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dilcutée , mais non décidée. Félix ensuitese rétracta , puis revint à ses erreurs ; ScElipand de son coté ayant envoyé à Char-lemagne une profession de foi, qui n’étoitpas orthodoxe , ce Prince fit assembler unConcile nombreux à Francfort en 794 , oùla doctrine de Félix Sc d’Elipaiv .1 fut con-damnée , de même que dans celui de Forhde Pan 795 , Sc peu de temps encore aprèsdans le Concile tenu à Rome fous le PapeLéon III.
Félix d’Urgel passa fa vie dans une alter-native continuelle d’abjurations & de rechûtes, Sc la termina dans Phérésie ; il n’enfut pas de même d’Elipand.
Geoffroi de Clairvaux impute la mêmeerreur à Gilbert de la Potée ; & Scot ScDurand semblent ne s’être pas tout-à-fiútassez éloignés de cette opinion. Wuitaílë ,traité de l’Incarn. part. II. quefl. vìij. art .
1 . pag. %i 6. & fuir. (G)
ADOPTIF , adj. ( Jurisprud. ) est lapersonne adoptée par une autre. Voye{Adoption.
Lesenfans adoptifs , chez les Romains,croient considérés fur ie même pié que les Ienfans ordinaires, &: ils entroientdans tous jles droits que la naissance donne aux enfans jà l’égard de leurs peres. C’est pourquoi il !falloir qu’ils fussent institués héritiers ou jnommément déshérités par le pere , autre-ment le testament étoit nul.
L’Empereur Adrien préférois les enfansadoptifs aux enfans ordinaires, par la rai-son , disoir-il, que c’est le hazard qui nousdonne ceux-ci , au lieu que c’est notrepropre choix qui nous donne les autres.
M. Ménagé a publié un livre d'élogesou de vers adressés à lui-même , intitulé !Liber adoptivus , auquel il a joint quelques jautres ouvrages. Heinsius & Furstembergfde Munster ont aussi publié des livresadoptifs. (n)
ADOPTION, f, f. ( Jurisprud. Ki(l.anc. mud. ) est un acte par lequel un hom-me en fait entrer un autre dans fa famille ,comme son propre fils, & soi donne droità fa succession en cette qualité.
Ce mot vient de adoptare qui signifie lamême chose en latin ; d où on a fait dansla baffe latinité adobare , qui signifie fairequelqu’un chevalier, lui ceindre 1 epée ; j
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d’où est venu aussi qu’on appelloit milesadobatus un chevalier nouvellement fait,parce que celui qui Pavoit fait chevalier étoitcensé en quelque façon Pavoir adopté. V.Chevalier.
Parmi les Hébreux on ne voir pas queP adoption proprement dite ait été en usage.Moyse iPen dit rien dans ses loix ; Sc i’a-doption que Jacob fit de ses deux petits-filsEphraïm Sc Manassé, n’estpas proprementune adoption , mais une eípece de substi-tution par laquelle il veut que les deux filsde Joseph aient chacun leur lot dans Is-raël , comme s ils étoient ses propres fils,Vos deux fils , dit - il , feront à moi ;Ephraïm & Manafì feront réputés commeRuben & Siméon : mais comme il ne donnepoint de partage à Joseph leurfrere , toutela grâce qu’il lui fait, c’est qu’au lieu dsonepart qu'il auroit eu à pat tager entre EphraïmSc Manassé, il lui en donne deux ; l’effecde cette adoption ne tomboit que sur l'ac-croislement ue biens dc de partage entreles enfans de Joseph. Gcnefe xlviij. 5.Une autre espece d ‘adoption usitée dansIsraël, coníistoit en ce que le srere étoitobligé d’épouser la veuve de son frere dé-cédé sans enfans, en forte que lesenfansqui naissoient de ce mariage croient censésappartenir au frere défunt, Sc portoientson nom , pratique qui étoit en usage avantla loi, ainsi qu’on le volt dans l’histoirede Thamar. Mais ce n’étoit pas encore lamaniéré d’adopter connue parmi les Grecs& les Romains. Deut. xxv. 5. Ruth, iv.Matth. xxij. 2.4. Gen. xviij. La fille dePharaon adopta le jeune Moyse , Sc Mar-dociiée adopta Esther pour sa fille.On ignoreles cérémonies qui se pratiquoient dans cesoccasions, Sc jusqu’eù s’étendoient les droitsde l’ adoption : mais il est à présumer qu’ilsétoient les mêmes que nous voyons dansles loix romaines ; c’est-à-dire que les en-fans adoptifs partageoient & succédoientavec les enfans naturels ; qu’ils prenoient lenom de celui qui les adoptoit, Sc palloientsous la puissance paternelle de celui qui lesrecevoit dans fa famille. Exode if i 0 .Efiher. ij. J.
Par la passiondu Sauveur, Sc parla com-munication des mérites de (a mort qui nousfont appliqués par le baptême, nous deve-