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Tome premier.
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apics ravoir pleuré mou , on se livroit auxtransports de la plus vive akgrefle, commes’ìl suc ressuscité. Arsinoë, (deur & femmede Pcolomée Philadelphe , donna dansAlexandrie le spectacle d’une de ces fêtes ;le premier jour elle parut fous la forme ueVénus pleurant fou amant. Le lecond , ellecélébra son retour à la vie, ct le troisième ,gui termina la íolemnité, elle se montrafur un char, traîne par des cygnes. On sai-son iles processions où les femmes pertinentles représentations de cadavre, reiîemblantà un jeune homme. D'atitres tenoient dansleurs mains du bled nouvellement germé,des fleurs nouvelles, des herbes paillantes,symbole d’un jeune prince moiilonné dansion printemps. Phurnutus , Laitance &Macrobe , expliquent cette fable en diiantque la mort d 'Adonis marquoit Léloigise-ment du soleil pendant Pftiver, & son retourau bout de íìx mois vers le pôle du lepten-trion. D’aiîtres prétendent qi \ Adonis déíigne la semence renfermée pendant lìx moisdans les entrailles de la terre , ct qui, parvenant enluite à fa maturité , produit deriches moissons. Son culte ne fut pas lemême chez les différentes nations. On luipréparoit des festins devant les portes & furíes toits ct dans les places publiques.Ce cultedégénéra tn licence , & (ervit de modeleaux laturnales des Romains. (T- n. )Adonis, ( Géogr. Mytkvl. ) fleuve dePhénicie , appelle , par ceux du pays, Na-har - aLab , fleuve du chien. Il prend fasource vers le mont Liban , ct va le rendredans la mer de Syrie , près de la ville deCibler, autrefois nommée Byblos. Il estainíi appeiléd ‘Adonis (Us de Cyniras, roide Chypre , ct favori de Vénus, auquelon avoir bâti un temple fur le bord de cefleuve , où l’on célébroit tous les ans lamémoire de fa mort avec des lamentationspubliques, Lucien rapporte que le jour decerte fête , les eaux de cette riviere paroissoient rouges comme du sang ; parce que àt 1 jour on y avoi. lavé la p’a e d‘Adonis.Ce qui donnoit lieu à cette fable, cest quePeau en devenoit rouge par les fables quele vent y poussoir du mont Liban dans cer-taine saison de Palmée. Ce fleuve divisoitle royaume & le patriarchat de Jérusalemdu côté de Tripoli ct du patriarchat d J Aa-

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tioche. Il y a près de son embouchure dehautes montagnes escarpées, que les géo-graphes appellent chinox , ct qui s’éleventles unes fur les autres. I/empeveur Antoniay fit couper un petit paflàge large de deuxcoudées, & long de quatre stades que l'onnomme le pas du chien ; à cause du fleuveAdonis ou Jíeuve du chien , qui fe jette en cetendroit dans la Méditerranée. ( C. A . )

* Adonis , f. f. C Jardinage. ) forte derenoncule , qui a la feuille de la camomil-le ; fr fleur est en ro!e , les semences sontrenfermées dans des capsules oblongues.On en distingue deux efpeces.

Ray attribue à la graine à’adonis her-tenfis , fore minore , atro , rubente , lavertu de soulager dans la pierre ct dans lacolique.

Et mêlée à l 'adonis ellebori radice ,buphthalmi fore , de tenir la place de hellé-bore , même dans les compostions médi-cinales'.

ADONISEDECH , ( Hif. sacrée. ) roide Jérusalem , fut défait par Joíué avec lesrois fes alliés, dans cette fameuse journéeoù Dieu arrêta le soleil à la priere de Jofué,pour lui donner le temps de compléter favictoire.

ADONY , ( Ge'ogr. ) très-jolie ville dela Tranfllvanie Hongroise. Elle est au piéles montagnes, fur la riviere de Ikretio,dans une situation très-agréable ct dans unpays fertile. Long. 45, iS. lat. 47, l%,( C. A. )

ADOPTIENS , f. m. pi. ( Théo/cg. ) hé-rétiques du huitième siécle.qui prétendoientque Jefus-Christ , en tant q if homme , n'é-toit pas fils propre ou fils naturel de Dieu ,mais feulement son fils adoptif.

Cette secte s’éleva fous Pempire deChar-lemagne vers Pan 783. A cette occasion ,Elipand , archevêque de Tolede , ayantconlulté Félix, évêque d’Urgel, sur la filia-tion de Jésus Christ, celui-ci répondit queJésus Christ, en tant que Dieu , est vérita-blement & proprement fils de Dieu, engen-dré naturellement par le Pere ; mais queJefus-Christ , en tant qu’homme ou fils deMarie , n’est que fils adoptif de Dieu ; dé-cilìon à laquelle Elipand íousorivit.

On tint en 791 un Concile à Narbonne,ou la cause des deux Evcques Espagnols fut