Band 
Tome premier.
Seite
516
JPEG-Download
 

516 A D M

rend synonymes. Il ne faut pas alors cher-cher de différence entr’eux, qu’en ce quW-tncttre semble supposer un objet plus intime8c plus de choix ; & que recevoir paroîtexprimer quelque chose de plus extérieur8c de moins libre. C’est par certe raisonqu’on pourroit dire que l'on est admis àl’Académie Françoise , & qu’on est reçudans les autres Académies. On admet dansíà familiarité 8c dans fa confidence ceuxqu on en juge dignes ; on reçoit dans lesmaisons 8c dans les cercles ceux qu’on y pré-sente ; où l’on voit que recevoir dans ce sensn’emporte pas une idée de précaution quiest attachée à admettre. Le ministre étrangerest admis à l’audience du prince , & le Sei-gneur qui voyage est reçu à fa cour.

Mieux l’on veut que les sociétés soientcomposées , plus l’on doit être attentif àen bannir les esprits aigres, inquiets, 8cturbulens, quelque mérite qu’ils aient d’ail-leurs ; à n’y admettre que des gens d’uncaractère doux & liant. Quoique la probité8c la íagesie fastent estimer, elles ne fontpas recevoir dans le monde ; c’est la préro-gative des talens aimables 8c de l’eípritd’agrément.

ADMINICULE, s. m. en Droit , est cequi forme un commencement de preuve ,ou une preuve imparfaite ; une circonstanceou une conjecture qui tend à former ou àfortifier une preuve.

Ce mot vient du Latin adminìculum , quisignifie appui , échalas.

Les Antiquaires se servent du mot admi-nicules , pour signifier les attributs ou orne-mens avec lesquels Junon est représentéesur les médailles. Voye^ Attribut & Sym-bole. ( H )

ADMINISTRATEUR , f. m. ( Jurisp.)est celui qui régit un bien comme un tuteur,curateur , exécuteur testamentaire. Voye{Administration, Exécuteur testamen-taire. Les peres font adminijìrateurs nésde leurs enfans.

On appelle singulièrement adminìstra-teurs , ceux qui régissent les biens desHôpitaux. Voye^ Hôpital.

Si une femme est chargée d’une admi-nistration , on l’appelle adminijiratricc ,8c elle est obligée à rendre compte commele servit l’ administrateur. ( H)

A D M

ADMINISTRATION , f. f. ( Jurisp. )est la gestion des affaires de quelque par-ticulier ou communauté , ou la régie d’un.bien. Voye[ Gouvernement, Régie.

Les Princes indolens confient Vadminis-tration des affaires publiques à leurs minis-tres. Les guerres civiles ont ordinairementpour prétexte la mauvaiíe administration ,ou les abus commis dans 1 exercice de laJustice , ùc.

Adminiflraúon se dit singulièrement de ladirection des biens d’un mineur ; ou d’uninterdit pour fureur, imbécillité , ou autrecausé , 8c de ceux d’un Hôpital, par untuteur, un curateur, ou un administrateur.Voyet^ Mineur , Pupille, Tuteur , Cu-rateur , Administrateur , 6 'c.

Administration se dit auífi des fonctionsecclésiastiques. C’est au Curé qu’appartientexclusivement à tout autre, Y adminiflration.des Saoremensdans fa paroisse, v. Curé,Paroisse , &c. On doit refuser Yadminis-tration des Sacremens aux excommuniés.Voye^ Excommunication.

En matière bénéficiale, on distingue deuxsortes àY administration , l’une au temporel,8c Faune au spirituel. Celle-ci consiste dansle pouvoir d’excommunier, de corriger, deconférer les bénéfices : Faun e dans l’exerci-ce des droits 8c prérogatives attachées aubénéfice. Voye^ Temporalité.

Administration S emploie aussi au Palaiscomme synonyme à fournissement : ainsil’on dit administrer â.ei témoins,des moyens,des titres , des preuves, (if)

ADMIRABLE , adject. ( Médecine. )épithete que des Chymistes ont donnée, parhyperbole , à quelques-unes de leurs com-positions ; tel est le íel admirable de Glauber.On Fa appliquée généralement à toutes les.pierres factices 8c médicinales : en voiciune dont M. Lemeri donne la description àcause de fes grandes qualités.

Pulvérisez , mêlez ensemble du vitriolblanc, 18 onces ; du sucre fin, du salpêtre,de chacun 9 onces ; de l’alun , 1 onces ;du sel ammoniac , 8 gros ; du camphre ,1 onces. Mettez le mélange dans un pocde terre vernistè ; humectez le en consis-tance de miel avec de l’huile d’olive ; puismettez fur un petit feu , faites dessécherdoucement la matière julqu’à ce qu’elle aie