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d’Acis ; & à la fin de la cérémonie , ìl s’é-lance fur la tombe qu’il arrose de fes lar-mes , & fe plonge un poignard dans le sein.C T-n. )
Adraste , ( His, anc. ) roi d'Argos ,
étoit tìls de Talaiis, & petit-fils par fa merede Polibe., roi de Sicíone. Ce fut dans laguerre de Thebesqu’ii sic son apprentissagemilitaire; & de tant de chefs qui embraííe-rent la querelle des deux frétés, il fut leseul qui ne périt pas. Quoique fa valeur luidonnât une place parmi les héros de sonsiécle, il étoit plus estimé encore par lafageífe de son administration. La mort deson pere & de son beau-pere sir paíscr dansfes mains les sceptres d"Argos & deSicione.Alors la royauté ne lui parut point une sté-rile décoration ; & pour être grand roi, ilvoulut être citoyen. La félicité dont il fitjouir fes sujets, lui mérita les honneurs deí'apothéose : on lui érigea un temple & desautels. Le culte qu’on lui rendis, subsistajusqu’autemps de Clistene,tyran deSicione,qui Pabolit, parce que le souvenir des vertusde ce prince étoit une censure de la duretéde son gouvernement. Adrafle avoir deuxfilles qu’il ne voulut point marier,fans avoirconsulté Poracle. La réponse qu’il en reçut,alarma fa tendresse. Le prêtre répondit quel’une épouscroit un sanglier, &c l’autre unlion. Quelque temps aprés Polynice leThébain parut à la cour de Sicione , cou-vert de la peau d’un lion ; vêtementd’Hetcule , dont il fe diloit descendu. Surces entrefaites le prince de Calidon arrivavêtu d’une peau de sanglier que son frétéMéléagre avoir tué. Adrajìe leur donna sesfilles, persuadé que c’étoient les deux épouxque Poracle avoir désignés. Le chevalà’Adrajìe, nommé Arion , a joué un grandrôle dans le pays des fables. On lui donneune origine miraculeuse , en assurant queNeptune, d’un coup de trident, le fit sortirde la terre, auprès d’Athenes. Vautres ledisent fils du Zéphyre, pour marquer fa lé-gèreté , ou peut-être pour accréditer Popínion que les jumens deviennent fécondes,en le tournant du côté du vent. On ajoutequ il avoir Pinrelligence & la parole hu-maine : hyperbole qui sc réduit à le faireregarder comme un cheval docile & biendressé. ( T-n, )
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ADRASTÉE, f. f. C JlfyfA. )une desMelisses ou Nymphes qui nourrirent Ju-piter dans Pantre de Dicté. V. Melisses.
* ADRASTEE ou ADRASTIE, f.s.
( Myth . ) divinité autrement appeilée Né-méjìs , fille de Jupiter & de la Nécessité,ou selon Hésiode, de la Nuit: c’étoit lavengeresse des crimes. Elle examinoit lescoupables du haut de la fphere de la luneoù les Egyptiens Pavoient réléguée.
* Adrastée ou Adra&tie , ( Géogr.anc. ) étoit encore le nom d’une ville dela Troade, bâtie par Adraste fils deMérops.
* ADRESSE , souplejj'e , finesse , ruse ,artifice , considérées comme synonymes.
Adresse , art de conduire fes entreprisesde maniéré à réussir. Souplesse , dispositionà s’accommoder aux conjonctures. F messe,façon d’agir sécrété & cachée. Ruse , voieoblique d’aller à fes fins. Artifice , moyeninjuste , recherché, & plein de combinai-son , d’exécuter un dessein : les trois pre-miers sc prennent souvent en bonne part;les deux autres toujours en mauvaise. Ua-dreffe emploie les moyens ; la souplesse éviteles obstacles; la finesse ssinsinue impercep-tiblement ; la ruse trompe ; Yartifice sur-prend. Le négociateur est adroit ; le cou»tisan souple ; Pespion rusé ; le flatteur &le fourbe artificieux. Maniez les affaires1 difficiles avec adresse : usez de souplesseavec les grands : soyez fin à la cour : nesoyez rusé qu’en guerre : laissez Y artificeaux méchans.
Adresse , f. f. ( His. mod. ) expressionsingulièrement usitée en Angleterre , oùelle signifie placet, requête ou remontranceprésentée au roi au nom d’un corps, pourexprimer ou notifier scs fentimens de joie ,de satisfaction , 6’c. dans quelque occasionextraordinaire. Ce mot est François : il estformé du verbe adresser , envoyer quelquechose à une personne.
On dit en Angleterre, Y adresse des Lords,Vadreffe des communes. Ces adresses com-mencèrent à avoir lieu fous l’administrationtPOlivier Cromwel. A Paris, le lieu oùs’impriment & fe débitent les gazettes estappellé Bureau d’adresse, (h)
Adresse , f. f. ( Comm. ) suscriptionqu’on met fur le dos d’une lettre missivepour la faire tenir, ou par la poste ou