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Tome premier.
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fer arrondies qui les traversent de part Scd’autre , & qui'servent à les serrer exacte-ment avec les entretoises; c’est ce qu’onáppelle des boulons. Sur le devant des flas-ques ou de l’ affût , il y a quatre chevillescle fer élevées perpendiculairement, entrelesquelles est un morceau de bois fur lequels'appuie le ventre du mortier, ou fa partiequi contient la chambre. Ce morceau debois sert à soutenir le mortier lorsqu on veutle faire tirer ; il est appellé couffmet. Aulieu áe chevilles pour le tenir, il est quelquefois encastré dans une entaille que Tonfait exprès vers l’extrêmité des flasques.Lorsqu’on veut relever le mortier, Sc dimi-nuer son inclinaison sur le coussinet, onintroduit entre le mortier & le coussinet uncoin de mire, à-peu-près comme celui quisert à pointer le canon. On voit, PlancheVIIde Fortification , fig. 8. un mortier Amonté fur ton affût X . Traité d’Artilleriepar M. le Blond. ( Q )

Affût des nouvelles pieces de campa-gne ou de bataille , ( art militaire , nouvelleartillerie. ) Uaffût des nouvelles pieces decampagne ou de bataille , différé autantdes anciens , que les pieces même diffè-rent de celles auxquelles elles ont succédé.( Voye{ Artillerie & Canon de ba-taille. ) L’objet principal a été de rendreles nouveaux affûts beaucoup plus légersque les anciens, & on en a diminué enconséquence toutes les dimensions. Cettediminution ne pouvant pas se concilier avecla solidité qui leur est néceífaire , on les acouverts &presqisenveloppés de ferrures,en forte qu’ils pèsent plus que les anciens ,à l’exception de celui de la piece de quatre ,Sc n’en ont ni la solidité, ni la simplicité :car plus les flasques font minces , plus lesalternatives de sécheresse Sc d’humiditédoivent les altérer: la précision & la pro-preté des ferrures qui les couvrent & leschargent, exigent de Inintelligence & desfoins de la part des ouvriers, dont tousJie font pas capables; d’où naît la difficultédes radoubs dans les occasions où , n’ayantpas d’excellens ouvriers à portée de foi,on est obligé d’employerceux qu’on trouvefous fa main. Ils font donc moins simples,plus fragiles que les anciens, Sc coûtentd avantage,

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' I.es aìssieux de fer ne font pas d'un serviceaussi commode que ceux de bois, auxquelson les a substitués : les aissieux de bois sesuppléent aisément, au lieu que ceux defer cassant dans des marches , dans desaffaires, ne peuvent pas se réparei*sur lechamp , Sc la piece est hors de combat. Sil’on se propose d’en porter une grande quan-tité de rechange , on perd de vue la pre-mière intention, qui éttíit d’alléger beau-coup les équipages d’artillerie.

L’encastrement de route/', où se logentles tourillons de la piece , íorsqu’on est enmarche, est pris des étrangers, Sc sert àrépartir le poids de la piece de Yaffut Scsavant-train, & à rendre par-là la voitureplus roulante ; mais il est inutile dans lesmomens cù le charroi est le plus vif, leplus embarrassant & le plus difficile, c’est-à-dire, à portée de l’ennemi. En effet,lorsque la piece tire Sc qu’il est questionde la porter avec célérité , dans une autreposition, auroit-on le temps de faire nagerla piece , entre les flasques, pour faireoccuper ce second encastrement par lestourillons, &de la ramener, étant arrivéefur son terrain, dans les encastremens e ,où les tourillons doivent être placés lors-que la piece est en action ?

Les flasques arrondis à leur extrémité in-férieure , en forme de traîneau , ont moinsde frottement fur la terre , Sc donnentplus de facilité aux canonniers pour tenirla crosse élevée , par le moyen des leviersqu’ils passent dans les anneaux de manœu-vre m , lorsqu’il faut aller en avant ou enarriéré ; mais cette coupe de la crosse con-tribue h augmenter le recul, aussi - bienque les boîtes de fonte, placées dans lesmoyeux des roues.

Le coffret s contient cinquante coupstout faits, à boulets ou à cartouche : il seplace dans les marches, entre le flasque w ,Sc sur savant-train, lorsque la piece esten action.

La charge de poudre de ces coups toutfaits, est renfermée dans un sac ou gar-gousse de serge ou de camelot, lequel estattaché & fixé à un culot de bois , furlequel pose le boulet ou la boîte de fer-blanc qui contient la mitraille. Ces coupstout préparés ont , comme toutes les