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Tome troisième.
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avec îe reste de l’édifice ont cent deux piésde haut ; il y a deux rangs d’arcades l’unfur sautre ; l ’aqueduc traverse la ville &pastè par-dessus la plus grande partie desmaisons qui font dans le fond.

Après ces énormes édifices , on peutparler de Y aqueduc que Louis XIV afait bâtir proche Maintenon , pour porterles eaux de la riviere de Bucq à Versailles ;c’est peut-être le plus grand aqueduc quisoit à présent dans l'univers ; il est de 7000braises de long fur 2560 de haut, & a 242arcades.

Les cloaques de Rome, ou ses aqueducssouterrains, étoient austi comptés parmises merveilles ; ils s’étendoient fous toutela ville , & se subdivisoient en plusieursbranches qui se déchargement dans lariviere : c’étoient de grandes & hautes voû-tes bâties solidement, sous lesquelles onalloit en bateau ; ce qui faisoit dire à Plineque la ville étoit suspendue en l’air , &qu’on navigeoit sous les maisons ; c’est cecju’il appelle le plus grand ouvrage qu onait jamais entrepris. II y avoir fous cesvoûtes des endroits où des charrettes char-gées de foin pouvoient passer ; ces voûtessoutenoient le pavé des rues. 11 y avoird’espace en espace des trous où les immon-dices de la ville étoient précipitées dans lescloaques. La quantité incroyable d'eau queles aqueducs apportoient à Rome y étoitausti déchargée. On y avoir encore dé-tourné des ruisseaux , d’où il arrivoit quela ville étoit toujours nette , & que les or-dures ne séjournoient point dans les cloa-ques , & étoient promptement rejettéesdans la riviere.

Ces édifices font capables de frapper del’admiration la plus forte : mais ce seroicavoir la vue bien courte que de ne pas leporter au-delà , & de n’être pas tenté deremonter aux causes de la grandeur & de ladécadence du peuple qui lés a construits.Cela n’est point de notre objet. Mais lelecteur peut consulter là-dessus les Considé-rations de M. le président de Montesquieu,& celles de M, l’abbé de Mably , il verradans ces ouvrages, que les édifices ont tou-jours été & seront toujours comme les hom-mes , excepté peut-être à Sparte , où l'onpcouvoit de grands hommes dans des mai-

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sons petites & chétives : mais cet exempleest trop singulier pour tirer à conséquence.

Aqueduc , 1. m. les Anatomistes s’enfervent pour désigner certains conduitsqu’ils ont trouvé avoir du rapport ave. lesaqueducs.

L'aqueduc de Fallope est un trou situéentre les apophyses styloïde & mastoïde ,on a austi nommé ce trou Jlyla-maftoïdien.Voyez. Styloïde & Mastoïde.

L 'aqueduc de Sylvius est un petit canaldu cerveau dont 1 anus est 1 orifice posté-rieur ; & la fente qui va à l’infundibulum,est l’íntérieur. V. CERVEAU , ANUS , <jrInfundibulum.

AQUERECY, aquerccy , haut, il apasse ici, terme dont on se sert à la chastedu lievre, lorsqu’il est à quelque belle passée.

AQUEUX , aquosus , adj. qui participeou qui est de la nature de seau , ou bience en quoi l’eau abonde ou domine. Voy.Eau.

Ainsi l’on dit que le lait consiste en par-ties aqueuses ou séreuses , & en partiesbutyreuses. Voyez. Lait.

C est par la distillation que les Chimistesséparent la partie aqueuse ou le phlegmede tous les corps. Voyez, PHLEGME.

Conduits ou canaux AQUEUX. Voyez,l'article LYMPHATIQUE.

Humeur AQUEUSE ; c’est la premiersou l’antérieure des trois humeurs de l’œil.Voyez, Humeur <KiL.

Elle occupe la chambre antérieure & lapostérieure ; elle laisse par l’évaporation unsel lixiviel, & au goût elle est un peu sa-lée ; elle s’évapore promptement , & tou-jours après la mort. 11 est très - constantqu’elle le régénéré , & qu’il y a par consé-quent quelque source d’où elle coule sanscesse. Ëst-ce dans les vaisseaux sécréteursqu’Hovius croit avoir vus à l’extrémité del’uvée , ainsi que la Charriere ? Albinus avû ses injections transsuder par les extré-mités des vaisseaux de l’iris ; mais on n’estpas décidé à le croire , & l’analogie desliqueurs exhalantes qui viennent toutes desartères, persuade autre chose.

L’humeur aqueu\e est repompée par desveines absorbantes ; autrement , commeelle abonde fans cesse par les artères, elle«'accumulerait , & l’œil deviendrait by*