A P Y
pas pour qu’on puisse v observer cette étoile.(M- de t a Lande)
APYCNI, adj. pi. (Mufti, des anc.)X_es anciens appelloient ainsi dans les genresépais, trois des huit Ions fiables de leursystème ou diagramme, lesquels ne fou-droient d’aucun côté les intervalles serrés ;savoir, la proílanbanonrene, la nete synné-menon , & la nete hyperboléom 11s ap-pelloient aussi apycnos , ou non-épais, legenre diatonique, parce que dans les tétra-cordes de ce genre, la somme de deuxpremiers intervalles étoit plus grande quele troisième. ( S )
APYRE ( Cbym .) Ce nom est employépour désigner la propriété qu’ont certainscorps de résister à la plus grande actiondu feu , fans en recevoir d’altération sen-sible. On doit distinguer les corps apyresd’avec ceux qu’on nomme réfractaires ;car il suffit, pour qu’on puisse qualifierune substance de réfractaire, qu’elle résisteà la violence du feu sans se fondre , quoi-qu’elle éprouve d’ailleurs des altérationsconsidérables : au lieu que le corps véri-tablement apyre ne doit éprouver , de lapart du feu, ni fusion , ni aucun autrechangement. Il fuit de-là que toute subs-tance apyre est réfractaire , mais que toutesubstance réfractaire n’est point apyre. Lespierres calcaires bien pures , par exemple,font réfractaires , parce qu’elles ne se son-dent jamais seules ; mais elles ne font pointapyres , parce que faction du feu les faitconsidérablement diminuer de poids, dé-truit l’adhérence de leurs parties intégran-tes , & change toutes leurs propriétés essen-tielles , en leur donnant les caractères dela chaux vive : au contraire , le diamantbien net & bien pur est une substance apyre ,parce que faction du feu le plus fort estincapable , non-foulenrent de le fondre,mais même de lui causer aucune altérationsensible , en sorte qu’un diamant qui a étéexposé pendant três-long-temps au feu leplus fort, se retrouve après cela tel qu’ilétoit auparavant.
Peut-être , au reste , n’y a-t-il aucuncorps dans la nature qui soit essentielle-ment & rigoureusement apyre : S: cela estvraisemblable ; mais il suffit qu’il s’enfctouve qui le foient relativement au degré
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du feu que fart peut produire , pourqu’on soit en droit de leur donner cettequalification, (f)
APYREXIE , s. f. dV privatif, & dewpi , fievre , absence de fievre ; c’est ,en médecine , cet intervalle de temps qui setrouve entre deux accès de fievre intermit-tente , ou c’est la cessation entiere de lafievre. Foyez Fiev RE. (N)
AQU
* AQU A , province d’Afrique, fur lacôte d’or de Guinée.
* AQUA-DOLCE ou GLECINIRO ,(Geog. anc. & mod.) rivière de Thrace, quile jette dans la Propontide , vers Selivrée.
AQUA-NEGRA , petite place d’Itaiiedans le Mantoûan , fur la Chiesc, un peuau-delà de la jonction de cette riviere avecl’Oglio. 27 , 55 , lat. 45 , io.AQUA-PENDEN TE, voyez. Acqu A«
PENDENTE.
* AQUA-SPARTA, petite ville d’Ita-Iie , dans la province d’Ombrie, fur unmont, entre Arnelia & Spolette.
* AQUJE-CALI D JE, (Geog. anc.) villeainsi nommée de ses bains chauds. C’est lamême qu’on appelle aujourd’hui Bath ,dans le comté deSommerset en Angleterre,Antonin f appelle aussi Aqua Jolis.
AQU ARIENS , ( The'ol.) espece d’héré-tiques qui parurent dans le III e . siccle ; ilssubstituoient seau au vin dans le sacrementde f eucharistie. Foyez EUCHARISTIE.
On dit que la persécution qu’on exer-çoit alors avec fureur contre le christianis-me , donna lieu à cette hérésie. Les chré-tiens , obligés de célébrer pendant la nuitla scene eucharistique , jugèrent â proposde n’y employer que de seau , dans la crainteque f odeur du vin nelesdécélâtauxpayens.Dans la fuite , ils poussèrent les choses plusloin ; ils bannirent le vin de ce sacrement,lors même qu’ils pouvoient en faire usageen sûreté. S. Epiphane dit que ces héréti-ques étoient sectateurs de la tien, & qu’onleur donna le nom S Aquariens, parce qu’ilss’abstenoient absolument de vin, jusque-làmême qu’ils n’en usoient pas dans le sa-crementde f eucharistie. Foyez AbsTEME^Abstinence, (g)
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