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Tome troisième.
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dropiquc , bailleurs , on fait par expérienceque ie lang épanché dans l'humeur aqueusea été repompé ; elle circule donc. Mais :encore une lois, quels en font les conduits?Nuck croît avoir découvert ces conduits.Ruylch en parle dans deux endroits. San-torini, dans un aveugle , a quelquefois vûdes canaux pleins d’une liqueur rougeâtre.Hovius a cru découvrir de nouvelles sour-ces ; mais il les regarde comme artérielles ,& il a nié qu’elles luisent des conduits par-ticuliers. bruis comment d’une artere visi-ble , dans un canal également sensible àPu.il , une autre liqueur^ que le sang pour-roit-elle palier ? 11 n’y a aucun exemplede ce fait dans le corps humain , qui em-pêche le sang même d’entrer dans un vaif-leau d’un aussi grand diamètre. En voilàalíez pour détruire ces sources particuliè-res de l’humeur aqueuse. Haller , Comment.Boerb. { L )

Aqueux. Lesremedes aqueux font tousceux où l’eau domine; telles font les plan-tes fraîches & nouvelles & entr’elLs, tou-tes celles qui fe résolvent aisément en eau ,foie par la distillation , soit par la cochon ,,soit par la macération. Les laitues, les lai—trons, les patiences, les oseilles, lespoirées,les chicorées & autres, font fur-tout danscette classe : le pourpier , le cotylédon , lesedum , en íont aussi.

Encre les Lgumes, font les poids verds,les haricots nouveaux, les asperges, toutesles herbes potagères.

Entre les fruits font les raisins, les poi-res , les pommes douces, les cerises dou-ces , les prunes, les abricots , les pêches ,& autres.

Les alimens aqueux tirés du régné végé-tal & animal , conviennent à ceux qui ontles humeurs acres , les fibres trop roídes ,& les fluides ou le sang aduste ; ainsi dansPété on doit ordonner aux malades beau-coup d’aqueux & de délayans , pour cal-mer les douleurs que produisent l’ébulli-tion & l’estèrveícence des humeurs. (N)

* A QUI & A sU I sA, ville & provincedu Japon , dans la contrée nommée Ni~phon. La province tfAquita est aux envi-rons do Chançuque , vers le détroit deSa igaar.

* 4 ^VIGIRES,f. m. pi {Hlst. & Çe'og .)

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peuples de l’Amérique méridionale , dansle Brésil, vers la préfecture du Saint-Efprit.

AQUILA, ( Ge'og. mod.) ville d’Italie auroyaume de Naples ,. dans l’Abruzze ulté-rieure , fur le Pefcara. Long. 31 , 10 , lat,41 , 20.

*AQUILEGES , f. m. pi. ( Hlst. nat. )c’est le nom que les Romains donnèrentfous Auguste à ceux qui étoient chargésdu foin d’entretenir les tuyaux & les con-duits des eaux.

, * AQUILIE, {Geog. anc. & t mod.) villed’Italie dans le Frioul, jadis considérable.Long. 31, 53 , lat. 4; , 5$.

AQUILIENNE (Loi ), lex Aquilia ,

( Jurisprudence criminelle. ) c’étoit une loipénale qui avoit deux objets. Le premierd’assurer la punition & la réparation dudommage que l’on avoit cause à un parti-culier , soit en blessant , soit en tuant, soiten lui enlevant ses esclaves ou son bétail ;le second d’assurer de même la réparation& la punition du tort que pouvoit avoiroccasionné à- un citoyen le fait de l’cfclaveou du bétail appartenant à un autre. Ellefut dénommée Aquiliennc , parce qu’elleobtint la sanction du peuple Romain surla proposition qu’en fit L. Aquilius, l’unde ses tribuns , qui rempliílbit cette chargeen Tannée 57Z de la Yondation de Rome.V. Pighius terne Ji. de ses Annales Romai-nes ; Terrasson , Histoire de la JurisprudenceRomaine , &c.

Sur le premier chef, la loi nepronon-çoit que des dédommagemens. A l’égarddu second , elle vouloir, qu’outre le dédem-magemer.r , on livrât à Toffenfé Tefclaveou Tanimal qui avoit causé le dommage.

Parmi nous & chez tout les peuples doTEurope , cette loi Aquiltcnne ne produitplus qu’une action civile en dommages &intérêts.

Qu’on nous permette de considérer icirapidement , qu’elle est la maniéré dont lajustice a cru devoir procéder dans les diffé-rons temps, contre les animaux qui avoienccausé quelque dommage. C’est une chosedigne d’étre observée par le philosophe ,& de tenir fa place dans l’histoire de T es-prit humain.

Le chapitre XX/, du /.dvïtìquc , veut que