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lorsque le temps est doux ; elles font gra-cieuses & très-parfumées ; mais ce qui enrehausse le prix, c'est qu'il n’y a plus dutout d'arbustes en fleurs dans ce premiermois d'automne qui n'offre même qu’untrès-petit nombre de plantes à fleursinodores.
Les fleurs de cet arbuste font originai-rement bleues, mais on en a deux variétés,l’une à fleurs blanches, l'autre à fleursrouges. Le blanc fleurit le premier , lebleu le second, Sc le rouge le dernier.Tous trois font d'un très-bel effet , en-tremêlés dans les bosquets d’été 8c d’au-tomne,où l'on doit les planter en quatrièmeou cinquième ligne.
\Jagnus cajìus croît le long des rivièresde Sicile & des environs de Naples, 8cdans les terrains aquatiques de l’Archipel;ainsi il demande une terre légere & humide:Sc comme ces contrées font situées fousun climat chaud, il convient, dans lestempératures moins heureuses, de le pro-téger un peu contre la gelée. Que Ion
Í flaque donc, à la fin de l’automne, dea litiere autour de ion pié Sc qu'on l’em-paille même, tant qu'il est jeune , à lamaniéré détaillée ci-après art. Alaterne.Il pouffe fort tard dans l'automne ; fes‘eunes branches font encore herbacées à'entrée de l'hiver, auffsi périssent-elles enpartie par l'esset de la gelée : mais en usantde la précaution que nous venons d’indi-quer, du moins ne seront-elles pas prisessi bas ; le tronc fe durcira peu-à-peu , lesmaîtresses branches prendront de la con-sistance ; par la fuite les pertes qu'il auraeflùyées pendant l’hiver feront peu sensi-bles , 8c a'autant moins qu'il ne porte fessieurs que fur les pouffes de l’année.
Cet arbrisseau fe multiplie de graines,mais cette voie est fort longue ; celle desmarcottes & des boutures est plus courte &plus certaine.
Nous nous sommes très-bien trouvés defaire les marcottes en juillet : au printempson n'est pas sûr de trouver du bois vif.Nous détachons les boutures à la fin d’oc-tobre, nous les plantons dans des pots quenous mettons l’hiver fous des chaísis : auprintemps nous enterrons ces pots dans uneçouche tempérée doyt la chaleur assure 1
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la reprise & favorise la croissance des bou-tures , qu'on peut planter à demeure dèsle printemps suivant. Cet arbuste , ainsique tous ceux qui font un peu sensibles àla gelée , parce qu’ils pouffent tard , nedoivent point être plantés en automne ,lorsque c'est pour les établir en pleineterre.
Toutes les parties de Y agnus ■cajìusexhalent une odeur de camphre , qui alans doute donné l'idée de la propriétéqu'on lui attribue d'entretenir la chasteté ;mais on doit plutôt attendre cette vertuprivative de la force de l'ame que de celled'une plante.
Le n°. i est indigène de la Franceméridionaledlpartde son pié plusieurs bran-ches moins rameuses que celle de l’efpeceprécédente , & qui ne s'élevent guere qu’àdeux coudées .• ion écorce est plus blan-châtre , les folioles ne font pas si longues,elles font moins fermes , 8c leur bord estdentelé. Les fleurs font disposées en pani-cules qui sortent vers le bout des branches :les particules font plus courts , les fleursplus petites, plus précoces, & ordinaire-I ment bleues. La culture est la même quecelle du n 0 . i.
t Le n°. 3 nous vient des deux Indes ;c'est un arbre de ferre chaude.
Le n°. 4 a été apporté de la Chine parnos missionnaires. C’est un arbuste de ferre.Tous deux le multiplient de boutures Sc demarcottes , 8c demandent le traitementconvenable aux arbres de ferre Sc de ferrechaude. Le dernier ne verdoie que forttard : avant la pousse fes branches ressem-blent si fort à du bois sec , que plusieursl’ont arraché des pots, le croyant mort,
( M. k Baron de Tschoudy. )
Agnus-Castus , ( Mat. méd. ) on fcsert de fa feuille , de fa fleur , & fur-tout defa semence, pour résoudre , pour atténuer,pour exciter l’urine& les mois aux femmes,pour ramollir les duretés de la rate , pourchasser les vents, on en prend en poudreSc en décoction ; on supplique auffsi exté-rieurement. ( A r )
AGNUS Del , ( Thtol. ) est un nomque l'on donne aux pains de cire empreintsde la figure d’un agneau portant l'étendardde la croix , Sc que le pape bénit folemnel-
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