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humaine, comme l’a observé M. Dodart.Voye^ Foctus & Embryon.
Les Anabaptistes ne donnent le baptêmequ’aux adultes. Voye\_ Baptême & Ana-baptiste.
ADULTÉRATION , f. f. terme deDroit , est Faction de dépraver ôc gâterquelque chose qui est pur, en y mêlantd’autres choses qui ne le font pas. Ce motvient du latin adulterare , qui signifie lamême chose. Ce n’est pas un mot reçudans le langage ordinaire : on dit plutôtaltération.
Il y a des loix qui défendent Yadultéra-tion du café, du thé, du tabac, soit en,bout, soit en poudre ; du vin , de la cire,de la poudre à poudrer les cheveux.
C’est un crime capital dans tous les paysd 'adultérer la monnoie courante. Les an-ciens le punistoient avec une grande sévé-rité : les Egyptiens faisoient couper les deuxmains aux coupables ; le droit civil les con-damnoit à être exposés aux bêtes ; l’empe-reur Tacite ordonna qu’ils feroient punisde mort ; & Constantin , q Cils feroientréputés criminels de lefe-majesté. Parminous, Y adultération des inonnoies est uncas pendable. V.- Monnoie , Espece.
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Adultération , ( Pharmacie. ) estl’action de falsifier un médicament, en yajoutant quelque chose qui en diminue lavertu , ou en le mêlant avec quelqu’autrequi, ayant la même couleur, n’est pasaustìchere. Les poudres font sujettes à adultéra-tion par la difficulté que l’on a à s’en apper-cevoir à l’inspection.
Il est d’une conséquence infinie pour lesmalades de ne point acheter les médica-mens des coureurs de pays, qui les vendentadultérés. (N)
ADULTERE, est l’insidélité dune per-sonne mariée, qui au mépris de la foiconjugale qu’elle a jurée, a un commercecharnel avec quelqu’autre que (on épouseou son époux ; ou le crime d’une personnelibre avec une autre qui est mariée. Koye{Fornication, Mariage. (íí)
Adultéré, {Morale.) Je ne mettraipas ici en question si {'adultéré est un crime,Ôc s’il défigure la société. Il n’y a personnequi ne sente en fa conscience que ce
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n’est pas la une question à faire, s’il n'af-fecte de s’étourdir par des raisonnemensqui ne sont autres que les subtilités del'amour propre. Mais une autre questionbien digne d’être discutée , & dont la so-lution emporte auífi celle de la précédente ,seroit de savoir lequel des deux fait le plusde tort à la société, ou de celui qui dé-bauche la femme d’autrui, ou de celui quivoit une personne libre , & qui évite d’asforer Pétât des enfans par un engagementrégulier.
Nous jugeons avec raison, & conformé-ment au sentiment de toutes les nations,que Y adultéré est, après l’homicide, le pluspunillablede tous les crimes, parce qu’ilest de tous les vols le plus cruel, & unoutrage capable d’occasionner les meurtres& les excès les plus déplorables.
L’autre eípece de conjonction illégitimene donne pas lieu communément aux mê-mes éclats que Y adultéré Les maux qu’ellefait à la société ne sont pas si appareils:mais ils ne sont pas moins réels , & quoi-que dans un moindre degré d’énormité, ilssont peut-être beaucoup plus grands parleurs fuites.
L ‘adultéré, il est vrai , est l’union dedeux cœurs corrompus & pleins d’in justice,qui devroient être un objet d’horreur l’unpour l’autre, par la raison que deux voleurss’estiment d’autant moins qu’ils se con-noisl'ent mieux. Vadultere peut extrême-ment nuire aux enfans qui en proviennent,parce qu’il ne faut attendre pour eux , niles effets de la tendreílè maternelle, de lapart d’une femme qui ne voit en eux quedes sujets d’inquiétude , ou des repro-ches- d’infidélité ; ni aucune vigilance forleurs moeurs, de la part d’une mere quin’a plus de mœurs, & qui a perdu le goûtde l’innocence. Mais quoique ce soient-làde grands désordres, tant que le mal estsecret, la société en souffre peu en appa-rence ; les enfans sont nourris, & reçoi-vent même une sorte d’éducation honnête.Il n’en est pas de même de l’union paílà-gere des personnes qui sont fans enga-gement.
Les plaisirs que Dieu a voulu attacher àla société conjugale, tendent à faire croîtrelç genre humain ; 6c l’effet foie l’insiitution
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