins ne sont en usage que devant une■Voyelle j un bd homme, un nouvel amant ,

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un fol amour : ainsi beau , nouveau , fou ,mou , ne forment point de féminin : maisEspagnol est en usage, d’où vient Es-pagnole-, selon la réglé générale, blanc faitblanche ; franc , franche ; long fait longue ;ce qui fait voir que le g de long est le § fortque les modernes appellent gue ; il est bondans ces occasions d'avoir recours à l'ana-logie qusil y a entre Yadjeâif & le subs-tantif abstrait : par exemple , longueur ,long , longue ; douceur , doux douce ;jalousie , jaloux , jalouse ; fraîcheur , frais ,fraîche ; sécheresse , sec , fecke.

Le fú le v sont au fond la même lettredivilée en forte & en foible ; le f est laforte , 6c le v est la foible : delà naïf,naïve ; abusif , abusive ; chétif, chétive ;défensif , défensive ; pasiif, pajsive ; négatif,j négative ; purgatif , purgative , Sec.

On dit mon , ma ; ton , ta ; son , fa :mais devant une voyelle on dit égalementau féminin mon , ton , son ; mon ame,ton ardeur , son épée : ce que le mécha-nifme des organes de la parole a introduitpour éviter le bâillement qui (e servit à larencontre des deux voyelles, ma ame ,ta épée, sa épouse ; en ces occasions , son ,ton , mon , sont féminins, de la mememaniéré que mes , tes , fis , les , le lontau pluriel , quand on dit, mes filles, lesfemmes , & c.

Nous avons dic que Yadjeâif doit avoirla terminailon qui convient au genre quel’ufage a donné au substantif : fur quoi ondoit faire une remarque singulière , fur lemot gens-, on donne la terminaison fémi-nine à Yadjeâif qui précede ce mot, & lamasculine à celle qui le suit, sot-ce dansla même phrase ; il y a de certaines gensqui font bien sots.

A l'égard de la formation du plurier,nosanciens grammairiens disent qu'ajoutant sau singulier , nous formons le pluriel, bon,bons. ( Acheminement a la Langue Fran-çoise par Jean Majfet. ) Le même auteuroblèrve que les noms de nombre qui mar*-quenc pluralité, tels que quatre , cinq , six,Jept , &c. ne reçoivent point s , exceptévivgt & cent , qui ont un pluriel : quatre-vingts ans , quatre cents hommes.

Telle est auilì la réglé de nos modernes :ainsi on écrit au singulier bon , êiau pluriel