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cre d’affourche. Lorsqu’on y est rendu , ìlfaut amortir entièrement l’air du vaisseauavant de la laister tomber & border ensuiterartimoti pour venir vent debout. L/ancred’affourche mouillée , on doit faire têtedessus 8c filer du cable pour cela s’il estnécessaire , ensuite on vire sur la premiereancre ; & filant à mesure du cable d’affour-che , on met le vaisseau dans le poste qu’ildoit occuper. Cette maniéré d ’afsourcher,est très-bonne , 8c elle abrégé le travail ;cependant elle a ses inconvéniens : il est àcraindre, par exemple, que l’épissure quijoint les cables, ne s’arrête à 1 ecubier, &ne faste traverser le vaisseau. C’estpour cetteraison que l’on garde fort peu de voile enallant mouiller l’ancre d’affourche , dans lacrainte que le cable ne puisse se filer asterpromptement. On n’auroit point cela àcraindre si le vent ou la marée portoit àl’endroitoù l’on ve^t mouiller l’ancre d’af-fourche ; car alors après avoir mouillécomme à l’ordinaire la premiere ancre &fait tête dessus, on sileroit du cable , &on se laisseroit culer sur cet endroit poury laister tomber l’ancre d’affourche. Onpourroit même dans ce dernier cas attendreque la marée eût changé de direction avantde virer fur le premier cable, parce qu’alorsîl n’y auroit plus qu’à filer le cable à'af-fourche , 8c à virer fans peine fur le pre-mier cable. ( M. le chevalier jjjs ía Cou-DRAYB. )
AFFRAICHIR ou Affraicher , v. n.f Marine . ) Ce mot ne s’emploie qu’en par-lant du vent, il signifie devenir plus fiaisou plus fort. On ne se sert plus guere dece mot, & il est remplacé par celui defraîchir. On l’emploie encore cependant àl’impératif, 8c on dit affraicke , pourtémoigner le désir que l’on a que le ventaugmente. ( M. le chevalier DR ia Cou-ds, aye* )
AFFRANCHI, en latin libertirms , fim. ( ThêoU ) Ce terme signifie proprementun esclave mis en liberté. Dans les actesdes apôtîes il est parlé de la synagogue desaffranchis , qui s’éleverent contre saintEtienne , qui disputèrent contre lui, & quitémoignèrent beaucoup de chaleur à le fairemourir. Les interprétés font fort partagés(ut ces libertins ou affranchis ; les uns
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croient que le texte Grec qui porte liberstini , est fautif, & qu’il faut lire Zibystini ,les Juifs de la Libye voisine de l'Egypte.Le nom de hbertini n’est pas grec ; & lesnoms auxquels il est joint dans les actes,font juger que S. Luc a voulu désigner despeuples voisins des Cyrénéens 8c des Ale-xandrins : mais cette conjecture n’est ap-puyée fur aucun manuscrit ni sur aucuneversion que l’on sache. Joan. Drus. Cornet .a lapid. Mill,
D’autres croient que les affranchis dontparlent les actes, étoient des Juifs quePompée & Sosius avoient emmenés captifsde la Palestine en Italie , lesquels ayantobtenu la liberté , rétablirent à Rome,dCy demeurèrent jufqu’au temps de libéré »qui les en chastà , fous prétexte de supers-titions étrangères, qu’il vouloir bannir d&Rome & de l’italie. Ces affranchis purentse retirer en aster grand nombre dans laJudée, 8c avoir une synagogue à Jérusa-lem , où ils étoient lorsque S. Etienne futlapidé. Les rabins enseignent qu’il y avoitdans Jérusalem jusqu’à 400 synagogues „fans compter le temple. (Scumenius Lyrari.8cc. Tacite , Annal. lib. II. Calmet *Diclionnaire de la Bible , tome L leu. A*.
Affranchi , adj. pris sub. dans le DroitRomain , étoit un nouveau citoyen par-venu à la qualité d’homme libre , par l’af-franchissement ou manumistìon. Voye{ l’urt& Vautre de ces deux mots •
L' affranchi , quoique sorti de l’esclavagepar la manumistìon , n’étoit pas exempt decous devoirs envers son ancien maître »devenu son patron. En général, il étoitobligé à la reconnoissance, non seulementpar la loi naturelle qui l’exige sans distinc-tion pour toute forte de bienfait, mais auíltpar la loi civile qui lui en faísoit un devoirindispensable, à peine de rentrer dans laservitude : si, par exemple , son patron oule pere ou la mere de son patron étoienttombés dans l'indigence , il étoit obligé de-fournir à leur subsistance , selon ses facul-tés , fous peine de rentrer dans les fers. Iîencouroit la même peine s’il avoit maltraité-'on patron, ou qu’il eût suborné des témoins,contre lui en justice.
L’honneur que i ’affranchi devoir à son