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Tome premier.
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ADJ

n*est point ouvert. Pour entendre ce quesignifient ces expressions , purger 1e douaire ,les dettes , les hypothéqués , voye{ au motPurger. ( H)

ADJUGER , v. a. ( Turisprud. ) c’est ju-ger en faveur de quelqu'un, conformémentà les prétentions. Il signifie aussi donner lapréférence dans une vente publique au plusoffrant &c dernier enchéristeur; & dans uneproclamation d’ouvragesou entreprises aurabais, à celui qui demande moins. ( H )

ADJURATION , f. í.iThéol.') comman-dement ou injonction qu'on fait au démonde la part de Dieu , de sortir du corps d'unpossédé , ou de déclarer quelque chose.

Ce mot est dérivé du Latin adjurare, con-jurer , solliciter avec instance ; & l'on aainsi nommé ces formules d'exorcifme ,parce qu'elles font presque toutes conçuesen ces termes : adjuré te ,spiritus immunde ,per Deum vivum , ut , &c. V, Exorcisme ,Possession , 6’c. ( G )

ADJUTORIUM, f. est le nom qu’ondonne en Anatomie , à l’os du bras, ou al’humerus. Uoyrç Humérus. C L )

ADMETE , ( Myth. ) roi de Pheres enThessalie , fat un des Argonautes, & undes chasseurs de Calydon ; il étoir cousin deJason. Apollon ayant été chaste du ciel,fut contraint de fe mettre au service de ceprince, pour avoir foin de fes troupeaux.Le bon accueil que lui fit le roi, l’engageadans la fuite à devenir le dieu tutélaite defa maison. Admete étant menacé de la mort,Apollon trompa les Parques, & le déroba àleurs coups ; mais il fut dit que quelqu'au-tTeprendroit fa place au tombeau. Le roi eutbeau sonder f es amis ou fes proches ,»mêmeson pere & fa mere qui étoient très-vieux,personne , excepté son épouse Alcefte , nevoulut sacrifier fes jours pour sauver ceuxà' Admete. ( t )

Admete , C Myth. ) fille d’Euristhée ,inspira à son pere l’ordre qu'il donna àHercule de lui apporter la ceinture de lareine des Amazones, parce que cette fa-meuse ceinture avoir tenté Admete. Athé-née raconte de certe princesse une his-toire singulière. Admete s'étant enfuid’Argos , aborda à fa m os , & croyantdevoir l’heuveux lùccèsde fa fuite à Junon,elle voulut prendre foin de son temple. Les

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Argîens irrités de fa fuite, promirent d descorsaires Tyrréniens une bonne sommed'argent, s’ils pouvoient enlever du Templede Samos la statue de Junon , espérant defaire porter à Admete la peine de ce vol, Scd'en tirer vengeance par les mains des Sa-miens. Ces corsaires volèrent la statue,l’emporrerent fur leur vaisseau , & leverentl’ancre pour fe retirer au plus vire.en ramantd'une grande force ; mais quelque essorequ’ils pussent faire, ils n’avançoient point,& demeuraient toujours en même place ;croyant que c'étoit une punition divine , ilsmirent la statue à terre , faisant quelquescérémonies autour d’elle pour appaifer ladéesse. Admete s’apperçut au point du jourque la statue manquoit, en donna avis auxSamiens, qui l’allercnt chercher de touscôtés , &c la trouvèrent enfin fur le bord dela mer. Ils crurent que Junon , de son pro-pre mouvement, avoir voulu s’enfuir aupays des Cariens , & de peur qu’elle neprit une seconde fois la fuite , ils la lierentavec des branches d’arbres. Admete vintensuite, délia la statue , expia le crime desSamiens , & remit Junon en fa place ordi-naire. Depuis ce temps-là les Samiens por-toient tous les ans la statue de Junon aubord de la mer , la lioient comme la pre-mière fois, & célébraient une fête qu'ilsappelloient Tenea , parce qu’ils avoienctendu des branches d'arbres autour de lastatue. ( t )

* ADMETTRE , RECEVOIR. Onadmet quelqu'un dans une société particu-lière ; on le reçoit à une charge , dans uneAcadémie : il suffit pour être admis d’avoírí'entrée libre ; il faut pour être reçu du cé-rémonial. Le premier est une faveur accor-dée par lez personnes qui composent lasociété, en conséquence de ce qu'elles vousjugent propre à participer à leurs destèins,à goûter leurs occupations, & à augmenterleur amusement ou leur plaisir. Lc fécondest une opération par laquelle on achevede vous donner une entiere possession , &cde vous instaler dans la place que vousdevez occuper en conséquence d'un droitacquis, soit par bienfait, soit par élection ,soit par stipulation.

Ces deux mots ont encor,e dans un usageplus ordinaire , une idtc commune qui les

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