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Adoucissement; terme d.’Architec-ture , c’est la liaison d’un corps avec unaun e corps formé par un congé , commePalladio a uni la plinthe de ses baies Do-riques, ioniques, & Corinthiennes, avecla corniche de leurs piédestaux. Ordinai-rement toutes les plinthes extérieures d'unbâtiment s’unissent avec le nu des murspar un adoucijsement , lorsque l’on veutéviter des retraites qui marquent le fruitque doivent avoir les murs à chaque étaged’unédificejquelquefoìsaussi on ne pratiquequ’un talut, glacis , ou chanfrein , pourfaire écouler l’eau , qui séjourneroit sur lasaillie horizontale des plinthes, corniches,impostes, &c. (P)
ADOUÉE , adj. ( Fauconnerie. ) on ditune perdrix adouée , pour une perdrix appa-riée , accouplée.
* ADOUR , ( Géogr. mod. ) riviere deFrance qui prend fa source aux montagnesde Bigorre , & se jette dans la mer par leBoucaut neuf. Il y a en Gascogne deuxautres petites rivières de meme nom quiíe jettent dans la premiere.
* ADOUX , venir adoux. ( Teinture. )Il se dit des fleurs bleues que jette le pastelmis dans la cuve. Voye[ Teint. Le règle-ment de 1669 veut que la teinture des drapsnoirs se faste avec de fort guede , ôc qu’ony mêle six livres d’indigo tout apprêté avecchaque balle de pastel, quand la cuve feraen adoux.
ADR A , ( Géogr. mod. ) petite villemaritime , ôc château fort au royaume deGrenade. Long. 16. lat.36. Il y a encore
d’autres villes de ce nom.
* ADRACHNE, f.s. (Botaniq.') plantecommune dans la Candie fur les montagnesde Leuce , Sc dans d’autres endroits entredes rochers. Elle restemble plus à un buistònqu’à un arbre : elle est toujours verte ; lafeuille restemble à celle du laurier. On nepeut Ben distinguer qu’à l’odorat ; celle deYadrachne ■ sent rien. L’écorce du troncôc des branches est si douce , si éclatante ,si rouge , qu’on la prendroit pour du co-rail. En été elle se fend Sc tombe en mor-ceaux ; alors l’arbriflèau perd ía couleurrouge , ôc en reprend une autre qui tientd u rouge ôc du cendré : il fleurit, ôc portefruit deux fois l’an, Cc fruit est touc-à-fait
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semblable à ceint de ^arbousier : il est bonà manger ; il vient en grappe , & il est dela couleur ôc de la grosseur de la framboise.
* ADRAGANT , la gomme, ( Hifl. nat.Med. & Chym. ) c’est un suc gommeux quiest tantôt en filets longs , cylindriques,entortillés de différente maniéré , sembla-bles à de petits vers ou à des bandes rou-lées ôc repliées de différente maniéré,tantôten grumeaux blancs,transparens, jaunâtresou noirâtres, secs, fans goût, fans odeur ,un peu gluans. Elle vient de Crete, d’Asic,ôc de Grece. La bonne est en vermisseaux ,blanche comme de la colle de poiston,sansordures. Elle découle, ou d'elle-même ,ou par incision , du tronc & des branchesd’une plante appellée tragacantha exoticaflore parvo , texis purpureis flriato. Voyc^_Tragacantha. La gomme adragantanalysée donne du flegme liquide , sansodeur ôc fans goût, une liqueur flegmatique,rousteâtre , d’une odeur empyréumatique,d’un goût un peu acide, un peu amer,comme des noyaux de pêche , ôc donnantdes marques d’un acide violent ; une liqueurlégèrement rousteâtre, soit acide , soit mi-neuse alkaline ; une huile rousteâtre, soitsubtile , soit épaiste : la masse noire restéeau fond de la cornue étoit compacte commedu charbon , & calcinée pendant vingt-huit heures, elle a laillè des cendres grisesdont on a tiré par lixiviation du íèl alkalifixe. Ainsi la gomme adragant a les mêmesprincipes ôc preíqu’en même rapport, quela gomme arabique, v. Gomme Ara-bique. E^le contient cependant un peu plusde lel acide, moins d’huile Ôc plus de terre :elle ne se dissout ni dans l’huile ni dans l’es-prit-de-vin. Elle s’enste macérée dans l’eau;elle se raréfie , & se met en un mucilagej denie, épais, ôc le dilîoívant à peine dans! une grande quantité d’eau ; aussi s’en fert-jon pour faire des poudres, ôc pour réduirele sucre en trochiíques, pilules rotules,gâteaux,tablettes. Elle épaissir les humeurs,diminue le mouvement, enduitde mucositéles parties excoriées, Sc adoucir par consé-Iquentles humeurs. On l’emploie dans lesJ toux seches & acres, dans l’enrouement,| dans les maladies de poitrine causées par11 acreté de la lymphe, dans celles qui vien-i nenc de l’acrimonie des urines, dans la