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ment sur le vitriol, même lorsque le feuràplus à y mordre. Le même auteur a trouvéque les fumées d’une liqueur corrosive agis-íoient plus promptement & plus manifeste-ment fur un métal exposé à Vair , que nefaisoit la liqueur elle-même sur le mêmemétail, qui n’écoit pas en plein air.
2 Ç . L J a/r volatilise les corps fixes : parexemple , si l'on calcine du sel, 8c qu’on lefonde ensuite , qu’on le seche & qu’on lerefonde encore , 8c ainsi de fuite plusieursfois, à la fin il se trouvera tout-à-fait éva-poré , 8c il ne restera au fond du vase qu J unpeu de terre. Voye{ Volatil , Volatilisation , &c.
Van-Helmont fait un grand secret dechymie de volatiliser le sel fixe de tartre ;mais Vair tout seul fusil t pour cela : car liTon expose un peu de ce sel à Vair dans unendroit rempli de vapeurs acides, le sel tireà lui tout l’acide ; 8í quand il s’en est Jculé,il le volatilise. Voye\ Tartre , &c.
3 P . L'a/r fixe aussi les corps volatils :ainsi quoique le nitre ou l'eau-torte s’éva-porent promptement au feu , cependant s’ily a près du feu de l’urine putréfiée , Pespritvolatil se fixera êc tombera au fond.
4 °. Ajoutez que Pair met en action lescorps qui font en repos, c’est-à-dire , qu’ilexcite leurs facultés cachées. Si donc il serépand dans IWr une vapeur acide, tous lescorps dont cette vapeur est le menstrue enétant dissous, font mis dans un état propreà Faction. Voye ç Acide , &c.
En chymie il n’est point du tout indiffé-rent qu'un procédé se fasse à Vair ou horsde Vair , ou même à un air ouvert, ou à unair enfermé. Ainsi le camphre brûlé dansun vaisseau fermé , se met tout en sels ; aulieu que si, pendant le procédé on découvrele vaisseau , 8c qu’on en approche une bou-gie , il se dissipera tout en fumée. De mêmepour faire du soufre inflammable ,i‘l faut unair libre. Dans une cucurbite fermée onpourroit le sublimer jusqu’à mille fois fansqu’il prît feu. Si l’on met du soufre sousune cloche de verre avec du feu délions ,il s’y élèvera un esprit de soufre ; mais s'il ya la moindre fente à la cloche par où l’airenfermé puifle avoir communication avecVair extérieur, le soufre s'enflammera aussi-tôt. Une once de charbon de bois enfer-
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mée dans un creuset bien luté , y resterasans déchet pendant quatorze ou quinzejours à la chaleur d’un fourneautoujoursaufeu ; tandis que la millième partie du feuqu’on y a consumé, l’auroit mis en cendresdans un air libre. Van-Helmont ajoute quependant tout ce temps-là le charbon neperd pas même fa couleur noire, mais ques'il s’y introduit un peu d ‘air , il tombeaussitôt en cendres blanches. Il faut dire lamême chose de toutes les substances ani-males 8c végétales, qu’on ne fauroit calci-ner qu’à seu ouvert, 8c qui dans des vais-seaux fermés ne peuvent être réduits qu'encharbons noirs.
Vair peut produire une infinité de chan-gemens dans les substances ,non-seulementpar rapport à ses propriétés méchaniques ,fa gravité, fa densité , &c. mais aussi à causedes substances hétérogènes qui y font mê-lées. Par exemple , dans un endroit où il ya beaucoup de marcassites, Vair est im-prégné d’un sel vitriolique mordicanr , quigâte tour ce qui est fur terre en cet endroit,8c se voit souvent à terre en forme d’efllo-rescence blanchâtre. A Fahlun en Suede ,ville connue par ses mines de cuivre, quilui ont fait aussi donner le nom de Copper-btrg , les exhalaisons minérales affectentVair fi sensiblement, que la monnoie d ar-gent 8c de cuivre qu’on a dans la poche enchange de couleur. M. Boyle apprit d’unbourgeois qui avoir du bien dans cet en-droit , qu'au dessus des veines de métaux8c de minéraux qui y font, on voyoit sou-vent s'élever des eípeces de colonnes defumée, dont quelques-unesn’avoient pointdu tout d’odeur , d’autres en avoient unetrès-mauvaise, & quelques- unes en avoientune agréable. Dans la Carniole, & ailleurs,où il y a des mines , Vair devient de tempsen temps fort mal sain , d'où il arrive defréquentes maladiesépidémiques,é>c. Ajou-tons que les mines qui font voisines du capde Bonne-Espérance , envoient de si hor-ribles vapeurs d'arsenic dont il y a quan-tité , qu’aucun animal ne fauroit vivre dansle voisinage ; 8c que dès qu’on les a tenuesquelques temps ouvertes , on est obligé deles refermer.
On observe la même chose dans lesvégétaux: ainsi lorsquelesHollandoiseurenc