Band 
Tome premier.
Seite
542
JPEG-Download
 

54* ADV

ment: docliùs, plus savamment ; doclìf-fimì , très-íavamment ; fortiter , vaillam-ment ,fortins, plus vaillamment j sortisìmì,très-vaillammenc.

H y a des mots que certains Grammai-riens placent avec les conjonctions, & qued'aucres mettent avec les adverbes : mais sices mots renferment la valeur d’une prépo-sition Sc de son complément, comme quia,parce que ; quapropter , c'est pourquoi, &c.ils font adverbes ; Sc s'ils font de plus l’officede conjonction, nous dirons que ce fontdes adverbes conjonctifs.

Il y a plusieurs adjectifs en Latin & enFrançois qui sont pris adverbialement ,tranfverfa tuentibus hircis , où tranfverfaest pour tranfversè, de travers ; il sent bon.,il sent mauvais , il voie clair , il» chantejuse , parles bas , parler haut , frapperfort. (F)

ADVERBIAL, ALE, adjectif, termede Grammaire ; par exemple , marcher àtâtons , iter prcctentare baculo , on dubiomanuum conjeâu : a tâtons, est une ex-pression adverbiale ; c'est-à-dire qui estéquivalente à un adverbe. Si l’ulàge avoirétabli un seul mot pour exprimer le mêmesens, ce mot íêroit un adverbe ; mais com-me ce sens est énoncé en deux mots, on ditque c^estune expression adverbiale. Hen est dememe de vis-à-vis, & tout-d’un-coup, tout-à-coup , a coup-sur, qu'on exprime en latinen un seul mot par des adverbes particu-liers , improvise , subito , certo , & tout-de-bou , séria , &c-

ADVERBIALEMENT , adv. c'est-à-dire , à la maniéré des adverbes. Par exem-ple , dans ces façons de parler , tenir bon ,tenir ferme ; bon Sc ferme sont pris adver-bialement , confanter perfore s sentir bon,ternir mauvais ; bon Sc mauvais sont encorepris adverbialement, benì , ou jucundì olere,mâle olere.

ADVERSAIRE , f. m. ( Jurifprud. )roye^ Antagoniste, Opposant,Combat , Duel , & c .

Ce mot est formé de la préposition latineadverfùs , contre , composée de ad , vers ,Sc vertere , tourner. Il signifie au Palais lapartie adverse de celui qui est engagé dans,in procès.

ADVERSATIF, IVE , adj. terme de

ADV

Grammaire , qui Ce dit d'une conjonctionqui marque quelque différence , quelquerestriction ou opposition , entre ce qui luit& ce qui préceae. Ce mot vient du latinadverfùs , contraire , opposé.

Mais est une conjonction adverfitive : ilvoudroit savoir, mais il n'aime pas Pétude.Cependant , néanmoins , pourtant , sont desadverbes qui font auíïì Postìce de conjonc-tion adverj'ative.

Il y a cette différence entre les conjonctionsadverfatìves Sc les disjonaives , que dansles adverfatìves le premier sens peut sub-sister sans le second qui lui est opposé ; aulieu qu’avec les disjonclives , l'esprit con-sidéré d'abord les deux membres ensemble,& ensuite les divise en donnant l'alterna-tive , en les partageant Sc les distinguant,ces le soleil ou la terre qui tourne. C'e(lvous ou moi. Soit que vous mangie[ , soitque vous buvie £. En un mot, Y adverj'ativerestraint ou contrarie , au lieu que la dis-jonclive sépare ou divise. C F)

ADVERSE , adj. ( Partie ) terme dePalais, signifie la partie avec laquelle onest en procès, voye^ Adversaire,

* ADVERSITÉ , f. f. ( Gramm. ) Cemot, au singulier , signifie un état d'infor-tune ou de malheur q réprouve l'hommepar un ou plusieurs accidens fâcheux ; lesadversités sont des accidens malheureux ;

adversité une continuité de malheurs.

* Adversité , ( Morale. ) " La raisonveut que l'on supporte patiemment Vadver-sité, qu'on n'en aggrave pas le poids pardes plaintes inutiles ; qu’on n’estime pas leschoies humaines au delà de leur prix ; qu'onn’épuise pas à pleurer ses maux , les forcesqu’on a pour les adoucir ; & qVenfin l'onsonge quelquefois qu’il est impossible àl’homme de prévoir l’avenir , Sc de se con-noître assez lui-même pour savoir si ce quilui arrive est un bien ou un mal pour lui.C’est ainsi que se comportera l'homme ju-dicieux Sí tempérant, en proie à la mau-vaise fortune. II tâchera de mettre à profitses revers même , comme un joueur pru-dent cherche à tirer parti d'un mauvaispoint que le hasard lui amene ; & sans selamenter comme un enfant qui tombe Scpleure auprès de la pierre qui l'a frappé , il

î saura porter, s’il le faut, un fer salutaire à