6-8 AGE
d’un calice qui est à nu. Pontederce dijsert.VIII. Voyei Plante. (/)
* AGERONI A ou ANGERONE,( Myth. ) déeste du iiíence : elle présidoitaux conseils. On avoir placé fa statue dansle temple de la Volupté. Elle est repré-sentée dans les monumens avec un doigtfur la bouche. Sa fête se célébroit le 21Décembre.
AGERU, f. m. ( Hiff. nat. Botaniq, )espece d’héliotrope du Malabar , ainíinommée par les Brames. L ’Horius Mala-baricus en donne une bonne figure fous lenom Malabare bena-patsja , volume X,plan-che 48 , page 95.
Cette plante est annuelle» & croît dansles lieux humides à la hauteur d’un à deuxpiés. Sa racine est fibreuse, blanche, lon-gue de cinq à six pouces, de quatre à cinqlignes de diamètre , hérisiée de longs poilsblancs, roi des, aster épais, garnie depuisle bas de branches semblables, opposéesdeux à deux. I)e ces branches les feuillesnaissent opposées deux à deux en croix ;elles font elliptiques, obtuses ou arrondies,comparables à celles de la bourrache, lon-gues de quatre à cinq pouces, de moitiémoins larges, ondées ou crénelées irrégu-lièrement dans leur contour, molles, char-nues , foibles, marquées des deux côtés denervures plus grosses en destous, hérissées,comme les tiges, de poils blancs, qui fonttrès-rudes & piquans lorsqu’ellessont vieil-les , d’un verd obscur, mat, terne , & por-tées fur un pénicule long , quoiqu’une foisplus court qu’elles, demi-cylindrique,platen dessus, verd,.fur les côtés duquel ellesíè prolongent de maniéré qu’il paroît unpeu ailé.
De chaque paire de feuilles, non pasde leur aisselle, mais à leur côté & de latige même ou des branches près de leurextrémités, fort un épi de fleurs roulé en spi-rale , long de trois pouces, qui porte fur unseul côté , ordinairement en deilus, unecentaine de fleurs hermaphrodites, festìles ,disposées fur deux rangs, fort serrées, blanches, fort petites, longues à peine d’uneligne & demie. Elles consistent en un caliceà cinq divisions très-profondes, persistan-tes, qui contient une corolle monopétaleen tube cylindrique à bord évasé , découpé
AGE
en cinq crenelureségales , rondes, plisteesentre leurs incisions, & relevées d’une strieou d’un tubercule velu qui en bouche feu-trée ; c’est au destous de ces cinq tuberculesque font cachées autant d’étamines, égales,blanches, très-courtes, attachées au tubede la corolle un peu au destous de son mi-lieu à une égale hauteur. Du centre ducalice s’éleve un petit disque jaunâtre quisupporte l’ovaire & fait corps avec lui :celui-ci est sphéroïde, verd-noir, surmontéd’un style partagé en deux stigmates coni-ques , légèrement velus k leur face interne ,&de la hauteur des étamines.
L’ovaire, en grandissant , devient un.fruit sphéroïde, d’une ligne & demie dediamètre, couvert d’un peu de chair verd-btune, luisante, vitrée ou transparente,marquée de deux sillons longitudinaux, parlesquels elle se partage dans la maturité ,après s’être desséchée, en deux portions oucapsuleshémisphériquescrustacées, diviséesintérieurement chacune en deux loges quícontiennent chacune une graine pendante ,ovoïde , pointue à son extrémité supérieure ,qui est d’un brun-roux ëc un peu rude ouchagrinée. L'embryon , renfermé dans cha-que graine, à deux cotylédons plats, & uneradicule conique qui pointe vers le ciel.
Qualités. Les feuilles de Yagerù ont uneodeur fade ou peu agréable. Ses fleurs fontfans odeur , & fa racine a une saveur unpeu acre & nitreule.
Usages. Sur la côte du Malabar on em-ploie en topique toute la plante cuite dans['huile de coco , pour sécher les pustules dela maladie appellée pitao , & fur les mor-sures venimeuses du grand renard , que lesHoliandois appellent jakhalfen,
■Remarques, l/ageru du Malabar est doncune espece d’héliotrope, & conséquemmentune plante oui vient naturellement dans lafamille des bourraches, Sc qui en a toutesles propriétés, ( M. Adam son . )
AGESíLAS, roi de Sparte. ( Hift. deLacédém. ) Toute l’anciquité s’est réuniepour placer Agéfilas au rang des plus grandscapitaines de laGrece. Elevé dans la disci-pline de Licurgue , il n’eut point cettedureté de mœurs qui caractérifoit ses con-citoyens. Comme il avoir appris à obéirayant de commander, il fut humain &C