A D M
modiation. Voye ^ ci - dessous A DMO-biation,
A D M O D I A TIO N ou AMODIA-TION , s. f. ( Jurifprud, ) terme de Cou-tumes , visité en quelques provinces poursignifier un bail , dont le prix se paie enfruits par le Fermier , lequel en retientmoitié , ou plus, ou moins, pour lòn ex-ploitation. Amodiation est aulíi synonymeen quelques endroits à bail a ferme , & sedit du bail même , dont le prix se paie enargent.
ADMONESTER , v. act. terme de palais ,c’est faire une légcre correction verbale enmattere de délit. Voyet Admonition.
ADMONITION , s f. terme de Palais ,est une remontrance que fait le Juge en ma-tière de délit au délinquant , à qui il re-montre fa faute , & l’avertit d’êcre pluscirconspect à l’avenir.
Uadmonition est moindre que le blâme ,& n’est pas flétrissante , (ì ce Test qu’ellesoit luivie d’amende ; elle se joint le plusordinairement avec saumoné , & le fait àbuis clos.
Le terme A’admonition s’emploie austì enmatière ecclésiastique , & alors il est syno-nyme à monition Voyer ce dernier. '( H)
ADNATA , adj. f. pris subst, en Ana-tomie , est une membrane épaisse & blan-che qui enveloppe le globe de sceil , &en forme la tunique externe. On sappelieen français coajvnâive. Voye £ Tunique& Conjonctive. C L (
ADNOTATION ( Hist. anc. ) chez lesRomains étoit un referit du prince, signéde sa propre main, & que l’officier desempire, appellé magijlcr memorice , écri-vait. Ce rescrit ne le dtmnoit guerequepour accorder le pardon d’un crime, &n étoit autre choie que ce que nous appel-ions , lettres de grâce. ( L )
ADOLESCENCE, f. f. ( Phyfiolog. )est le temps de l’accroissement dans la jeu-nesse , ou 1 âge qui^ fuit senfance , & quise termine à celui où un homme est formé.Voyci Accroissement & Age, Ce motvient du latin adolefcere , croître.
L état d adolescence dure tant que lesfibres continuent de croître & d acquérirde la consistance, voye ^ Fibre.
Ce temps se compte ordinairement depuis
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quatorze ou quinze ans jusqu'à vingt -cinq,quoique, selon les différentes constitutions,il u lise durer plus ou moins.
Les Romains l'appliquoient indistincte-ment aux garçons & atix filles, & le comp-toient depuis douze ans jufqu’à vingt - cinqpour les uns, & depuis douze jusqu’à vingt& un pour les autres. Voye{ Puberté , 6 c.
Souvent même leurs écrivains emplo-yoient indifféremment les termes de juvenis& adolefcens pour toutes sortes de personnesen decà de quarante-cinq ans.
Lorsque les fibres sont arrivées à un degréde consistance & de tension suffisant poursoutenir les parties, la matière de la nutri-tion devient incapable de les étendre da-vantage , & par conséquent elles ne íau-roient plus croître. Voyc^ Mort. (H )
ADOLIA , f. m. ( Hijl. nat. Bot. ) genrede plante du Malabar, ainsi nommée par lesBrames, & dont R heede a publié une figureallez bonne , mais incomplète , dans sonHortus Malabaricus , volume V. gag. 61 ,planche 31 , sous son nom Malabare kal-vetadagou : les Brames l’appellent ado lia yles Portugais naniàa ferta , & les Hollan-dois b erg craam bejfen.
C’est un arbrisseau toujours verd, quicroît à la hauteur de six pics, entre les ro-chers des montagnes de Teckcncour , furla côte de Malabar, où il fleurit une foisPan, en février, & fructifie en mars.
Sa racine est fibreuse , d'un blanc rouf.feâtre.
Il n’a presque point de tronc, ou pourparler plus exactement , ion tronc qui n’apas deux pouces de diamètre , est garni,presque dès la racine , de branches alter-nes , cylindriques , écartées horizontale-ment , très-étendues, menues, a fiez sou-ples , disposées à - peu - près fur un mêmeplan en éventail, ce qui lui donne un peuPair d’un jujubier ou d’un nerprun. Lesvieilles branches sont, ainsi que le tronc,un peu creuses à leur centre , couvertesd’une écorce cendrée ou blancheâtre , quiest d’un verd rougeâtre & lisse dans lesjeunes. Ce sont celles-ci seulement qui p 0r _cent les feuilles, elles y sont disposées fortserrées alternativement fur un même plan ,de maniéré que le feuillage est applati com-' mç dans le jujubier- par leur sonne elles refi