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Dion trop exclusive, & de proportionnerses moyens aux diverses situations : c’estce principe qui a dirigé les instituteurs dunouveau système d’artilleric qui n’ont ad-mis aucune innovation qu’après des expé-riences & l’examen le plus sévere 5 c le plusscrupuleux pour constater son utilité. Lesuffrage de M. de Mouy en faveur deslimonnieres est fans doute très - imposant;mais lorsqu’un auteur discute une opinion,il me forceroit de prendre une mauvaiseidée de sa cause , s’il entreprenoit de Mé-tayer plutôt de l’aútorité d’un homme quede celle des raisons qui doivent l’appuyer,parce qu’un homme peut se tromper Scqu’une bonne raison est la vérité même.» Cet article de M. de Pornmereul ef-> avoué de Mrs. les Officiers généraux de« l’artillerie.
Affût, terme de Chasse ; c’est un lieucaché où l’on se met avec un fusil prêt àtirer ; Sc où l’on attend le soir le gibier àla sortie d’un bois. On dit, il fait bonaller ce soir à Vaffût ; on va le matin à larentrée.
* AFFUTAGE ; s m. ( Artillerie. ) Cecanonnier entend bien \‘affûtage , c’est-à-dire , qu’il sait bien affûter un canon , lepointer , le mettre en mire , en un motle disposer à tirer.
* AFFUTER , v. a. ( terme d!Artil-lerie. ) affûter un canon , c’est le pointer,le mettre en mire Sc le disposer h tirer.
Affûter , parmi les Graveurs , lesSculpteurs , & autres ouvriers , est sy-
nonyme à aiguiser. On dit , affûter lesoutils , pour aiguiser les outils. Voye ç Aï-'ÍJU1SER»
Les Peintres Sí les Dessinateurs disentaffûter les crayons , pour dire aiguiser lescrayons.
Pour affûter comme il saut les burins, ilsuffit seulement de les aiguiser sur trois fa-ces , Sc fur le biseau. IÍ y a cette diffé-rence entre aiguiser Sc affûter , qu ‘affûterse dit plus ordinairement du bois & descrayons que des métaux , Sc qu’on aiguiseun instrument neufdc un instrument quiadéja (ervi, au lieu qu’on n ’affûte guere quel'instrument qui a servi. Aiguiser désigneindistinctement Faction de donner la formeConvenable à Textrêmité d’un instrument qui
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doit être aigu ; au lieu qu’nM/e/- désigne laréparation de la même forme altérée parl’usage.
AFILIATION, Voyc[ Affiliation.
AFiN, ( Gramm. ) conjonction causaleou motivale , c’est-à-dire, qui désigne lemotif, la cause ou la raison pourquoi onfait une chose. Elle régit la préposition deou le que conjonctif. J’étudie afin de m*ins-truire , ou afin que je m’instruise.
* AFIOURME , s. m. ( Commerce ,Manus. ) on nomme ainsi une sorte de linqu’on tire du levant par la voie de Mar-seille.
AFLEURER , v. act. terme d’Architec-ture , c’est réduire deux corps saillans l’unfur l’autre à une même surface : désafieu-rer , c’est le contraire. On dit : cette porte,cette croisée désafleure le nu du mur ,lorsque l’unc des deux fait restant de quel-ques lignes , & qu’alorsilfaut approfondirleurs feuilluresou ôter de leur épaisseur pourdétruire ce désajleurement. ( P )
* AFRICAINE. Voyet^ (Sillet-
D’ I N D E.
§ AFRIQUE , ( Géogr. anc. & mod. }l’une des quatre parties de notre globe »la plus grande après l’Amérique Sc l’Asie.Elle est en forme de pyramide dont la basefait face à l'Europe , Sc dont le sommetavance dans l'Océan méridional au délà dusolstice d’hiver. Ce continent ne tient auxdeux autres, l’Europe Sc l’Asie, que parl’isthme de Suez qui le joint à l’Asie. Ilforme une péninsule environnée Sc bornéede toutes parts par des mers : au nordpar la Méditerranée, à l’occident par lamer Atlantique , au midi par celle desIndes, Sc à l’orient par la mer Ronge enpartie. Son étendue n’est pas la même par-tout ; il a depuis Tanger jusqu’à Suez , en-viron 8oo lieues, depuis le cap Verd jus-qu’au cap de Guardafui, sur la côte d’Ajani4io;&du cap de Bonne-Espérance jusqu’àBonne 1450. Long. i.jî. lat. rnérid. I.35.lat.J. 1.37-30.
Quelques-uns veulent que \‘Afrique aittiré Ion nom d’Ophres, petit-fils d’Abra-ham & de Cethura , d’autres qu’il viennedu mot hebreu"W, aphar , poussière; lesavant Bochart le fait dériver du mot arabephérick, qui signifie épi de bled ; tous cesF I ff L