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li le cheval a beaucoup travaillé, ses cro-chets font presque perclus dans la gencive ;iìnon ils en sortent noirs, sales & longs.
2 0 . Quant au sabot, s’il est poli, hu-mide , creux , & qu’il lonne, c’est unsigne de jeunesse : fi au contraire il a desaspérités, des avalures les unes fur les au-tres , s'il est sec, sale, & mat, c’est une mar-que de vieillesse.
î°. Quant à la queue, en la tarant versle haut, lì l'on lent l’endroit de la jointureplus gros & plus saillant que le reste, ltcheval n’a pas dix ans : si au contraire lesjointures font unies Sc égales au reste, ilfaut que le cheval ait quinze ans.
4 °. S'il a ks yeux ronds ; pleins , & assu-rés , que la paupière supérieure soit bienremplie , unie , & de nivau avec les tempes, qu’il n’ait point de rides ni au dessus del'œil, ni au dessous; c’est une marque dejeunesse.
t °. Si lorsqu'on lui pince la peau, &qu’onla lâche ensuite, elle se rétablit aussitôt sanslaisser de rides ; c’est une preuve que le che-val est jeune.
6°. Si à un cheval de poil brun, il poussedu poil grisâtre aux paupières ou à fa cri-nière ; ou qu’un cheval blanchâtre devien-ne ou tout blanc , ou tout brun, c’est unemarque indubitable de vieillesse.
Enfin lorsqu’un cheval est jeune , les bar-res de la bouche sont tendres & élevées;s’il est vieux, elles font basses , 8cnont presque pas de sentiment. Voye^Barres.
Il y a une sorte de chevaux appelleslégaux , qui ont à tout âge d u noir à ladent ; ce qui peut tromper ceux qui nes'y connoillént pas.
Age , ou discernement qu’on fait desbêtes noires, comme marcassins , bêtes decompagnies , ragot , sanglier en son tìeran ,sanglas en son quartants vieux sanglier miré8c laie.
Age, ou discernement qu’on fait descerfs ; on dit jeune cerf, cerf de dix corsjeunement, cerf de dix cors 8c vieil cerf
Age, ou discernement qu’on fait des liè-vres ; on dit levrauts , lièvres 8C luttes.
Age , ou discernement qu’on fait deschevreuils ; on dit faons , chevrotins , jeunechevreuil , vieil chevreuil 8c chevrette.
AGE
Age des loups, on dit louveteaux , jeunesloups, vieux loup 8c louve.
Age des renards ; on dit renardeaux jeu-nes renards, vieux renards 8c renardes.
Age , ( Littérature. Beaux- Arts. ) Lesquatre âges ou les quatre ficelés de la littéra-ture , font ceux où les lettres font parve»nues à un haut degré de perfection.
Le premier commença dix ans avant lerégné de Philippe , pere d’Alexandre leGrand : alors l’éloquence & la poésie dé-ployèrent toute leur magnificence.
La tribune 8c le théâtre d’Athenes virentparoitre des Démosthenes, des Sophocles,8c la Grece devint l’école de l’univers.
Le second âge de la littérature fut celuid’Auguste & de César son prédécesseur.Une foule de grands écrivains se dispu-tèrent l’honneur d’immortaliser leur siecle.Horace devint le modele du genre lyri-que chez les Latins, & offrit dans fescinq Livres d’Odes, la délicatesse d’Ana-créon, 8c la chaleur de Sapho, & l’im-pétuosité de Pmdare. La justesse de fespensées empruntoit une nouvelle grâce decelle de fes expressions. En charmant parla variété de fes images , il ne fatiguejamais parleur multitude. Riche fans faste,brillant fans éblouir, rendre fans fadeur,il ne dit jamais ni trop ni trop peu , 8c ilmérite l'éloge que lui donne le chancelierDaguesteau.
" Plus on goûtera Horace , dit ce grand» homme , plus on aura fait de progtès>- dans les lettres. --
Dans fes épîtres, tour-à-tour brillant,profond, délicat ; ii change de ton selonles sujets.
Dans fa Poétique , il excite l’attentionpar la délicatesse du style , 8c foulage lamémoire par la précision des préceptes.Ils peuvent être comparés à ces élixirsqui gagnent en esprits ce qu’ils perdenten quantité , ou à ces métaux dont la su-perficie ne peut s’étendre fans que leurprofondeur ne diminue : personne n’amieux suivi qu’Horace le précepte qu’il alui-même donné. Quidquid prcecipies, ejlobrevis.
Ce poëte étoit bien propre à illustrerle siecle qui l’a vu naître avouons leicependant, le nom de Virgile est encore