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Tome premier.
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semblent aífez à celles de l’alaterne ou dunerpuvn , étant elliptiques , pointues auxdeux bouts j longues d'un pouce, de moitiémoins larges , épailles, & cependant mol-les, lisses, luisantes en dessus, ternes endeflous, relevées de nervures, entieresdansleur contour, & portées fur un pédicule aílezcourt, demi-cylíndrique , plat en dessus.

De l’aissellc des feuilles , ou à leur côté ,& quelquefois à leur opposé , sortent tantôtune, tantôt deux , & rarement trois fleursrougeâtres , fort petites, ouvertes en étoilede deux lignes à deux lignes & demie dediamètre, portées fur un pédicule de mêmelongueur. Chaque fleur est composée d’uncalice d’une feule piece, ouvert en étoile ,& partagé jusqu’à ton milieu en cinq dentstriangulaires, équilatérales. Il accompagnel’ovaire jusqu’à fa maturité. Celui-ci est fortpetit & peu sensible au centre du calice; ildevient en mûrissant une baie sphéroïde detrois lignes de diamètre , jaune orangé , àcinq loges qui contiennent chacune un osse-let triangulaire alongé , à dos convexe ,long d’une ligne & demie, blanc d’abord,ensuite rougeâtre , enfin noir.

Qualités. Toute la plante est fans odeur ,mais fes feuilles íônt ameres, & fes fruitsont de l’acidité

Usages. De fes feuilles pilées & cuitesavec l’huile de Sefame, on fait un Unimentdont on frotte le ventre des femmes quiont de la difficulté à accoucher, & on pré-tend que ce Uniment les délivre de bar-rière-faix.

Remarques. Van Rheede nous a laifleignorer si Yadolia a une corolle , le nombrede fes étamines & des styles ou stigmatesde son ovaire ; néanmoins, toit qu’elle aitcinq pétales comme l’alaterne, toit qu'ellen’en ait point, comme le nerprun , ram-nus , il est facile de voir par tous fes autrescaractères, que cet arbrisseau est de la fa-mille des jujubiers, & qu’il forme un genreparticulier voisin de ces deux genres.

Deuxìeme e/pece. Vhtadagou.

Le vétadagou est une autre efpece d’a- 'dolia , figurée pareillement dans YHortusMaìaharicus , à la planche 3 o du cin-quième volume ,page 53. Les Brames l’ap-

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pellent polti, les Portugais nani , les Hol-landois craam-bejsen.

Il différé du précédent en ce qu’il est plusgrand dans toutes fes parties. Il a sept piesde hauteur ; les feuilles plus arrondies, lon-gues d’un pouce & demi; les fleurs blanchesun peu plus grandes, de trois lignes de dia-mètre, à divisions rondes & non pas trian-gulaires , les raies pourpre - noirâtres , dudiamètre de quatre lignes.

On le rencontre dans divers lieux de lacore du malabar mais particulièrement àAngiecaimal ; il fleurit deux fois fan , &porte fes fruits en mars &c en septembre.

Du reste il ressemble parfaitement àYadolia par fes vertus & fes usages. ( M.Adanson. )

ADOLPHE, ou ADOLFE de Naflau ,( Hijìoire a Allemagne. ) vingtième roi ouempereur depuis Conrad I, fils de Walle-ram , comte de Naflàu , & d’Adélaïde deKadzen Elenbogen , est élu le 6 janvier1292 , 8c meurt le 2 juillet r 298.

Ce prince fut élu par les mêmes motifsqui avoient fait élire Rodoiphe , son pré-décesseur : il dut la couronne au peu decrédit de ta famille & à ía valeur. Il avoirpeu de biens & peu de fiefs ; mais il s’étoitdistingué dans plusieurs batailles : on le sa-voir capable de soutenir la gloire de l’Em-pire à la tête des armées, mais trop peupuissant pour l’asservir. Heifs attribue sé-lection d ‘Adolphe au stratagème de l’arche-vêque de Mayence , qui, fe flattant derégner fous son nom, avoir extorqué lesfumages qui penchoient pour Albert d’Au-triche , fils ainé de Rodoiphe. Suivant cetauteur, dont on ne doit pas toujours adop-ter le sentiment, l artificieux prélat, chargéde recueillir les voix, fit croire à chacun desélecteurs, qui étoient divisés, que le plusgrand nombre étoit pour Adolphe. Alorstous, pour faire la cour au prince qu’ils necroyoient pouvoir exclure , lui donnerentleur voix. Albert, le voyant préféré , prêtaferment 8c fe retira en Autriche , après enavoir reçu l’investiture. Mais son ambitionmécontente ne lui permit pas d’y vivre enpaix ; il chercha tous les moyens de mon-ter fur un trône dont il avoit occupé lesdegrés. Une tomme qu ’Adolphe reçut duroi d’Angleterre, qui lui demandoit des

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