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populaire ; & interprète de la loi, il la fitalfeoir sur le trône avec lui. Ce fut enrégnant par elle qu’il rendit l’obéilfancemoins pénible. Agis, son frere, laissa un filsnommé Léotichide, qu’il ne voulut pointreconnoîrre pendant ía vie, il ne l’avouaqu’au moment de fa mort. Le trône lui appartenoit, mais comme on lc foupçonnottd’être le fruit d’un amour adultéré d'Aíci-biade avec fa mere , les Spartiates le privè-rent de l’héritage de fes ancêtres, & Agé-fiLis , son oncle , lui fut substitué dans lapuiilàr.ce suprême. Son affabilité lui gagnalotis les cœurs ; mais ennemi de f adulation,il dédaignoit les éloges qu’il ambitionnentde mériter. Les peuples, donc ii fut le pro-tecteur , voulurent lui élever des statues,mais il répondit que fes actions étoient lesplus beaux monumens de (a gloire. Quoi-qu’il ftìt ambitieux ct d'une petite raille, ioncorps contenoit famé d’un héros. La viva-cité de son esprit, la flexibilité de son ca-ractère égal & prévenant, lui acquirent unfi grand ascendant fur les esprits, que leséphores, juges & censeurs de leurs rois, lecondamnèrent à une amende en vertu deleur pouvoir. Contempteur des richesses,il ne profita point de la condamnation deson neveu Léotichide déclaré bâtard, ctpar-Ià privé de la succession d’Agis.Son dé-sintéressement lui mérita l’estime publique.
Artaxerxe menaçoit la Grece , & c’étoitfur Sparte qu’il devoir frapper les premierscoups. Agéjìlas représenta qu’il feroit plusavantageux de porter la guerre en Asie quede la soutenir en Europe. U fut chargé decette expédition , & il arriva dans les pro-vinces de la Perse avant qu’on soupçonnâtqu’il eût quitté la Grece. Quoiqu’iì n’eûtqu’une rrès-foible armée ,il dicta des loix àTifapherne qui consentit à laifl’er la libertéà toutes les villes grecques de l’Asie , àcondition qu’iln’exerceroit aucune hostilitéjdans fa province. Ce n’étoit que pour fepréparer à la guerre que Tifapherne faifoitun fi grand sacrifice. Dès qu’il eut rastèmbléfes forces,il prit le ton de vainqueur, & fitdire à Agéjìlas qu il eût à s’éloigner de1 Aíie , s’ií ne vouloir pas éprouver fes vengeances. Le Spartiate indigné de cette perfidie , fit semblant de tourner fes armescontre la Carie où le Satrape avoir de
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grandes possessions. Tifapherne pour lesconserver, y porta toutes fes forces ; alorsAgéjìlas sc jeta dans la Phrygie, qu’il trouvafans défenseurs. Il fit un butin immensequ’il abandonna à son armée. S’étant retiréà Ephefe , il institua des jeux, & proposades prix pour animer l'émulation du soldatct pour entretenir la discipline militaire.Agéjìlas qui avoir trompé le Satrape parun faux bruit, le trompa par une véritéla campagne suivante. 11 fit publier qu’ilmarchoít en Lidie, & comme il déclaroichautement íbn destein, on crut qu’il envouloir réellement à la Carie. Tifapherney envoya l’élite de les troupes, ct Agé-jìlas profita de son erreur pour marcherà Sardes dont il forma le íìege. Tifaphernetente de délivrer cette place , il engageun combat où iCest vaincu. Ce Satrapemalheureux fut traité en coupable. Il futarrêté dans le bain , on lui coupa la têtequi fut envoyée à la cour de Perse. Sonluccefleur fit des propositions de paix,mais Agéjìlas répondit qu’il ne pouvoirrien conclure fans y être autorisé par unordre de Sparte. Il sortit de l’Asie mi-neure pour fe jeter dans la Phrygie , oùil fe rendit maître de plusieurs villes. Maistandis qu’il étendoir fes conquêtes, Spartefut attaquée par Thebes, Argos & Co-rinthe. Agéjìlas rappelle au secours de íapatrie , fe plaignit d’être arraché de l’Asiepar trente mille archers, faisant allusionaux dariques, piecesd'or où la figure d’unarcher étoit représentée, ct qu’on avoiremployées à corrompre les Grecs : mais ilcrut que l’obéiisance aux ordres de la pa-trie lui feroit plus glorieuse que la con-quête de toute l’Asie. Il usa de tant decélérité qu’il traversa en trente jours 'déten-due de pays que Xercès avoir été unan à parcourir. Les Athéniens joints auxBéotiens osèrent l'attaquer dans fa marche,ils en vinrent aux mains dans les plainesde Coronée. il en fit un horrible carnage.Ceux qui survécurent à cette défaite , íèréfugièrent dans un temple de Minervect quoiqu’uneblestùre reçue dans le combatdût lui inspirer du reíîentiment, il défenditde fouiller le sanctuaire de la divinité , ctcet asyle sauva la vie à une multitude d’in-foruuiés. il fut chargé de marcher contre