534 ADR
dylurie, la strangurie,f ulcération des reins.On en unit la poudre avec des incrastàns.& des adoucistàns, & on la réduic enmucilage avec Peau-roso, Peau de fleurd’orange ; on s’en sert rarement à Pex-térieur.
ADRAMMELEC , ( Mythol. Hisi. sa-crée. ) Ce nom est dérivé, suivant Reland,de vet. ling. Pers. c. ix , du Persan , &lignifie feu royal ; selon d’autres il est ab-solument hébreu, & désigne un roi magni-fique. Il se prend dans Pécriture pour unedivinité assyrienne, dont le culte fur intro-duit dans la Samarie, après la transplanta-tion des Cuthéens, & qui fut particulière-ment honorée par les habitans de Sephar-vaiim , iv. Rois. xvij.fçz.
Les rabins Kimchi,Jarchi Abarbabanel,lui ont donné la figure cPun mulet ; lestlialmudistes Babyloniens, celle dsitn paon.Mais leur sentiment n’est pas de grandpoids, lorsqusil s’agit de caractériser lesdivinités des païens, & fur - tout celles desSamaritains, parce qusils se plaisoient à lescharger de traits ridicules &c grotesques.
Les savans conviennent assez générale-ment que les dieux Adrammelec 6c Hana-melec , dont il est parlé au même endroit,étoient la même divinité que Moloch, dieudes Ammonites & des Moabites ; & ilsle prouvent premièrement par les nomsmêmes ; car Melec , Molec , Milcom ,signifient également roi ; & les additionsadrá ou adar & hana , ne sont que desadjectifs destinés à relever les attributs decette divinité. Ainsi adrammelec signifie roimagnifique & puissant du mot 1 na , -&Hanamelec , roi exauçant , du verbe nDy,répondre. On tire une seconde preuve duculte même de ces divinités, qui consistoit,comme celui quson rendoit à Moloch , àfaire passer ses enfans par le feu. ConsultezVoisins , de Idolol. Gentil. Pfeisser , dub.vex. c. iij. Jurieu , Hifl. des dogmes , page§6c). Budíci, Hijl. Eccl. V. T. t. ij, page5'ic). Selden , de Diis Syris. L. II. c. ix.(C.C.)
Adrammelf.ch , fils de Sennacherib.Lui & Sarazar sou frere tuerent leur pere àson retour de Jérusalem , où fange exter-minateur lui avoir tué cent quatre-vingt--cinq mille hommes. Leur frere Asar-addon
ADR
•s’empara du trône , & les deux parricidesse réfugièrent dans PArménie.
* ADRANUS , f. m. ( Myth. ) Dieuparticulier à la Sicile, & à la ville d’Adranqui portoit son nom. On Padoroit danstoute l’ifle , mais spécialement à Adi an.
ADRAST£ , ( Hifl. anc. Mythol. ) sucun des ces infortunésqui vivent déchirés deremords , fans s'êrre rendus coupables. Iltua par imprudence son frere ; & quoiquece meurtre fùt involontaire , il fut bannipar son pere Gordius, roi de Phrygie , 8cfils de Midas. Après avoir long-temps erréfans patrie , il se réfugia à la cour de Crésus,roi de Lydie , qui le reçut comme le filsd’un roi, dont il étoit Pallié & Pami ; maisil n’exerça envers lui Phospitalité, qu’aprèsqu'rl se fùt soumis aux purifications usitéesen Lydie par les meurtriers qui vouloient sefaire absoudre. Un sanglier monstrueux dá-soloit alors le territoire d'Olympe , & lesplus intrépides chasseurs n osoient estayercontre lui leurs traits. Les habitans conster-nés firent supplier Crésus de leur envoyer sonfils à la tête d’une jeunesse courageuse, pourles délivrer de ce fléau. Le monarque effrayépar un songe où il avoit vu son fils Atispercé dsirn dard, consentit avec répugnanceà leur demande. Il fit appeller Adrafle qui,depuis son malheur , s’étoit condamné àvivre fans gloire & fans éclat , 8c il lui an-nonça qu J il Pavoit choisi pouraccompagnerion fils avec une troupe d’élite , & tout sonéquipage de chasse. Dès qusil furent arrivésfur le mont Olympe, ils poursuivirent sansrelâche Panimal furieux. Adrafle qui venoicd'être purgé d’un meurtre, lance un traiequi perce le malheureux Atis , qusil nevoyoit pas. Crésus inconsolable de la perted’un fils, implore les vengeances de Jupiterexpiateur , & il se plaint au dieu de Phos-pitalité , d’un coup porté par un étrangerqusil avoit reçu dans fa maison, & qusilvenoit d’abloudre. Adrafle , plus affligéque ce pere , se présente devant lui , & lesollicite de le faire égorger sur la tombe deson fils. Crésus touché de fa douleur & dcson désespoir , fut assez généreux pour luitpardonner. Adrafìe honteux de survivre àson frere , & au fils de son bienfaicteur ,ne voulut pas que ses meurtres restassentimpunis. Il assisté à la pompe funèbre