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Tome premier.
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& où les vents font le plus communémentde la partie du S. O., on place toujoursl’ancre d ‘ajfourche à bord. Un vaisseauen effet dans cette rade , a souvent lecap au S. O. ; si son ancre d ‘ajfourchemouillée à l'E. S. E., c'est-à-dire, à bâbordde lui, palloit dans l’écubier de tribord , ilfaudroit que le cable à’assourdit' fùt croiséfur le taille-mer. 11 en seroir de même alorsde la premiere ancre , dont le cable se croi-seroit également sur l’éperon, & avec lecable à’ajfòurcke, frottement qui seroit nui-sible , & qu’il est très- bon d'éviter.

Affourche, cable d’assourdie , c’estle cable qui tient l’ancre d 'affourche. Il y ena un particulièrement destiné à cela dans lesvaisseaux , qui porte le nom de cable d’aj'-jourche. Le cable à!assourdie a toujours unpouce de moins de circonférence que lesautres cables. On diminue ainsi fa circon-férence pour le rendre plus facile à manierlorsqu'on a besoin de dépafler les cables.Le cable d ‘ajfourche a cent vingt braises delong; il estétalingué à l’organeau del'ancre&ajfourche , passe dans l'écubier le plus prèsde l'étrave , 8c va s'amarrer aux bites. Onle fourre à l’endroit de l'écubier , jufqu’àquelques brasiés en dehors du vaisieau pourle garantir du frottement qu’il peut éprou-ver fur le couffin d’écubier 7 fur le taille-mer 8c avec les autres cables. On le fourreégalement à son étalingure. ( M. h chevalierJD£ LA CoUPRAYE. )

* AFFOURCHER ,{Ckar. & Menuis )Affourcher deux pieces de bois, c’est lesjoindre par un double assemblage avec lan-guette 8c rainure de l'une dans l'autre.

§ Affourcher , v. a. ( Marine. ) c’estmouiller une seconde ancre , de forte queles deux ancres mouillées & le vaiílèau lui-même forment une ligne droite dont lesancres soient les extrémités , afin que levaisieau, tenu par deux cables qui ont desdirections opposées, ne change presquepoint de place aux changemens du vent 8cde la marée. La direction de cette lignedonne le nom à la maniéré dont on estassourdie-, ainsi , si la direction de cette ligneest Est 8c Ouest, on dit que l’on est assour-die E.Sc O. Il y a une ancre particulière-ment destiné à affourcher , qui porte lenom à!ancre d’assourdie : cependant lorsque

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l’on est dans un endroit pour peu de temps,& que l'on a rien à craindre de la forcedu vent ni de la marée, on se contentequelquefois òd affourcher avec une ancre àjet, à cause de la facilité beaucoup plusgrande que l’on a à la mouiller & à la lever.affourcher est une opération presque né-cessaire pour peu que l’on séjourne dansune rade, 8c fur-tout lorsque cette rade estsujette aux marées , qui feroient fréquem-ment changer de place à un vaisieau. Cardes vaisseaux qui, aux changemens de ma-rée , n’éviteroient pas du même côté, onne le feroient pas en même temps, cour-roient risque de s’aborder , à moins qu’ilsne gardassent une distance considérableentr’eux ; de plus , le vaisseau que la maréefait ainsi changer de place, traîne son cableaprès lui fur le fond , 8c peut ['endomma-ger : ce cable peut faire une demi-clef furla patte supérieure de sangle, & peut s’/couper ou faire déraper sancre. Si le vais-seau , dans Ion mouvement , parcourtune ligne droite en pasiant perpendiculai-rement au desius de Ion ancre , alors ilviendra à faire force fur l'ancre dans unsens diamétralement opposé à la premiereforce , & il tiendra conséquemment à sou-lever la verge dans une situation perpen-diculaire ; inconvénient dont il doit résu lter,ou de faire cabaner l’ancre , ou d’en casierla patte. Enfin un des avantages d ’ajfòur-cher , est de le faire de façon que l’on setrouve retenu par les deux ancres, lorsqueles vents viennent de la partie où ils font leplus à craindre. C’est ce que nous verronsen parlant de la maniéré d ’ affourcher.

Malgré ces avantages, il y a des cas oùl’on doit ne pas affourcher . Il est bon dene le pas faire, par exemple , en temps deguerre , dans une rade foraine d’où un en-nemi supérieur peut vous contraindre à fuirprécipitamment, & à couper les cables ;•ou dans une rade dont le mouillage estmauvais, 8c de laquelle il faut être prêtà partir dès l’instant qu’il vient à y venterun peu frais. Toutes les fois que l’on n’estpoint affourche , il faut avoir grande atten-tion à se tenir éloignés les uns des autres ,,pour pouvoir éviter fans crainte de s’abor-der; & l’on doit, toutes les fois que l’on-évite, empêcher le vaisseau de courir an-