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expliquée par Keili dans ses Injlitution uastronomiques. Depuis , comme on s estapperçu que les planettes decrivoient desellipses dont le soleil occupoit le foyer , ona été obligé de chercl** d’autres moyenspour déterminer le lieu des apsides dans lesorbites. M. Halley a donné pour cela uneméthode qui ne suppoíe de connu que letemps de la révolution de la planette. Set h usWardus en a autli donné une , qui supposequ’on ait trois observations différentesd’une planette en trois endroits quelcon-ques de son orbite ; mais la méthode qu’ildonne pour cela , est fondée fur une hypo-thèse qui n’est pas exactement vraie,& le célébré M. Euler en a donné unebeaucoup plus exacte dans le tome VIL destne'm. de Pacad. de Pe'tersbourg. On peutvoir ces différentes méthodes , excepté laderniere , dans l’astronomie de Keili, ou 'plutôt dans les lnftitutions agronomiquesde M. le Monnier.
M. Newton a donné dans son livre desPrincipes , une très - belle méthode pourdéterminer le mouvement des apsides , ensupposant que l’orbite décrite par la pla-nette soit peu différente d’un cercle , com-me le sont presque toutes les orbites pla-nétaires. Ce grand philosophe fait voir quefì le soleil étoit immobile , & que toutesles planettes pesassent vers lui en raison in-verse du quarré de leurs distances, le mou-vement des apfides seroit nul, c’est-à-direque la ligne de la plus grande distance & laligne de la plus petite distance , seroientéloignées de 180 degrés l’une de l’autre ,& ne formeroient qu’une feule ligne droite.Ce qui fait donc que les deux points desapsides ne sont pas toujours exactement enligne droite avec le soleil , c’est que par latendance mutuelle des planettes les unesvers les autres , leur gravitation vers lesoleil n’est pas précisément en raison in-verse du quarré de la distance. M. Newtondonne une méthode très - élégante pourdéterminer le mouvement des apstdes , ensupposant qu’on connoiífe la force qui estajoutée à la gravitation de la planette versle soleil , & que cette force ajoutée aittoujours sa direction vers le soleil.
Cependant, quelque belle que soit cetteméthode , il faut avouer qu’ellc a besoinTome IIL
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d’étre perfectionnée ; parce que dans toutesles planettes, tant premieres que secondai-res , la force ajoutée à la gravitation versle foyer de l’orbite, n’a presque jamais fadirection vers ce foyer : auslì M. Newtonne s’en est-il point servi, du moins d’unemanier» bien nette , pour déterminer lemouvement des apsides de l’orbite lunaire ;la théorie exacte de ce mouvement esttrès-difficile. Voyez. Apogée & Lune.
* APSILES , f. m. ( geog. anc. ) peu-ples qui habitoient les environs du Pont-Euxin, & le pays de Lazes.
APSIS ou ABSIS , mot usité dans lesauteurs ecclésiastiques pour signifier lapartie intérieure des anciennes églises où leclergé étoit assis, & où l’autel étoit placé.Voyez. Eglise.
On croit que cette partie de l’église s’ap-pelloit ainsi , parce qu’elle étoit bâtie enarcade ou en voûte , appelléepar les Grecsàipi't , & par les Latins abjis. M. Fíeurytire ce nom de l’arcade qui en faifoit l’ou-verture. Isidore dit, avec beaucoup moinsde vraisemblance , qu’on avoir ainsi nommécette partie de I’église, parce qu’elle étoit laplus éclairée, du mot grec «VÍu», e'clairer.
Dans ce sens le mot abfis se prend aussipour concba , caméra , presbyterium , paropposition á nef, ou à la partie de l’égliseoù se tenoit le peuple ; ce qui revient à ceque nous appelions cb’cur 6 c sanctuaire.Voyez, Nef , Chœur , &c.
Uapfis étoit bâti en figure hémisphéri-que , & confìstoit cn deux parties, l’autel& le presbytère , ou sanctuaire. Dans cettederniere partie étoient contenues ies stallesou places du clergé, & entr’autres le trônede l’évéque , qui étoit placé au milieu oudans la partie la plus é'oignée de l’autel.Peut-étre, dit M. Fleury , les chrétiensavoient-ils voulu d’abord imiter la séancedu sanhédrin des juifs , où les juges étoientassis en demi-cercle, le président au mi-lieu : l’évéque tenoit la mémo place danslepresbytère. L’autel étoit á l’autre extrémitévers la nerf , dont il étoit séparé par unegrille ou balustrade à jour. II étoit élevésur une estrade , & sur l’autel étoit le ci-boire ou la coupe , sous une espece de pa-villon ou de dais. Voyez, Cordemoy, Mi f m.de Tre'v. Juillet 1710, j Pag. iz 68 &suív.