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que d'adoucir leur misere. Rien de mieuxpensé que cette réflexion tant de fois ci-tée , que Virgile met dans la bouche depidon :
Non tgnara mali mìseris suceur reredisco.
Il semble auífl qu’un homme guéri dequelque vice par ses affltclions , doit l’êtreplus radicalement, & plus k l’abri des re-chutes , que s’il ('eût été de quelqu'autremaniéré. Son état lui donne , & mêmed’une maniéré fl intelligible , cette leçonqui se lit, Jean , v. 1 4 , qu'ií semble im-possible qu'elle ne produise quelque effet.Ce qufll a souffert, doit le rendre circons-pect , précautionné.
Jn pace ut sapiens aptabit idoneabello.
Hor. Sat. L, Ziv. II.
Elles donnent lieu encore de pratiquerplusieurs vertus , dont l'exercice ne sauroitavoir lieu dans la prospérité. Ici l'on pourrame dire , je ('avoue, que, comme on n'eflpas coupable, en ne faisant pas ce qu’onn'a pas occasion de faire, il seroit plus heu-reux de n’avoir pas à courir le danger deces épreuves : mais on ne pense pas qu'unhomme de bien pour mériter ce titre ,doit être en état de remplir la généralité deíes devoirs , & disposé à faire , s'il le fal-loir , les choses les plus difficiles, si Dieuexigeoit de lui ce témoignage deson amour.Et ('homme peut-il se connoître avant qued'avoir été éprouvé ? Après tout, si l'ons'en tire honorablement, la satisfaction quefait goûter une semblable victoire , est unriche dédommagement, & l’on sera bail-leurs glorieusement récompensé dans le sié-cle à venir. Jacq.j. 1%.
Je fais qu’elles ne produisent pas tou-jours ces bons effets. Quelquefois elles hé-bêtent, & empêchent ceux qu’elles Atta-quent , de s’occuper de quoique ce soit,que du sentiment de leurs maux. D’autresfois elles sollicitent Phomme au murmure :d’autres font tentés à employer des moyensillégitimes , pour rendre leur conditionMeilleure. En pareil cas, elles font en-
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core plus nuisibles qu’elles ne le paroîs-sent ; mais il suffit qu'elles puissent être uti-les , & contribuer à notre bonheur , pourôter tout prétexte d’accuser les voies deDieu. On pourra appliquer ici la penséed’un ancien qui fait dire à Jupiter : leshommes font bien injustes h notre égard ;ils nous imputent tous les maux qui leurarrivent , lors même qu’ils ne souffrentque par leur folie :
XÇisetr «Tas-S-aAujo-i» »Ví^ fAUfH ctXytu Trajet
Tèfyu tj/A-ífcti. Hes.
Il seroit bon d’écouter ceux qui ont passépar cet état, & qui ont su le mettre à pro-fit. David , loin de se plaindre, en béniísoitDieu j Pj.CXIX, v, 67. I. Fier. iv. li ,& suivans. {C. C. )
AFFLIGÉ , FACHE , (Gramm.Sy-nonymes. ) On est affligé de ce qui esttriste ; on est fâché de ce qui blestè. Jesuis affligé du malheur qui vous est arrivé ,$c fâché que vous ne m’en ayiez point faitpart.
Dans un autre sens , fâché dit moinsqu’ affligé. Je fuis fâché d'avoir perdu monchien, & affligé de la mort de mon ami*(O)
* AFFLIGEANT , eante , adjectif!( Gramm. ) qui afflige , qui cause du cha-grin , de la tristesse. Voilà une nouvellebien affligeante.
* AFFLIGER , V. a. ( Gramm. ) causerdu chagrin ou de la tristesse. Cette nou-velle m afflige.
Affliger , ( s' ) v. réciproque. Ressen-tir du chagrin , du déplaisir, de la tris-teste. Le sage ne s afflige point des sottisesd'autrui.
AFFLUENT , adj. terme de r'tviere , sedit d’une riviere qui tombe dans une autre*La riviere de Marne afflue dans la Seine*Confluent se dit des deux rivières , &affluent de ('une ou de l’autre. Au confluentde la Marne & de la Seine. A Yaffluent dela Marne dans la Seine.
AFFLUENTE, matière affluente *( Physique. ) Le célébré abbé Nollet dis-tingue dans l'électricité la matière affluentede Veffluente. La premiere est celle qui serend de toutes parts au corps électrisé,