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Tome premier.
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pris la dureté d’une pierre ; gardez-la cou-verte , car elle s’humecte aisément.

On observera de modérer le feu danscette opération , à cause de la volatilisé ducamphre : mais quelque foin que l'on yapporte , il s’en dissipe toujours une grandequantité.. On en ajoutera à cause de celaquelques'grains dans la pierre , lorsqu J ons’en lérvira.

Cette pierre est détersive , vulnéraire,astringente : elle résiste à la grangrene, ar-rête le sang , étant appliquée feche ou dis-soute : on l'emploie dans les cataractes encollyre, contre les ulcérés scorbutiques. Onne s’en sert qu’à l’extérieur. ( N)

ADMIRAT1I' , adj. m. ( Gramm. )comme quand on dit un ton admiratif , ungeste admiratif ; c’est-à-dire un ton , ungeste , qui marque de la surprise , de Pad-miration ou une exclamation. En terme deGrammaire , on dit un point admiratif,on dit aussi un point d‘admiration. (Quel-ques-uns disent un point exclamatif ; cepoint se marque ainsi !. Les Imprimeursl’appellent simplement admiratif, & alorsce mot est substantif masculin, ou adjectifpris substantivement, en sous-entendantpoint.

On met le point admiratif, après le der-nier mot de la phrase qui exprime l’admi-ration : que je fuis à plaindre ! Mais si laphrase commence par une interjection ,ah , ou ha , hélas , quelle doit être alorsla ponctuation ; Communément on metle point admiratif d’abord aprés l’interjec-tion : hélas ! petits moutons , que vousétés heureux. Ha! mon Dieu que je souffre:mais comme le sens admiratif ou exclamatifne finit qu avec la phrase , je ne voudroismettre le point admiratif qu’après tous lesmots qui énoncent l’admiration. Hélas ,petits moutons ^ (^uc vous rtos houreux ^Ha , mon Dieu , que je souffre ! Voye 7Ponctuation. ( F )

* ADMIRATION , f. f. ( Morale. )c’est ce sentiment qu’excite en nous 1a pré-sence d’u n objet, quel qu’il soit, intellec-tuel ou physique , auquel nous attachonsquelques perfections. Si l’objet est vraimentbeau , 1 admiration dure ; íi la beauté n J é-toit qu apparente , Y admiration s’évanouitpar la réflexion ; si l’ybjet est tel, que plus

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nous Pexaminons, plus nous y découvronsde perfection , l ‘admiration augmente.Nous n’admirons guere que ce qui est atidessus de nos forces ou de nos connoif-sances. Ainsi Y admiration est fille tantôt denotre ignorance , tantôt de notre incapa-cité : ces principes font si vrais, que ce quiest admirable pour l’un , n’attire seulementpas l’attention d'un autre. 11. ne faut pasconfondre la surprise avec Y admiration.Une chose laide ou belle , pourvu qu’ellene soit pas ordinaire dans son genre , nouscause de la surprile ; mais il n’est donnéqu’aux belles de produire en nous la surprise& Y admiration', ces deux sentimens peu-vent aller ensemble & séparément. Saint-Evremont dit que Y admiration est la marqued’un petit esprit : cette pensée est fausse ;il eût fallu dire , pour la rendre juste , queY admiration d’une chose commune est lamarque de peu d’esprit : mais il y a desoccasions où Pétendue de Y admiration est ,pour ainsi dire , la mesure de la beauté del’ame & de la grandeur de Pesprit. Plus unêtre créé &c pensant voit loin dans la nature ,plus il a de discernement, &c plus iladmire.Au reste il faut un peu être en garde contrece premier mouvement de notre ame à laprésence des objets, & ne s’y livrer quequand on est assuré par ses connoissances ,& sur-tout par des modelés auxquels onpuisse rapporter l’objet qui nous est présent.Il faut que ces modelés soient dstine beautéuniversellement convenue. Il y a des espritsqu’il est extrêmement difficile détonner ;ce font ceux que la Métaphysique a élevésau dessus des choses faites ; qui rapportenttout ce qusils voient, entendent, &c. aupossible , & qui ont en eux-mêmes unmodele idéal au dessous duquel les êtrescréés restent toujours.

Admiration , { Beaux - arts. ) c’estun sentiment vif qui s’éleve dans Pâme àla contemplation d’un objet qui surpassenotre attente. Si l’on y réfléchit bien , ons’appercevra que Yadmìration est toujoursaccompagnée d’une contention d’esprit, quis’essorce de pénétrer la raison de la choseque nous admirons. Plus cette raison paroîccachée, plus Y admiration redouble ; ellemonte au plus haut degré , lorsque ce quenous voyons, semble être contraire à nos