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choses de ce monde > leur avantage & leurinconvénient. Ils font avantageux en cequ’ils rendent le service très-prompt &très-sùr ; très-prompt, puisque la poudre& le boulet ou la cartouche , se mettenten un seul temps dans la piece ; très-sur,parce que la poudre étant enfermée dansun sac , il ne s’en répand point , & ç»névite par-là les inconvéniens des traînéesde poudre , qui peuvent s’allumer, porterle feu aux barils & occasionner de grandsaccidens : maisd'un autre côté, les gargouf-ses fournissent toujours une charge égalepour toutes les circonstances, & il en estoù il seroit avantageux de la diminuer,lorsqu’il seroit utile , par exemple, de tirer!à ricochet.
Les roues plus baises des anciens avant -trains étoient préférables aux roues hautesdes nouveaux , pour tourner fort courtdans certains chemins qui ne permettentpas de faire autrement. Le long timon subftitué aux limonnieres , est également nuisi-ble dans ce cas, & il se présente souventdans le cours d’une campagne ; il est bail-leurs difficile de remettre 1 ’aff'ut fur l’avant-train , tiraillé à droite & à gauche , pardeux chevaux attelés de front : ce quis’exécute aisément avec un avant-train àlimonniere & un seul cheval, que le char-retier fait avancer Sc reculer aisément &qu’il conduit ávec facilité dans tous lescas. Cette maniéré d’atteler avec des ti-mons Lc des chevaux de front, est très-bonne pour les grandes routes , mais elleest impraticable dans les chemins de tra-verse , serrés & difficiles. Tout officierd’artillerie conviendra , écrivoit M. deMouy, lieutenant général des armées duroi, officier d’amllerie > d’une expérienceconsommée , dans le compte qu’il rendoitde ces nouveautés , « que l’avant-train à» timon seroit très embarrassant pour con-« duire du canon en batterie dans un» siégé , où le charretier fe couvre de» son limonnier contre le feu de l’assiégé,« ce qu’il ne peut faire avec un avant-» train à timon, puisqu’il faut qu’il monte» a cheval. Qu’on ne dise pas que l’équi-« page de campagne est indépendant de” celui de siégé ; nous pouvons citer les«' campagnes terminées par la paix d'Aix-
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» la-Chapelle , où les sieges ont été extrê-» mement fréquens, & ne furent exécutés» qu'avec les chevaux attachés à l’équi-» page de campagne. On n’en seroit pas» venu à bout, si on n’avoit eu des limon-» nieres harnachées convenablement, pour» conduire les pieces de canons en batte-» rie , avec des avant-trains à limonniere» Sc des charretes , pour y transporter la» poudre Sc les balles ; lesquelles on ne- peur eípérer de faire décharger à la main ,» fous le feu , souvent très-vif, qui parc» de la place. Le seul bien du service Sc>- notre longue expérience , ajoutoit ce» respectable militaire , nous forcent à» insister fur ce point. »
Nous nsentrerons pas dans un plus granddétail fur les affûts du nouveau systèmed’artillerie. La planche II représente celuide la piece de douze avec la plus exacteprécision ; ceux de huit Sc de quatre n’endiffèrent que dans leurs proportions. Lalégende qui fuit, rapporte le nom de toutesles pieces qui les composent, Sc les dimen-sions des principales font indiquées dans latable que nous y ajoutons.
A. Flasques de l 'affût.
B. Entretòise de volée.
C. Entretòise de support.
D. Entretòise de lunette.
JE. Semelle de pointage.
F. Moyeux des roues.
G. Rais des roues.
H. Jantes couvertes de leur bandage.
I Armons-
K. Saffoire.
I. Petite saffoire, couverte d’une bandede fer.
M. Volée.
N. Paloniers.
O. Timon.
P. Volée du devant, placée au bout dutimon , pour atteler quatre chevaux.
Q. Coffret portant les munitions de lapiece.
R. Le même coffret, vu intérieurement.
S. Le même coffret fermé , il est couvertde tôle.
T. Bras du coffret , servant à le placerfur Y affût dans les marches , & furl’avant - train, lorsque la piece est e»action.