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Lorsque c’est un laïque qui la bâtit oula dote , elle est en patronage laïque. Sic’est un ecclésiastique , il faut encore dis-tinguer ; car s’il l’a fondée ou dotée de sonpropre patrimoine , c'est un patronage laï-que, ruais si c’est du bien de l’église qu’ellea été fondée , c’est un patronage ecclésias-tique.
Si la famille du fondateur est éteinte, lepatronage en appartient au roi, commepatron de tous les bénéfices de ses états, sice n’est les cures, & autres bénéfices à char-ge d’ames qui tombent dans la nominationde 1 ordinaire.
Si le patron est retranché de l’églife , oupar ^excommunication , ou par l’hérésie ,le patronage dort & n’est pas perdu pourle patron, qui recommencera à en exercerles droits dès qu’il sera rentré dans le seinde l’église. En attendant, c’est le roi oul’ordinaire qui pourvoir aux bénéfices va-cans à fa présentation. J r oyc{ Patron.
ADUSTE , adj. en médecine , s'appliqueaux humeurs qui, pour avoir été long-tempséchauffées , font devenues comme brûlées.Ce mot vient du latin adustus , brûlé. Onnier !a bile au rang de ces humeurs adufìes ;& la mélancolie n’est , à ce que l’on croit,qu’une bile noire & adujìe. Voye £ Bile ,Mélancolie , f,c.
On dit que le sang est adufle , loríqu’ayantété extraordinairement échauffé, ses partiesles plus subtiles se sont dissipées, & n’onrlaillé que les plus grossières à demi-brûiéespour ainsi dire , & avec toutes leurs im-puretés : la chaleur raréfiant le sang, sesparties aqueuses & séreuses s’atténuent Les’envolent , & il ne reste que la partiefibreuse avec la globuleuse , concentrée &dépouillée de son véhicule ; c’est alors que !fe forme tantôt cette couenne, tantôt cerouge brillant que l’on remarque au sangqui est dans une palette. Cet état des hu-meurs se rencontre dans les fièvres & lesinflammations,& demande par conséquentque l’on cte la cause en restituant ail sangle véhicule dont il a besoin pour circuler.Le remede le plus efficace alors est l'ufagedes délayans ou aqueux , tempérés par lesadoucissons. Voya Sang & Humeur ,Src. (N)
* ADY. voye\_ Palmier.
A D Y
[ ADYTUM, àìvTcv , ( Hijt. anc. )terme dont les anciens sc servoient pourdésigner un endroit au fond de leurs tem-ples , ou il n’étoit permis qu’aux prêtresd’entrcr ; c’étoit le lieu d’où partoient lesoracles.
Ce mot est Grec d’origine , &c signifieinaccejjìble ; il est composé d’« privatif, 8Cde -son, ou é'-Jvto , entrer.
Parmi les Juifs, le tabernacle où reposoícParche d’alliance, & dans le temple de Sa-lomon le saint des saints , étoient les lieuxoù Dieu manifesicit particulièrement íavolonté : il n’étoit permis qu’au grand-pvêtre d’y entrer, & cela une feule foisPan née. (G)
yE AE
( Gramm. ) Cette figure n’est aujour-d’hui qu’une diphthongue aux yeux , parceque quoiqu’clle soit composée de a & dcc, on ne-lui donne dans la prononciationque le son de l’e simple ou commun , Scmême on ne l’a pas conservée dans l’ortho-graphe Françoise : ainsi on écrit César ,F.née , Enéide , Equateur , Equinoxe , Ecole.,Préfet , Préposition , &c.
Comme on ne fait point entendre dansla prononciation le sonde l’a&del’eenune feule syllabe , on ne doit pas dire quecette ligure soit une diphthongue.
On prononce a-éré, expose à Pair, Scde mêm ea-érien : ainsi a-é ne sont pointune diphthongue en ces mots , puisque l’a& l'c y (ont prononcés chacun séparémenten syllabes particulières.
Nos anciens auteurs ont écrit par œ leson de Yai prononcé comme un ê ouvert :ainsi on trouve dans plusieurs anciens poè-tes Yœr au lieu de Vair , aer , & de mêmeœles pour ailes ; ce qui est bien plus rai-sonnable que la pratique de ceux qui écri-vent par ai le son de Yé ouvert , français ,connaître. On a écrit connaître dans le tempsque l’on prononçait connoitre : la pronon-ciation a changé, l’orthegraphe est demeu-rée dans les livres ; si vous voulez réformercette orthographe & la rapprocher de laprononciation présente, ne réformez pas unabus par un autre encore plus grand : carai n’est point fait pour représenter ê, Pa*