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Les écrivains qui onc désapprouvé qu’onles ait couverts de ferrures, n’ont pas songéque c’étoit le seul moyen d’éviter qisilsr.e fussent détruits en aussi peu de tempsque l’étoient les anciens dont les ferruresmal appliquées & encastrées fans précision,lailìoient un passage à l’eau qui s’insinuoitfous ces ferrures Sc pourrissoit leur bois;mais ce qui est touc autrement important,ils ont oublié de dire que toutes les ferruresmodernes d’un affût de 4 , par exemple ,étant parfaitement égales à celle de toutautre affût de 4, s’enlevent lorsque le boisest hors de service Sc se replacent sur unbois neuf; que ces ferrures peuvent userainsi xxóis affûts, tandis que dans l'ancienneartillerie on jetoit Vaff'ut au feu pour endétacher la ferrure qu-’on en retiroic très-aItérée , Sc qui ne pouvant servir à un autreétoit le plus souvent revendue comme fer-raille : ils n’ont pas remarqué que ces abus,forçant à renouveller les ferrures des affûtsaussi louvent que leurs bois , doubloientles dépenses qu’exigent les constructions del’artillerie.
La solidité des attirails de la nouvelleartillerie , n'estplusleréhdtat de leur masse,mais celui d’une distribution de matièremieux entendue.
Les aissieux de fer ont paru d’un meilleurservice que ceux de bois , & leur ont étépréférés parce qu’ils facilitent le charroi ;parce qu'ils durent plus ; parce qu’ils épar-gnent l’embarras Sc la dépense très-consi-dérable d’un graissage trop fréquent ; parceque s’ils cassent , n’étant arrêtés que pardeux bandes , il ne faut que quelques mi-nutes pour dévisser deux écrous & les rem-placer ; parce que , pour souder ceux.quicasseroient, il faut moins de temps quepourpréparer un aissieu de bois y forger Sc encas-trer ses équignons , ses anneaux à happe ,ses heurtequins , ses brabans, & l’assujettirdans ses étriers de support. Si l’un ou l’autrecaste dans une affaire , celui de fer offre lafacilité d’être remplacé par un faux aissieucomme ceux de bois la commodité d’unrechange plus prompt, puisque le caistonqui fournit les munitions en porte un, tou-jours prêt à íubvenir au besoin.
L’encastrement déroute semble approuvépar nos censeurs, au moins pour futilité
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dont il est dans les marches. Ce suffragequoique restreint suffit, puisqu’à portée del’ennemi la piecc sera Sc marchera dans ionencastrement de tir : quoique la manoeuvrenécestaire pour changer d’encastrement soirsi facile & si prompte qu’on pourroit l’exé-cuter devant l’ennemi.
La coupe de la crosse des affûts moder-nes a beaucoup d’avantages : en effet ellefacilite le recul, Sc l’on a fait voir combience recul étoit, en bataille , une chose peuimportante , vu les inégalités Sc 1 a différentenature des terrains.
Si les coups tout faits rendent, commeon en convient, le service plus prompt Scplus sûr, que faut-il de plus ? ils ne peuventnuire au tir à ricochet : si par un cas ex-traordinaire on étoit obligé de tirer à rico-chet en bataille, on le feroit avec des coupstout faits , cn égorgeant quelques cartou-ches Sc en variant fur l’élévation : on ypeut tirer avec des coups tout faits ; iln’est question alors que de varier l’élévationde la piece. Heureusement voilà nos cen-sseurs satisfaits Sc nous aussi , & nos gar-gousscs & cartouches pleinement adoptées.
L’attelage à timon ou à limonniere est de-puis long-temps une question très-débattue.La régie des vivres l’avoit résolue à l’arméeen faveur des timons. L’armée du Haut-Rhin, dans la derniere guerre, quitta les li-monnieres avec lesquelles elle avoir aban-donné son artillerie dans les plaines de l’élec-torat d’Hannovre , pour prendre les timonsavec lesquels elle la conserva dans les mon-tagnes du pays de Hesse. La grande raisonqui a déterminé Mrs. les Maréchaux à pro-noncer fur cette question en faveur des ti-mons , est que l’artillerie de bataille setrouveroit souvent obligée de trotter Scmême de galopper ; ce qu’elle ne pourroicfaire avec les limonnieres qu’on a conser-vées à l’artillerie de siégé. Ainsi les objec-tions contre les timons qu’on déduit du.service de l’artillerie dans lessieges, n’ayantpoint d’objet, ne méritent aucune réponse;enfin on a construit des limonnieres à têtardqui s’adaptent à l'avant- train des affûtsmodernes, afin de pouvoir s’en servir, sile théâtre de la guerre se trouvant dans unpays très-coupé, forçoitd’y avoir recours..La lagelle est de ne point embrasser d’opi-