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Tome premier.
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lorlqu’il ne paroiííbit aucune ombre de cón-ientement en certaines choses , auxquellesnéanmoins ils ne pouvoient s’empêcher dereconnoître qu’on ne fût tenu , ils le fup-posoient ; & c’est ce qu’ils appelloientquasi contrat. C’est là - dessus qu'ils sou-doient la gestion des affaires d’autrui fanscommission le maniement d’affaires com-munes fans société ; V administration d'unetuiele ; l’addition ou l’acceptation d'unehérédité ; le paiement d'une chose qui ríé-toìt pas due. Mais en tous ces cas-là l’obli-gation vient, ou d’une convention tacite,proprement ainsi nommée , ou d’une loipositive , ou des maximes toutes seules del’équité naturelle ; de forte qu’ici, ou il ya un vrai consentement, tacite, & alors iln’est pas besoin de le feindre , ou le con-sentement , ni exprès, ni tacite , n’est nul-lement nécessaire , l’autorité de la loi ou lanature feule de l’affaire suffisant pour établirl’obligation ; & ainsi on n’a que faire desu ppoler un consentement que celui quiîgnoroir la chose dont il s’agit, ne pouvois,pas donner en aucune façon. Voyez Insti-tut ionum, Ub. III, tit. XXVIII. Deobligationibus quce quasi ex contraclu naf-çuntur. ( D. F. )

AFFAIRE, s. f. (Jurifprud.) en termede pratique est synonyme à procès. Voye çProcès (H)

Affaire, ( Commerce) terme qui dansle commerce a plusieurs significations.

Quelquefois il se prend pour marché ;achat, traité, convention, mais égalementen bonne & en niauvaiíe part, suivant cequ’on y ajoute pour en fixer le sens, ainsiselon qu’un marché est avantageux ou dé-savantageux ,on dit qu’un marchanda faitune bonne ou mauvaise affaire.

Quelquefois affaires se prend pour la for-tune d’un marchand ; &í selon qu’il fait desgains ou des pertes considérables, qu’il estriche, fans dettes , ou endetté, on dit qu’ilest bien ou mal dans ses affaires.

Entendre fes affaires , c’est ce bien con-duire dans son négoce: entendre les affai-res , c’est entendre La chicane, la conduited'un procès ; mettre ordre a fes affaires >c’est les régler , payer fes dettes, &c. Ondit en proverbe que qui fait fes affaires parprocureur , va en personne à f hôpital.

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Savari , D ici. du Comm. lomé /• page579 - ( G )

Affaire , terme de Fauconnerie ; on ditces un oiseau de bonne affaire, pour dire,c’ef un oiseau bien dressé pour le vol , bienduit à la volerie.

* AFFAIRÉ, Èe, adj. ( Gramm. )signifie en terme familier, occupé, embar-rassé, qui a beaucoup d’affaires. 11 est tou-jours affairé.

* AFFAISSAGE ou Affaitage , f. m.( terme de Fauconnerie. ) c’est le foin quel’on prend de l’oifeau pour le rendre de! bonne affaire , c’est-à-dire, pour l’appri-voiler, le dresser.

AFFAISSÉ, adj. terme d‘Architecture.On dit qu’un bâtiment est affaissé, lors-qu’étant fondé sur un terrein de mauvaiseconsistance, son poids l’a fait baisser inéga-lement , ou qu’étant vieux, il menace ruine.

On dit auíïì qu’un plancher est affaissé ylorsqu’il n'est plus de niveau ; on endit autant d’un pié droit, d’une jambefous poutre , lorsque sa charge ou sa vé-tusté l’a mise hors d’à-plomb ; ùc. VoyezNiveau. (P) y

* AFFAISSEMENT , f. m. ( Med. )maladie Boerhaave distingue cinq espece$de maladies, relatives aux cavités rétré-ci es , & Y affaissement en est une. “ U faut” rapporter ici , dit ce grand médecin ,

» Y affaissement des vaisseaux produit par» leur inanition , ce qui détruit leur cavité.

» N’oublions pas, ajoute-t-il, ce qui peut» arriver à ceux qui trop détendus par une» matière morbifique , se vu idem tout-à-» coup par une trop grande évacuation.

>- Rapportons encore ici la trop grande» contraction occasionnée par Faction ex-" cessive des fibres orbiculaires » ; ce quilubdivise Y affaissement en trois branchesdifférentes. Exemple de Y affaissement de laseconde sorte: si quelqu’un estattaquéd’unehydropisie anasarque, la maladie a sonlsiegedans le panicule adipeux, que l’eau épan-chée distend au point d’augmenter le volu-me des membres dix fois plus que dans l’étatde santé. Si dans cet état on se brûle les jam-bes , il s’écoulera une grande quantité d’eauqui étoit en stagnation ; cette eau s’écou-lant , il s’ensuivra Y affaissement, les partiesdeviendront si flasques , que les parties.