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AQTJARIUS , est le nom latin duVerseau, soyez, Verseau. (O)
* AQUATACCIO , ou AQUA D’A-CIO , ou RIO D’APPIO , (Ge'og. anc. &mod.) petite riviere dans la campagne deRome en Italie, qui se jette dans le Tibre àun mille de Rome. On ne connoît cetteriviere , que parce qu’autrefois on y lavoicles choses sacrifiées à Cybele.
AQUATIQUE, adj. se dit des animaux& des végétaux qui se plaisent dans l’eau ,tels que l’aulne , Poíier , les saules, lepeuplier , le marsaut & autres. (K)
AQUATULCO, voyez, Aguatulco.
AQUE ou ACQUE, f. f. {marine.) c’estune espece de bâtiment qui amene des vinsdu Rhin en Hollande : il est plat par lefond , large par le bas , haut de bords, &fe rétrécissant par le haut ; son étrave estlarge de même que son étambord. (Z)
AQUEDUC, s. m. bâtiment de pierre,fait dans un terrein inégal, pour conserverle niveau de Peau, & la conduire d’un lieudans un autre. Ce mot est formé à’aqua ,eau , & de ductus , conduit.
On en distingue de deux sortes, d’ap-parens & de souterreins. Les apparens fontconstruits à travers les vallées & les fon-drières , & composés de tremeaux & d’ar-cades : tels sont ceux d’arcueil, de Marly& de Bucq près Versailles. Les souterreinsfont percés à travers les montagnes, con-duits au-destòus de la superficie de la terre,bâtis de pierres de tailles & de moilons, &couverts en-dessus de voûtes ou de pierresplates, qu’on appelle dalles : ces dallesmettent Peau à Pabri du soleil ; tels fontceux de Roquencourt, de Belleville, &du Pré S. Gervais.
On distribue encore les aqueducs endoubles ou triples, c’est-à-dire portés furdeux ou trois rangs d’arcades : tel est celuidu Pont-du-Gard en Languedoc , & celuiqui fournit de Peau à Constantinople ; aux-quels on peut ajouter Vaqueduc que Pro-cope dit avoir été construit par Cofroés,roi de Perse , pour la ville de Petra , enMingrelìe ; il avo’t trois conduits fur unemême ligne , les uns élevés au-dessus desautres.
Souvent les aqueducs sont pavés ; quel-
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quefois Peau roule fur un lit de cimentfait avec art, ou fur un lit naturel de glaise :ordinairement elle paste dans des cuvettesde plomb , ou des auges de pierre de taille,auxquelles on donne une pente impercep-tible peur faciliter son mouvement ; auxcôtés de ces cuvettes font ménagés deuxpetits sentiers où Pon peut marcher aubesoin. Les aqueducs , les pierriers , lestranchées, &c. amenent les eaux dans unréservoir ; mais ne les élèvent point. Pourdevenir jaillissantes, il fàut qu’elles soientresterrées dans des tuyaux. (K)
* Les aqueducs de toutes especes étoientjadis une des merveilles de Rome : la grandequantité qu’il y en avoit ; les frais immen-ses employés à faire venir des eaux d'en-droits éloignés de trente, quarante, soixan-te , & même cent milles fur des arcades,ou continuées ou suppléées par d’autrestravaux , comme des montagnes coupées ,& des roches percées ; tout cela doit sur-prendre : on n’entreprend rien de sembla-ble aujourd’hui ; on n’oseroit même penserà acheter fi cherement la commodité publi-que. On voit encore en divers endroits dela campagne de Rome de grands restes deces aqueducs , des arcs continués dans unlong espace, au-dessus desquels étoient lescanaux qui portoient Peau à la ville : cesarcs font quelquefois bas , quelquefoisd’une grande hauteur , selon les inégalitésdu terrein. II y en a à deux arcades l’unefur Fautre ; & cela de crainte que la tropgrande hauteur d’une feule arcade nerendît la structure moins solide : ils sontcommunément de briques si bien cimen-tées , qu’on a peine à en détacher desmorceaux. Quand l’élévation du terreinétoit énorme , on recouroit aux aqueducssouterreins ; ces aqueducs portoient les eauxà ceux qu’on avoit élevés fur terre , dansles fonds & les pentes des montagnes. SiPeau ne pouvoit avoir de la pente qu’enpastànt au travers d’une roche , on la per-çoit à la hauteur de Y aqueduc supérieur :on en voit un semblable au-dessus deTivoli, & au lieu nommé Vtcovaro. Lecanal qui formoit la fuite de Y aqueduc, estcoupé dans la roche vive l’espace de plusd’un mille , fur environ cinq pies de haut& quatre de large.