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advoués ou sous - avocats dans chaque :monastère , ce qui néanmoins fie grand tort <Lux monastères , ces officiers inférieurs yintroduisant de dangereux abus ; auffi fu-rent-ils supprimes au concile de Rheimsen 1148,
A l’exemple de ces Advoués de l’égliso ,on appeila auffi du même nom les maris,les tuteurs, ou autres personnes en généralqui prenoient en main la défense d’un autre.Plusieurs villes ont eu auffi leurs Advoués.On trouve dans l’histoire les Advouésd'Ausbourg, d’Arras, &c.
Les Vidames prenoient auffi la qualitéd 'Advoués ; Sc à st ce qui fait que plusieurshistoriens du viij fiecle confondent ces deuxqualités. Voye%_ Vidame.
Et c’est auffi pourquoi plusieurs grandsseigneurs d’Allemagne , quoique séculiers,portent des mitres en cimier fur leur écu ,parce que leurs peres ont porté la qualitéd ‘Advoués de grandes églises. V. Mitre& Cimier.
Spelman distingue deux sortes à’Advouésecclésiastiques en Angleterre : les uns pourles causes ou procès, qu’il appelle Advocaticaujàrum ; Sc les autres pour l’administra-tion des domaines , qu’il appelle Advocatisoli.
Les premiers étoient nommés par le roi,5 e étoient ordinairement des avocats deprofession , intelligens dans les matièresecclésiastiques.
Les autres qui siibsistent encore, 5 C qu’onappelle quelquefois de leur nom primitifAdvoués, mais plus souvent Patrons, étoientSc font encore héréditaires, étant ceux mê-mes qui avoient fondé des églises, ou leurshéritiers. Voye^ Patrons.
Il y a eu auffi des femmes qui ont portéla qualité d Advoués , Advocatijfce ; Sc en«fret le droit canonique fait mention dequelques-unes qui avoient même droit deprésentation dans leurs églises que les Ad-voués ; Sc même encore à présent , si ledroit de patronage leur est transmis parsuccession , elles l’cxercent comme lesmaies.
Dans un édit d’Edouard III, roi d’An-g.eteue , on trouve le terme d ’Advoué enchef , c est- à-dire patron souverain , quis entend du roi ; qualité qu’il prend encore
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à présent, comme le roi de France la prenddans ses états.
Il y a eu auffi des Advoués de contréesSc de provinces. Dans une chartre de 1187,Berchold duc de Zeringhem est appelleAdvoué de Thuringe ; Sc dans la noticedes églises Belgiques publiée par Miraeus,le comte de Louvain est qualifié Advouéde Brabant. Dans l’onzieme Sc douzièmefiecle, on trouve auffi des Advoués d'Allace,de Souabe , Sic.
Raymond d’Agiles rapporte qtfaprèsqu’011 eut repris Jérusidem fur les Sarrasins,fur la proposition qu’on fit d’élire un roi,les évêques soutinrent, " qu’on ne devoir» pas créer un roi pour une ville où un„ Dieu avoir souffert Sc avoir été cou-» ronné » , non debere ibi eligi Regem ubiDeus Si coronatus cjî, Sec. “ que c’étoit» aíscz d’élire un Advoué pour gouverner» la place , Sic. » Et en effet, Dodechin ,abbé Allemand , qui a écrit le voyage à laterre-sainte du xi j. fiecle , appelle Gode-froy de Bouillon , Advoué du saint Sé-pulcre. ( H )
ADVOUERIE , s. f. C Jurisprud. )qualité d’advoué. Vo\e% Advoué.
Advouerie signifie entr’autres chosesle droit de présenter à un bénéfice vacant.Voye\ Présentation.
E11 ce sens, il est synonyme à patronage.Voye^ Patronage.
La raison pourquoi on a donné au pa-tronage le nom à’advouerie, c’est qn’an-ciennement ceux qui avoient droit de pré-senter à une église , en étoient les protec-teurs Sc les bienfaicteurs, ce qu’on expri-moit par le mot advoué, Advocati.
Advouerie pris pour synonyme à patro-nage , est le droit qu’a un évêque , unDoyen, ou un chapitre , ou un patronlaïque , de présenter qui ils veulent àun bénéfice vacant. Voye^ Vacance &Benefice , Sic-
\Jadvouerie est de deux sortes ; ou per-sonnelle, ou réelle ; personnelle, quand ellesuit la personne Sc esttransmiffiblc à ses en-fans Sc à fa famille,fans être annexée à au-> C un fonds ; réelle , quand elle est attachée: à la glebe & à un certain héritage.
O11 acquiert Vadvouerie ou patronage ,: en bâtissant une église, ou en la dotant.
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