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l’arrêter dans ses conquêtes. Le combat qu'ìllivra près du vieux Hefdin , fans être dé-cisif? réduisit les François à quitter les bordsde la Somme pour fe retirer dans la Belgi-que. La guerre qu'ii eut à soutenir contreAttila mit le comble à sa gloire. Ce princebarbare entra dans les Gaules , 6c Metzfut fa premiere conquête. Il marcha contreOrléans, qu’ii prit 6e qu'ii évacua à la nou-velle qu’Aétius s’avançoit pour le combat-tre , 6c tandis qusil veut regagner les bordsdu Rhin , il est attaqué par Aétius. Jamaison n'avoit vu deux armées si nombreusesfe disputer l'honneur de vaincre. Attilavaincu fit sa retraite à la faveur des ténè-bres. Sa ruine eût suivi la défaite , siAétius , que la guerre rendoit nécesiaire ,n'eût favorisé sa retraite pour lui laisser letemps de lever une nouvelle armée : ce futpar une fuite de cette politique criminelleque , chargé de s’opposer à une nouvelleirruption, il négligea de couper les voiesmilitaires , 6c de retrancher les défilés. Saconduite devint suspecte , maisilétoit tropredoutable pour n’être pas respecté de sesmaîtres. Valentinien, parvenu à l’empire ,eut l'humiliation de traiter avec son sujetcomme avec un égal ; il uíà d'artisice pourmieux assurer sa vengeance , il lui accordatout ce qui pouvoit flatter un cœur ambi-tieux. Séduit par des démonstrations affec-tueuses , il fe présenta devant son maître,qui ne vit en lui que le rival de son pou-voir ; 6c dès qu'ii l’eut en sa puissance , ille fit maflàcrer. Ce sut lui qui donna lepremier coup de poignard. Boéce, qui étoitpréfet du prétoire d'Italie, fut assassiné aveclui , quoiqu on ne pût lui reprocher qued'avoir ete son ami ; les précautions dontla cour de Ravenne usa pour justifier cemeurtre, 1 apologie que l'empereur envoyadans toutes les cours, de ia conduite, montrent combien ce général étoit puissant 6crespecte. Occylla , né Barbare 6c amiû‘Aétius , vengea sa mort sur Valentinien ,qu il massacra dans le temps que ce princemonrolt dans une tribune pour haranguerle peuple. ( T- N . ) v b
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* AFFABLE ? adj. m. & f. (Gramm.)Un homme affable est celui qui reçoit 6c
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écoute avec douceur , honnêteté , bonté6c affection quiconque a affaire à lui. Il ya une certaine relation entre les qualités,affable , honnête , civil, poli 6c gracieux.Les maniérés affables font une insinuation,de bienveillance ; les honnêtes font unemarque d'attention ; les civiles font un té-moignage de respect ; les polies font unedémonstration d’estime ; les gracieuses fontune preuve d'humanité. Nous sommes af-fables par un abord doux 6c facile à nosinférieurs, quand ils ont à nous parler ;nous sommes honnêtes par ^observationdes bienséances 6c des usages de la société ;nous sommes civils par les honneurs quenous rendons à ceux qui se trouvent à notrerencontre ; nous sommes polis par les fa-çons flatteuses que nous avons dans la con-versation , 6c dans la conduite pour lespersonnes avec qui nous vivons ; noussommes gracieux par des airs prévenanspour ceux qui s’adreflent à nous. Le grandVocabulaire François,
* AFFABLEMENT , adv. peu usité :d’une maniéré affable, avec affabilité.
* AFFADIR , v. a. ( Gramm.) rendrefade ou insipide au goût. Ce verbe s'emploieau figuré en parlant d’ouvrages d’efprir,de propos , de louanges. Votre langagem affadit le cœur. Le grand VocabulaireFrançois.
* AFFADISSEMENT , i. m. Ç’est Fac-tion d’affadir ou de rendre fade, ou plutôtl’effet que produit la fadeur : il ne le ditqu’au propre. J’ai un grand affadissementd'estomac.
§ AFFAIRE, C. f. ( Droit naturel. )lorsque Bon fait les affaires d'un hommeabsent, sans un ordre de fa part, 6c à soninsu , il résulte delà une convention tacite ,en vertu de laquelle , après s'être employéutilement à ménager les intérêts , on adroit d-’exiger qu’ii nous paie notre peine,6c qu'ii nous rembourse les frais qu’ii afallu faire. Car on présume que, s'il savoirce qui se passe , il donneroit une approba-tion formelle aux soins dont on s'est chargépour lui.
Dans le préjugé où étoient le} Juriscon-sultes Romains , qu'ii n'y a point d'obliga-tion envers autrui qui ne soit fondée sur 1erconsentement de celui qui y est astreint*